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Figures
du syllogisme, dispositions particulières qui résultent,
dans le syllogisme, de l'emploi et des différentes
places données au moyen terme dans les prémisses.
II y en a trois. La première a lieu lorsque le moyen terme est pris
pour sujet du grand terme dans la majeure et
pour attribut du petit terme dans la mineure
: soit nombre premier le grand terme pair le petit
terme, et divisible le moyen terme; on aura, dans la première figure,
le syllogisme suivant :
Aucun nombre
divisible n'est premier;
Tout nombre pair
est divisible
Aucun nombre pair
n'est premier.
La deuxième
figure a lieu lorsque le moyen terme est pris pour attribut dans l'une
et dans l'autre prémisse :
Aucun nombre premier
n'est divisible;
Tout nombre pair
est divisible
Aucun nombre pair
n'est premier.
La troisième,
lorsque le moyen terme est pris deux fois pour sujet :
Aucun nombre divisible
n'est premier;
Quelques nombres
divisibles sont impairs:
Quelques nombres
impairs ne sont pas premiers.
II existe encore une
quatrième figure ajoutée, soit par Galien,
soit par Eudème et Théophraste,
aux trois précédentes, et dans laquelle, par un renversement
complet de l'ordre naturel, le moyen terme est attribut du grand terme
dans la majeure et sujet du petit terme dans la mineure. Elle est si peu
usitée dans la démonstration,
et la conclusion s'y présente pour
ainsi dire d'une manière si gauche, que la plupart des logiciens
n'en traitent pas à part, et en considèrent les modes
comme des modes indirects de la première figure.
Les différentes
figures présentent les particularités suivantes. La première
renferme quatre modes concluants, et donne en conclusion les quatre espèces
de propositions : affirmative universelle,
affirmative particulière, négative universelle, et négative
particulière. La mineure doit toujours y être affirmative,
et la majeure universelle. La deuxième figure renferme quatre modes
concluants, et ne donne que des conclusions négatives. Il faut que
la majeure y soit universelle, et l'une des deux prémisses négative.
La troisième figure renferme six modes concluants; la conclusion
est toujours particulière; la mineure doit être affirmative.
Enfin la quatrième figure renferme cinq modes concluants; quand
la majeure est affirmative, la mineure est toujours universelle; quand
la mineure est affirmative, la conclusion est toujours particulière;
dans les modes négatifs, la majeure doit être générale.
(B-E.).
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En
bibliothèque -
La Logique
de Port-Royal, Ille partie, ch. 4-8; Euler,
Lettres
à une princesse d'Allemagne, IIe partie, Lettres 38 et 39. |
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