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Rétable.
- On appelle rétable la décoration qui surmonte les autels
des églises catholiques ,
surtout ceux qui sont adossés à une muraille. Le marbre,
la pierre, le stuc et le bois sont les matériaux employés
à ces sortes de constructions. Le fond placé au-dessus de
l'autel, en manière de panneau ou de lambris, et où l'on
enchâsse un tableau, un bas-relief
ou une statue, se nomme contre-retable.
II n'y eut pas de
retables fixes avant le XIIIe siècle,
parce qu'ils auraient caché le siège de l'évêque,
placé jusqu'à cette époque au fond de l'abside
: mais on avait des retables meubles que l'on posait sur l'autel
à l'occasion de certaines solennités; telle est la célèbre
pala
d'oro de l'église Saint-Marc à Venise ;
on peut citer encore un retable de cuivre repoussé et émaillé
que l'on conserve dans la sacristie de
l'église abbatiale de Saint-Denis ,
et celui qui est accroché dans le bas
côté méridional du choeur
de l'église de Westminster
à Londres .
On voit d'intéressants retables fixes de la période gothique
à Nevers ,
à Troyes ,
à Noyon, à Saint-Bertrand de Comminges ,
à La Celle (Eure), dans la chapelle
du Saint-Lait à la cathédrale
de Reims, à l'église de Brou ,
aux cathédrales de Cologne ,
et de Barcelone ,
etc. Le musée de Cluny, à Paris ,
possède le retable d'or que l'empereur Henri
Il donna à la cathédrale de Bâle .
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Rétable
du XVIIe siècle, dans une chapelle de Saint-Sauvaur, à Figeac.
Depuis le XVe
siècle, les Italiens ,
les Espagnols
et les Allemand s
ont couvert leurs retables d'un fouillis de
bas-reliefs, de niches, de clochetons, qui s'élevèrent
jusqu'aux voûtes des églises.
A partir de la Renaissance ,
cette décoration fut exécutée dans un style quasi
païen, avec colonnes, corniche,
entablements,
etc. La chapelle de la Vierge ,
dans l'église Saint-Sulpice
de Paris, a un beau retable, exécuté sur les dessins de l'architecte
De
Wailly; on remarque aussi les retables des chapelles latérales
de l'église de la Madeleine ,
également à Paris. |
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