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Gluck (Christoph
Willibald,
chevalier de), compositeur né à Weidenwang (Allemagne) en
1714, mort a Vienne
en 1787. Il était fils du chef des gardes-chasse du prince de Lobkowitz.
Après avoir étudié à Eisenberg et à
Kommotau, il se rendit à Prague ,
puis à Vienne, où le prince Melzi l'engagea pour sa musique
particulière (1736) et l'emmena à Milan. Là, il fit
ses débuts à la scène en Italie avec ses opéras
: Artaserse (1741), Ipermnestre (1742); Demetrio (1742);
Demofonte
(1742); Artamene (1743); Siface (1743);
Alessandro nell'
Indie (1744), et Fedra (1744).
Appelé à Londres ,
il écrivit pour le théâtre Haymarket la Caduta de'Giganti
(1746); y reproduisit ensuite l'Artamene; puis, sous le titre de
Pyrame et Thisbé, fit un pastiche formé de différents
morceaux tirés de ses précédents ouvrages. Cet essai
ne fut pas heureux. La musique de Haendel et de Rameau lui montrèrent
sa voie. De retour à Vienne, il y écrivit la Semiramide
riconosciuta (1748). Ensuite il donna successivement : Telemacco
(1750); la Clemenza di Tito (1751); il Trionfo di Camillo
(1754); Antigono (1754); l'Innocenza giustificata (1756);
il
Re pastore (1756); Don Juan, ballet (1761); il Trionfo di
Clelia (1762). A ce moment, Gluck était, depuis 1754, chef d'orchestre
de l'Opéra de la cour, à Vienne où il écrivit
nombre de petits opéras-comiques sur des livrets français
: les Amours champêtres (1755); le Déguisement pastoral
(1756), etc.
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Gluck.
Avec Orfeo ed Euridice (1762), Gluck
commença à opérer la réforme qu'il rêvait
depuis longtemps. Toutefois, ses opéras
suivants : Ezio (1763); il Parnasso confuso (1765), et la
Corona (1765), sont encore de forme italienne. Mais, dans son Alceste ,
donnée à Vienne en 1767, Gluck donna libre carrière
à ses idées rénovatrices, qu'il exposa dans l'épître
dédicatoire de la partition. II avait rencontré, pour Orphée
comme pour Alceste, un poète qui comprenait ses idées
: c'était Calzabigi, qui lui fournit encore, en 1769, le livret
de Paride e Elena. Mais Gluck, qui n'était pas sans rencontrer
de l'opposition à Vienne, se rendit à Paris et donna à
l'Opéra Iphigénie en Aulide (1774), puis arrangea
pour ce théâtre ses partitions d'Orphée (1774)
et d'Alceste (1776) qui surprirent d'abord, mais conquirent bientôt
le public. Gluck transformait peu à peu l'opéra en un drame
plein de puissance et d'émotion. On sait quelle querelle s'engagea
entre les partisans de Gluck et ceux de Piccinni,
querelle des Gluckistes et des Piccinistes, à laquelle prirent part,
Suard, J.-J. Rousseau, Laharpe,
Marmontel,
etc. Mais Armide
(1777) et Iphigénie en Tauride (1779) finirent par imposer
silence aux ennemis de Gluck, et le grand artiste retourna ensuite à
Vienne, où il passa les dernières années de sa vie.
Gluck n'a que peu écrit en dehors
du théâtre : six symphonies,
sept chants de Klopstock
(pour une voix, seule avec clavecin), un De profundis, etc. Il se
distingue par la puissance d'invention, l'élévation, la sévérité
grandiose du style, le pathétique et la vigueur. Gluck s'essaya,
mais sans succès, dans l'opéra-comique : les mièvreries
du genre pastoral ne pouvaient convenir à un musicien trempé
pour l'émotion tragique et les grandes passions. |
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