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| Les Heures
(Hores) étaient des divinités de la mythologie
grecque et romaine, filles de Zeus
et de Thémis, habitaient l'Olympe;
ces jeunes vierges remplissaient les fonctions
de ministres du Soleil Les Heures avaient des temples à Corinthe, à Athènes, à Olympie, etc. On célébrait en leur honneur des fêtes appelées Horées, dans lesquelles on demandait la prospérité des biens de la Terre. On les représentait jeunes, belles, parfumées, formant des choeurs et des danses avec les Charites / Grâces, Hébé, Harmonie et Aphrodite / Vénus, tandis que les Muses / Camènes chantaient. Les
Heures au fil du temps.
Les Grecs
ont, de très bonne heure, connu l'importance exceptionnelle, dans
la nature physique, de l'élément chaud et de l'élément
humide. Les Heures, telles qu'elles nous apparaissent dans l'Iliade La figure des Heures s'est vite compliquée;
déjà, dans l'Odyssée
Les Heures et le dieu Pan. Bas-relief votif d'époque grecque. Musée du Capitole, Rome. Telles sont les Heures classiques, véritablement soeurs des Nymphes et des Charites, dont il est souvent difficile de les distinguer, et que l'on confondrait maintes fois avec elles, sur les peintures de vases, par exemple, si les peintres céramistes n'avaient soin d'inscrire leurs noms auprès d'elles. Les
Heures, compagnes mythologiques.
Déméter est la terre elle-même qui reçoit les germes dans son sein, les fait éclore et nourrit tout ce qui vit à la surface. Les Heures l'aident dans ce rôle auguste. Aussi l'hymne homérique leur donne-t-il le nom d'Horéphoros; elles reçoivent en plusieurs lieux un culte commun. Elles sont les compagnes habituelles des jeux de Coré à qui elles font cortège lorsqu'elle remonte du sein d'Hadès sur la terre, et cela est tout simple, puisque cette résurrection de la jeune fille symbolise la germination de la graine au printemps. Il est tout naturel aussi qu'elles se tiennent auprès de Triptolème lorsqu'il reçoit la mission de colporter la culture du blé de par le monde. On les voit fréquemment associées à Dionysos qui, lui aussi, a sa part dans les mystères de la croissance des plantes. Elles l'abritent sous des rameaux et des pampres; elles le couronnent de lierre à sa naissance. Elles font absolument partie de son thiase. A Dionysos est quelquefois substitué quelque personnage de sa suite, comme un Satyre et surtout Pan. Si on les trouve fréquemment unies à Aphrodite, c'est que tout ce qui riait au printemps est jeune et beau. Les Heures l'aiment et la choient avec prédilection; elles l'ont accueillie à sa naissance lorsqu'elle sortait du sein des flots, et la parent, comme elles font aussi pour Pandore, de couronnes et de guirlandes de fleurs. Les
Heures dans la vie des Humains.
Mais il y a plus; comme les Moires
dont elles se rapprochent beaucoup et dont le nom même est signe
de partage scrupuleusement juste, les Heures règlent la destinée
humaine; elles garantissent aux mortels le cours régulier de leur
existence, elles soutiennent leurs espérances fortifiantes, elles
les protègent et veillent à ce que la justice leur soit rendue
tôt ou tard. Dans ce rôle tout particulier, mais qui dérive
pourtant de leur caractère initial, elles continuent à être
bonnes et secourables; elles laissent à d'autres le souci du châtiment
mérité. Enfin ces protectrices de la destinée humaine
connaissent et prophétisent le véritable avenir. Ces conceptions
sont anciennes; on les trouve indiquées déjà dans
la Théogonie Le
nombre d'Heures.
Mais les Heures sont, avec leur nature ondoyante, leur figure toujours gracieuse, leur rôle toujours aimable, bien plus intéressantes que les Heures créées par la poésie et la mythologie gréco-romaines, pures personnifications des saisons de l'année, avec lesquelles il ne faut pas les confondre. Ces dernières, filles d'Hélios et de Séléné, sont au nombre de quatre. Ce n'est qu'à partir du IVe siècle av. J.-C. que les Grecs divisèrent scientifiquement l'année en quatre temps égaux. C'est alors que les saisons deviennent de simples figures allégoriques, avant chacune son rôle et ses attributs conventionnels. Au IIIe siècle, la séparation était absolument complète, et n'a fait, dès lors, que s'accentuer. Il restait pourtant un pas de plus à faire. Le jour étant partagé en douze portions égales, chacune d'elles ne tarda pas, dans l'art alexandrin, à prendre le nom d'Heure, et l'on compta de nouvelles Heures allégoriques analogues à celles des quatre saisons. Hygin porte le nombre des Heures à dix, et leur donne les noms qui suivent : Augé, l'aube; Anatolé, le lever du Soleil; Musia, l'heure de l'étude; Gymnasia, l'heure du gymnase; Nymphé, l'heure du bain; Mesembria, le milieu du jour; Spondé, l'heure des libations; Elèté, l'heure de la prière; Acté ou Cypris, l'heure du repas ou du plaisir; et Dysis, le coucher du Soleil. On voit que le nom et le nombre des Heures correspondaient aux principales occupations de la journée. Les Romains compteront ensuite douze Heures. Les douze heures du jour deviennent les suivantes d'Eos; ce sont elles qu'Ovide dépeint « placées à intervalles égaux » sur le trône du Soleil, et qui attellent ses chevaux. Elles habitent avec lui, en compagnie des quatre Saisons, dans son palais océanien. (P. Paris). |
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