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Herrera
(Juan de). - Ingénieur et architecte
espagnol, né à Mobellan (Asturies )
en 1739, mort, à Madrid
en 1597. Il servit sous Ferdinan de Gonzague en Italie
et en Flandre ,
accompagna Charles-Quint au monastère
de Yuste et fit partie de la garde de Philippe
Il. Il a aconstruit la cathédrale
de Valladolid ,
le pont de Ségovie ,
à Madrid. Il fut l'aide, puis le successeur de Toledo, l'architecte
en chef de l'Escurial ,
dont il il modifia très heureusement les projets primitifs. |
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Herrera (Fernando de).
- Poète espagnol né
au commencement du XVIe siècle,
à Séville,
mort dans la même ville en 1597, eut pour la comtesse de Gelves un
amour aussi pur que celui de Pétrarque
pour Laure, et entra dans les ordres à
l'âge de 30 ans. Avec une flexibilité de style acquise à
l'école des Grecs, des Latins
et des Italiens, il sut prêter
à l'églogue, à l'élégie,
au sonnet et à la canzion le
sentiment propre à chaque genre.
La poésie
lyrique moderne ne s'est élevée que dans les chorus d'Athalie
et d'Esther à la hauteur où plane son enthousiasme
religieux et patriotique, lorsqu'il chante la victoire de Lépante,
dans la plus belle de ses
canciones. La première édition
des poésies de Herrera est celle qu'en donna, en 1582, avec un portrait
de l'auteur, son ami le peintre Pacheco, et la plus complète, celle
qui se trouve dans la Coleccion de Ramon Fernandez, Madrid. 1808.
Fernado de Herrera est aussi auteur d'un
Commentaire
sur Garcilaso de la Véga, qu'il
regardait comme le plus grand poète espagnol, d'une Relation
de la guerre de Chypre ,
Séville, 1572, et de la Vie et la Mort de Thomas
More, Séville. 1592. |
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Herrera
y Tordesillas (Antonio de), né à Cuellar, province de
Ségovie ,
vraisemblablement en 1549, mort à Madrid
en 1625, était fils de R. de Tordesillas et d'Agnès de Herrera,
et prit, suivant une coutume de son pays, le nom de sa mère. Il
passa dès sa jeunesse en Italie ,
et s'y attacha à Vespasien de Gonzague, qui le fit nommer par Philippe
II premier historiographe des Indes et de Castille ,
et secrétaire d'Etat.
Son Histoire générale
des faits des Castillans dans les îles et la terre ferme de l'Océan,
1492-1554, qui a été continuée par Gonzalez de Barcia,
4 vol. in-fol., 1728-1730, et traduite en français par N. de la
Coste, 3 vol. in-4°, lui assure par son exactitude une place parmi
les meilleurs historiens espagnols.
On a encore de lui
: Description des Indes occidentales, 1601 et 1615; Histoire du monde
pendant le règne du roi don Philippe II, 3 vol. in-fol., 1601-1612;
Commentaires des faits des Espagnols, des Français et des Vénitiens
en Italie, 1624, in-fol.; Histoire du Portugal et de la conquête
des Îles des Açores ,
1561, in-4°; Histoire de la Ligue, 1598, et une courte Histoire
des troubles excités en Aragon par Antonio Perez sous Philippe Il. |
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Herrera
(Francisco), dit le Vieux. - Peintre
né à Séville
en 1576, étudia la peinture sous Louis
Fernandez. Il était d'une humeur très difficile, et il se
vit abandonné de ses élèves, et même de sa femme
et de ses enfants. Accusé de complicité avec des faux-monnayeurs,
il passa huit années réfugié dans un couvent à
Séville, et obtint sa grâce de Philippe
IV. Il mourut à Madrid
en 1656. Doué d'une imagination très vive, il a imprimé
à ses oeuvres, d'ailleurs fort remarquables par l'expression et
le mouvement, un caractère exagéré. On a de lui des
gravures
d'après ses tableaux et ses
fresques. |
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Herrera
(Francisco), dit le Jeune. - Troisième fils du précédent,
né à Séville
en 1622, mort à Madrid
en 1685, ne pouvant supporter les violences de son père, s'enfuit
en Italie ,
où il étudia l'architecture
en même temps que la peinture .
Il fut surnommé à Rome'
lo
Spagnuolo de' pesci, parce qu'il excellait à représenter
les poissons. Il retourna à Séville après la mort
de son père, y devint jaloux de Murillo,
et se fixa à Madrid, où il fut chargé de nombreux
travaux comme peintre et comme architecte. Il fut nommé en 1677
grand maître des ouvrages royaux. Il abusa de la facilité
de son pinceau, et contribua au déclin de l'art espagnol. |