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| Arrière-plans | ||
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La peinture italienne au XVIIIe siècle |
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| (II) le Cinquecento | Le XVIIe siècle | Le XVIIIe siècle | Le XIXe siècle |
| L'enseignement des Carrache
et l'exemple de Caravage sont désormais
perdus. En vain les plus grands peintres étrangers sont venus en
Italie Pendant toute la première moitié
du XVIIIe siècle,
tandis que Rome, Florence,
Naples,
Bologne Giambattista Tiepolo
(1693-1769),
c'est la fantaisie exquise, l'abondance décorative d'un Véronèse
modernisé. Ses fresques aux sujets
pimpants couvrent palais et temples avec une aisance jamais lasse. Dans
ses magnifiques peintures décoratives,
brossées si hardiment dans un ton si clair et si fin, on retrouve
la noblesse des vieux maîtres unie à la légèreté
et à la grâce du XVIIIe
siècle français. Mais il est assez isolé.
Son fils Domenico eut moins de feu.
Allégorie des planètes et des continents, par Tiepolo (détail). Antonio Canale,
d'abord peintre de décorations de théâtre et d'antiquités,
présente l'originalité de s'inspirer de la seule Venise
: de ses perspectives monumentales, de
ses canaux animés de gondoliers, innovant un art très neuf,
très vrai, réaliste avec une charmante fantaisie et dont
raffolent avec justice Vénitiens et touristes. Aussi est-il appelé
en Allemagne Autre merveilleux magicien, Francesco Guardi (1712-1793) reste fidèle à Venise et éclaire ses délicieuses compositions d'une lumière d'une exceptionnelle qualité. Ses architectures sont animées d'une foule de figures d'une aisance parfaite et présentées dans une note claire, pimpante, qui n'a rien à envier au prestigieux G.-B. Tiepolo. Quant à Longhi, c'est le peintre
de la vie intime de Venise, le chroniqueur
des plaisirs, des intrigues de ses citoyens. Il en narre les épisodes
d'un crayon précis et d'un pinceau aux colorations justes, parfois
piquantes.
La Leçon de danse, par Pietro Longhi (ca. 1741). Le retour à l'Antiquité |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.