Angles adjacents. On appelle
angles adjacents ceux qui ont même sommet et un côté
commun.
Angles opposés par le sommet.
Deux angles sont opposés par le sommet quand ils ont même
sommet et que les côtés de l'un sont les prolongements des
côtés de l'autre.
Angle droit. Lorsqu'une droite en
rencontre une autre, de manière à former avec elle des angles
adjacents égaux, ces angles portent le nom d'angles droits, et les
droites sont dites perpendiculaires.
Angles obtus-aigus. Un angle aigu
est un angle moindre qu'un droit, un angle obtus est un angle compris entre
un droit et deux droits.
Angles complémentaires, supplémentaires.
Deux angles sont complémentaires quand leur somme fait un droit;
deux angles sont supplémentaires quand leur somme fait deux droits.
Angle de parallélisme. On
appelle géométrie non-euclidienne une géométrie
démontrée sans le secours du postulatum
d'Euclide. Dans cette manière d'envisager
la théorie de l'espace,
on admet que par un point P on peut mener une infinité
de droites ne rencontrant pas une droite donnée D, quoique situées
dans un même plan avec elle; toutes ces droites sont contenues dans
un angle dont les côtés sont dits parallèles
à la droite D et marquent la limite des droites qui, passant par
le point P, rencontrent ou ne rencontrent pas D. L'angle de ces parallèles
est ce que l'on appelle l'angle de parallélisme relatif au point
P. Admettre que l'angle du parallélisme est nul, c'est admettre
le postulatum d'Euclide.
Angle au centre. On appelle angle
au centre un angle qui a son sommet au centre
d'une circonférence. L'angle au
centre plus grand ou plus petit que quatre droits a pour mesure l'arc
plus grand ou plus petit qu'une circonférence comprise entre ses
côtés. Cette proposition sert
de base à la théorie des instruments qui servent à
mesurer les angles.
Angles inscrits. On appelle angle
inscrit un angle qui a son sommet sur une circonférence. L'angle
inscrit a pour mesure la moitié de l'arc compris entre ses côtés
lorsque l'on mesure l'angle au centre à l'aide de l'arc compris
entre ses côtés.
Angle dièdre. On appelle
angle dièdre la portion de l'espace comprise entre deux plans qui
se coupent et qui, limités dans un sens par leur intersection, sont
indéfinis dans l'autre sens. Des considérations analogues
à celles que nous avons développées plus haut permettent
de considérer un angle dièdre comme une quantité-mesurable.
L'arête d'un dièdre est l'intersection des plans qui lui servent
de limites, ces plans eux-mêmes sont ses faces.
Angle dièdre droit. C'est
l'angle formé par deux plans perpendiculaires, c. -à-d. se
rencontrant de manière à former deux angles adjacents égaux.
Angle plan. On appelle angle plan
d'un dièdre l'angle formé par deux perpendiculaires à
l'arête menées par un même point de cette arête
dans chacune des faces. Un angle dièdre quelconque a pour mesure
l'angle plan qui lui correspond.
Angle solide ou polyèdre.
On appelle angle solide la portion de l'espace comprise entre plus de deux
plans passant par un même point et limités à leurs
intersections successives. Ces intersections sont ce que l'on appelle les
arêtes de l'angle solide. Le point commun à tous ces plans,
qui est aussi un point par lequel passent les arêtes, est le sommet
de l'angle polyèdre ; les portions de plans qui forment l'angle
polyèdre limité aux arêtes sont ce que l'on appelle
les faces de ce polyèdre. Les dièdres formés par les
faces sont les dièdres de l'angle solide.
Angle trièdre. Un angle trièdre
est un angle solide à trois faces.
Angles trièdres supplémentaires.
On appelle ainsi deux angles trièdres qui sont tels que les arêtes
de l'un sont perpendiculaires aux faces de l'autre; on démontre
que si les arêtes d'un trièdre T sont perpendiculaires aux
faces d'un autre trièdre T', les arêtes de T' sont perpendiculaires
aux faces de T. De plus, les dièdres de T sont les suppléments
des faces de T', les dièdres de T' sont aussi les suppléments
des faces de T.
Angle trièdre trirectangle.
C'est un trièdre dont les dièdres sont droits et dont les
faces sont des angles droits.
Angle sous lequel on voit une droite
(ou, correctement dit, un segment de droite). Soit O un point, AB
un segment de droite, l'angle AOB est l'angle sous lequel on voit le segment
AB du point O.
Angle sous lequel on voit un cercle.
C'est l'angle des tangentes menées de
ce point au cercle.
Angle de deux droites quelconques.
C'est l'angle de deux droites menées par un point O parallèlement
à ces droites.
Angle de deux courbes ou de deux surfaces.
On appelle angle de deux courbes en un point M
commun à ces courbes, l'angle des tangentes en M à ces courbes.
On appelle angle de deux surfaces en un point
M commun à ces deux surfaces, l'angle dièdre des plans tangents
en M à ces surfaces.
Angle de contingence. On appelle
angle de contingence d'une courbe en un point M, l'angle infiniment petit
formé par la tangente en M et la tangente au point infiniment voisin.
Astronomie
et géodésie. - La mesure des angles est un des principaux
objets de l'astronomie de position et de la géodésie. Les
astronomes mesurent les distances zénitales méridiennes ou
extra méridiennes des astres et les géodésiens déterminent
les angles des triangles qu'ils tracent à la surface de la Terre.
Les opérations des géodésiens s'effectuent donc dans
un plan voisin du plan de l'horizon, c. -à-d. dans des conditions
d'observation défavorables. Les rayons lumineux rasent parfois le
sol d'assez près, lorsque, sur le passage de la triangulation, la
région ne présente point d'élévation susceptible
de devenir un centre de station. Souvent encore, le rayon lumineux rase
le sommet d'un plateau interposé entre deux stations. Dans ce cas,
les valeurs observées pour un même angle présentent
des écarts anormaux.