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École
Bolonaise, une des écoles Lombardes
de peinture .
Des madones peintes au XIIIe siècle,
et parmi les auteurs desquelles on cite Guido, Ventura et Ursone, forment,
avec des peintures du XIVe conservées
à l'Institut de Bologne ,
au palais Malvezzi et chez les PP. Classensi à Ravenne, les plus
anciens monuments de cette école. On y trouve, sans doute, des imitations
des manières byzantine
et vénitienne, ou encore la
trace de l'influence de Giotto; mais le plus souvent
on reconnaît, à l'empâtement de la couleur, au goût
de la perspective, à une certaine façon de dessiner et de
vêtir les figures, un style tout particulier. Franco, élève
du miniaturiste Oderigi de Gubbio cité par Dante,
fut le premier des peintres bolonais qui enseigna publiquement son art,
vers 1313; parmi ses élèves, on compte Vitale, Jacopo Avanzi,
Lippo di Dalmasio, Marco Zoppo, Michel de Matteo dit Lambertini, etc. Puis
François Raibolini, dit Francia (1460-1535), qui fut le maître
du graveur Marc-Antoine Raimondi, donna à l'école bolonaise
une certaine splendeur. Il eut pour élèves. Girolamo da Cotignola,
Amico Aspertini, Lorenzo Costa, Innocenzio d'Imola, Bagnacavallo, ces deux
derniers maîtres du Primatice, D. Tibaldi,
Passerotti , Fontana, Sabbatini , etc.
Après une période de déclin,
où l'on ne peut guère citer que Jules Bonasone, à
la fois peintre et graveur, l'école se releva brillamment à
la fin du XVIe siècle sous la direction
de Louis Carrache, qui était allé
puiser de nouveaux principes à Rome, à Florence, à
Parme et à Venise .
L. Carrache forma d'abord ses deux cousins Annibal et Augustin Carrache;
secondé ensuite par eux, il ouvrit l'Académie des Incamminati
(acheminés), richement pourvue de plâtres, de dessins
et d'estampes, avec des écoles d'anatomie,
de perspective et de modèle vivant.
En même temps, le Flamand
Denis Calvaert tenait école à
Bologne
: sa brutalité fit fuir le Dominiquin, le Guide,
l'Albane,
Lanfranc, le Guerchin, etc., qui vinrent continuer leurs études
chez les Carrache. Augustin Carrache a résumé dans un sonnet
leurs principes, qui consistent, dit-il, à cueillir la plus belle
fleur de chaque école; ils étaient donc éclectiques.
L'école bolonaise fut encore illustrée par G.
Grati, Gessi, Lionello Spada, François
Brizio, Cavedone, Tiarini, Carlo Leoni, Lorenzo Pasinelli, Carlo Cignani,
par les paysagistes Diamantini et Grimaldi;
puis elle ne fait plus que décroître. (B.). |
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