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Orphée,
Orpheus,
est, selon la mythologie grecque un
chantre ou poète thrace, fils du roi Oeagre et de la museCalliope,
ou, suivant d'autres, d'Apollon et de Clio;
il vécut avant la guerre de
Troie, fut
disciple de Linus, prit part à l'expédition des Argonautes,
voyagea en Égypte, où sa femme Eurydice
périt blessée au talon par un serpent,
osa descendre aux Enfers pour la redemander à
Hadès
obtint qu'elle lui fût rendue, mais à la condition qu'il ne
la regarderait qu'après avoir quitté les enfers, ne put résister
au désir de la revoir et la perdit aussitôt pour toujours.
Il revint alors en Thrace, au pays des Cicones, vécut retiré
dans les bois de l'Hémus ou du Rhodope, ne cessant d'exhaler sa
douleur par des chants funèbres; au son de sa voix, les animaux
farouches accouraient; les arbres agitaient leurs
branches en cadence, les fleuves suspendaient
leur cours. Les femmes de la Thrace tentèrent en vain de lui faire
oublier ses chagrins; furieuses de ses mépris, elles le déchirèrent.
Sa lyre et sa tête furent jetées dans l'Hèbre, et le
flot les porta jusqu'à Lesbos .
Les Grecs des temps postérieurs prétendirent qu'Orphée
avait été, un théologien, un hiérophante et
qu'il avait institué des mystères
dans lesquels, il dévoilait aux initiés des dogmes sublimes
sur Dieu, le monde et la cosmogonie .
Selon la tradition, il poliça ses contemporains, leur enseigna l'astronomie,
perfectionna la morale
et la poésie, inventa le vers hexamètre, ajouta trois cordes
à la lyre, etc.
Orphée,
peinture décorative du foyer de l'Opéra,
par
Paul Baudry. Dessin de Sellier.
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Il
reste, sous le titre de Poèmes orphiques des hymnes, des
poèmes sur la guerre des Géants,
l'enlèvement de Perséphone,
le deuil d'Osiris, l'expédition des Argonautes
et un poème De lapidibus (sur les vertus occultes des pierres).
Ces ouvrages paraissent avoir été fabriqués en partie
au temps de Pisistrate, en partie dans les
premiers siècles du Christianisme, par les poètes et les
philosophes néoplatoniciens d'Alexandrie ;
attribue l'Argonautique à Onomacrite. |
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En
bibliothèque - Ces poèmes
ont été plusieurs fois imprimés; la meilleure édition
est celle qu'a publiée God. Hermann sous le titre d'Orphica, Leipzig,
1805. On doit à Gerlach une dissertation, De hymnis orphicis,
Gœtt.;1797, et à Bode des recherches De Carminum orphicorum aetate,
1838. |
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