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00 N, 65 00 E |
L'origine du nom de ce pays
est incertaine; on le fait dériver du sanscrit asçava (cavaliers)
dont on aurait fait Afghanistan, c.-à-d. « pays des cavaliers
»; mais le nom étant persan, il est plus probablement tiré
du mot persan afghan, « gorge de montagne-».
L'étendue de l'Afghanistan a varié selon les époques;
il couvre une superficie d'environ 720,000 km². Il est borné
à l'Ouest par l'Iran, au Nord par le Turkestan
(Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan) et au Sud et à
l'Est par le Pakistan.
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Source
: The World Factbook.
Géographie
physique
Montagnes.
L Afghanistan, placé au S.-E. et
sur la limite du grand massif central de l'Asie, est un plateau, ou plus
exactement la partie N.-E. du plateau de Iran .
Il est traversé par plusieurs chaînes de montagnes importantes;
la principale est celle de l'Hindou-kouch qui, commençant dans le
Kafiristan vers le 72° degré long. E. et le 37° degré
lat. N., s'incline vers le S.-O. jusqu'au 66° degré long.
E.; à partir de ce point, la ligne des hauteurs longe le 34°
degré lat. N., prenant successivement le nom de Koh-i-baba (père
des montagnes) et de monts Gour dont les deux ramifications parallèles
ont appelées, celle du N. Séfid-koh (monts blancs) et celle
du S. Siah-koh (mont, noirs); le Séfid-koh s'étend jusqu'à
la Perse. Cette chaîne est appelée Paropamisade (mont Paropamisus
des Anciens) par quelques géographes et l'Hindoukouch « Caucase
indien ». L'Hindou-kouch, c.-à-d. « meurtrier des Hindous
» à cause du nombre considérable de marchands Indiens
qui périssent en le traversant, est apelé aussi Hindou-koh,
c.-à-d. montagne des Hindous. offre un caractère tout particulier
: il est déchiré par de profondes gorges; les pics les plus
élevés ne se trouvent pas dans la chaîne elle-même,
mais dans les ramifications ; le point le plus élevé de l'Hindou-kouch
n'atteint que 6,166 mètres environ; toutefois un sommet détaché
au S., le Tiritch-mir, atteindrait 7,500 mètres. La passe de Bamian
à l'O. marque le commencement du Koh-i-baba, qui forme un massif
isolé et dont le sommet atteint 5,486 mètres. Le Séfid-koh
s'abaisse graduellement : au Nord de Hérat la chaîne ne s'élève
qu'à 300 mètres environ. Le Siah-koh maintient assez constamment
la même altitude de 2000 mètres. Il y a en outre deux chaînes
de montagnes, les monts Gorat et les monts Gassarman, qui, formant comme
deux gradins des monts Gour, courent du Nord-Est au Sud-Ouest et se terminent
par un petit massif entre le 32° degré et le 33° degré
lat. N.; le point le plus important de ce massif a été appelé
Koh-i pendj-Angoucht (montagne des Cinq Doigts). Une des ramifications
de l'Hindou-kouch enveloppe la vallée du Kaboul; on lui donne aussi
le nom de Séfid-koh (montagne blanche) que les géographes
anglais écrivent Souféid-koh pour éviter une confusion
de noms. Cette chaîne s'étend en droite ligne sur le 34°
degré lat. Nord et se brise à l'Estpour donner passage au
Kaboul au 69° degré long. E. Vers le 68° degré long.
E., à angle droit avec le Souféid-koh, s'étendent
les monts de Saulaïmân, ou Soulaïmàn-dagh. orientés
du Nord au Sud; ils forment la limite géographique de l'Afghanistan
; le point le plus élevé, le Takht-i-Soulaïmân
(trône de Salomon) s'élève à 3454 mètres
environ. Cette chaîne qui fait partie du bassin de l'Indus est traversée
par plusieurs affluents de ce fleuve qui ont leur source sur le plateau.
Du Souféid-koh et des monts Soulaïmàn se détachent
un grand nombre de petites chaînes, orientées toutes du Nord-Est
au Sud-Ouest, qui vont se réunir aux montagnes du Baloutchistan.
Cours
d'eau.
L'Afghanistan est divisé en trois
bassins naturels par la grande chaîne de l'Hindou-kouch. La rivière
Kaboul (Kophès ou Kophen) est le cours d'eau le plus important par
son volume; elle prend sa source dans les monts Paghman, une des ramifications
de l'Hindoukouch, s'unit au Logar, puis, au-dessous de la ville de Kaboul,
au Pendjhir; à quelques kil. de Djalalabad, elle reçoit le
Kounar qui double presque son volume; les autres tributaires sont sans
importance. A ce bassin se rattache le Kouram; cette rivière, formée
par les neiges dans les montagnes à l'ouest du Soulaïmân-dagh,
traverse la chaîne par la passe du même nom, et va rejoindre
l'Indus. Le Gomoul court dans une vallée étroite, traverse
aussi la chaîne de montagne, mais, épuisé par les irrigations,
il se perd dans les sables avant d'avoir atteint l'Indus.
Au nord de l'Hindou-kouch s'étend
le bassin de l'Amou-Daria, l'Oxus des anciens. Ce grand fleuve prend sa
source à l'extrémité Nord-Est de l'Afghanistan et
son cours en forme la limite géographique jusqu'au 72° degré
long. E. Du grand nombre de rivières qui coulent des montagnes vers
le Nord, quelques-unes seulement atteignent l'Oxus; le Kokéha, qui
descend de l'Hindou-kouch, le Kondouz qui prend sa source près de
la passe de Bamyan ,
et le Kholm
sont les trois seules grandes rivières de la rive gauche de l'Amou-Daria,
et même la dernière est tellement affaiblie lorsqu'elle se
réunit au fleuve; qu'elle n'ajoute rien à son volume. Le
Daria-i-bourboun ou Balkh ,
qui rend sa source dans le Koh-i-baba, se perd dans les sables près
de la ville de même nom; il en est de même de l'Asar-ab, rivière
de Sar-i-poul, et du Sangalatk, rivière de Maïméneh.
Le Mourgh-ab, dernier cours d'eau du versant nord, coule jusqu'à
Merv et se perd dans le désert. Le Héri-roud, ou fleuve de
Hérat, est plus considérable; il prend sa source à
l'extrémité occidentale du Koh-i-baba et coule dans la vallée
formée par le Séfid-koh et le Siah-koh; vers le 58, degré
long. E., il tourne brusquement vers le N. et forme la frontière
de l'Iran jusqu'au Turkestan ,
où il va se perdre dans les sables.
Le bassin fermé du Ghazni couvre
une superficie d'environ 17 000 km². Cette rivière descend
de l'Hindou-kouch vers le sud pour aller se jeter, par une altitude de
2150 mètres, dans le lac Ab-istâdah ou « Eau dormante
» qui a 4 mètres à peine de profondeur. Le bassin du
Hamoun couvre plus de la moitié de l'Afghanistan, une superficie
de 500 000km². Son fleuve le plus important est le Hilmend (l'Erymanthe
des Anciens), qui court sur une longueur de plus de 1100 kil. il prend
sa source à l'extrémité orientale du Koh-i-baba, à
60 km environ de Kaboul, et coule vers le Sud-Ouest. Une des particularités
de ce fleuve est son débordement périodique, qui sert, comme
cela a longtemps été le cas de celui du Nil, à féconder
sa vallée; sa largeur moyenne, qui est de 300 mètres, en
atteint 900 à l'époque des crues. Son principal tributaire
est l'Argend-ab, vers le 31e degré latitude Nord, grossi par le
Tarnak, I'Arghésan et le Dori; le Hilmend décrit ensuite
un demi-cercle de 450 kil. et se déverse dans le lac Hamoun au milieu
d'une plaine marécageuse. Ce lac couvrait autrefois une surface
considérable avec une longueur de 400 kil., mais il est réduit
aujourd'hui à quelques petits lagons au milieu de marais ou de plaines
salines; le dessèchement est dû sans doute au système
d'irrigations en usage dans toute la contrée, qui amoindrit tous
les cours d'eau et donne un caractère particulier au pays. Les deux
autres tributaires importants du lac Hamoun sont le Haroud-roud et le Férah-roud
au Nord; les petits lacs qui se forment dans le bassin de l'ancien lac
Hamoun sont tous très variables, quant à leur étendue
et à leur emplacement.
Climat.
Comme tous les pays de hautes montagnes,
l'Afghanistan possède un climat très varié : on peut,
en une journée de marche, passer d'une température tropicale
aux neiges perpétuelles. La température est même très
inégale dans la même localité, non seulement de l'été
à l'hiver, mais aussi du jour à la nuit. Les vents qui amènent
la pluie aux Indes sont arrêtés par les monts de Soulaïmân;
ceux qui soufflent en Afghanistan viennent principalement d'Arabie et sont
chauds et secs. Dans certaines parties le simoun se fait sentir et le voyageur
qui, surpris, n'en prévoit pas l'arrivée, devient pour ainsi
dire inerte, sous son influence; l'opinion générale dans
le pays est que l'hydrophobie chez les chiens, les loups et les chacals,
est due à l'influence de ce vent. Le climat cependant est sain;
on ne connaît pas de maladie endémique. La saison des pluies,
appelée aux Indes mousson du Sud-Ouest, se fait sentir dans la vallée
du Kaboul, et les pluies commencent en juillet. Partout le printemps est
précoce et de courte durée; il est suivi d'un été
brûlant; mais la végétation est très rapide.
(G.
Bertin).
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Anciennes
habitations afghanes.
Biogéographie
Flore.
La flore de l'Afghanistan est, dans ses
traits essentiels, celle de l'Asie Mineure et de la Perse méridionale.
Les Astragales (Légumineuses-Papilionacées)
y sont représentées par soixante espèces environ;
viennent ensuite les Crucifères, les Ombellifères, les Borraginées,
les Labiées, les Artemisia, les Staticées épineuses.
Les Armoises et un grand nombre de Labiées sont remarquables par
leur parfum, et plusieurs auteurs affirment que les huiles essentielles
renfermées dans ces plantes donnent à la chair des moutons
et des chèvres une saveur aromatique.
En Afghanistan, le froment et l'orge croissent
jusqu'à l'altitude de 2761 mètres. , Kaboul (1950 mètres),
on cultive même le riz. (Louis Crié).
Faune.
L'Afghanistan appartient par sa faune
à la région paléarctique et à la sous-région
méditerranéenne dont il forme la limite orientale sur les
confins de la sous-région indienne. Pays élevé et
montagneux, se reliant, sans frontières naturelles précises,
au Nord au Turkestan ,
à l'Ouest à l'Iran ,
au Sud au Baloutchistan, l'Afghanistan ne possède qu'une faune peu
variée qui est celle des hautes steppes de l'Asie occidentale. Parmi
les mammifères on signale la Panthère (Felis ardus), le Renard
(Vulpes Griffthii), le Porc-Epic (Hystrix leucura), le Lièvre (Lepus
ruficaudatus), la Gerboise (Alactaga indica), le Sanglier (Sus scrofa ,
le Ghorkhur ou âne sauvage (Equus onager), une Gazelle (Antilope
subgutturosa); les montagnes sont habitées par le Lagamys rufescens,
voisin des Lièvres, par un Bouquetin (Capra megaceros) et un Moufflon
(Ovis cycloceros).
Les oiseaux sont représentés
par plusieurs espèces de Perdrix et de Faisans, mais la plupart
se retrouvent en Iran.
Les poissons ont un faciès indien
assez remarquable, qui semble indiquer, à une époque antérieure,
un régime des eaux assez différent de celui qui existe aujourd'hui,
et une communication avec l'Indus : on y signale les genres Mastacembelus,
Ophiocephalus, Gallichrous, Amblyceps, Silurus, Discognathus, Oreinus,
Schizothorax, etc., qui se rattachent aux faunes orientale et éthiopienne ,
mais dont plusieurs ont été retrouvés dans les eaux
douces de l'Asie Mineure. (Trouessart). Attention
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