 |
École
Florentine, la plus ancienne des écoles
italiennes de peinture .
Elle reconnaît pour fondateur Cimabué,
peintre du milieu du XIIIe siècle,
avec lequel on commença à s'affranchir des types byzantins ,
et qui donna l'exemple de grandes compositions historiques; car il ne faut
guère compter les deux Bizzamano, oncle et neveu, qui vivaient au
XIIe siècle, pas plus qu'André
Tafi et Margheritone, contemporains de Cimabué. Giotto,
élève de ce peintre, donna aux formes plus de symétrie,
au dessin plus d'aisance, au coloris plus d'harmonie,
et réussit le premier à faire des portraits.
Après lui on cite Paolo Uccello, le premier qui observa exactement
la perspective, Buonamico, surnommé
Buffalmacco
à cause de son caractère enjoué, Bernard et André
Orcagna et Memmi, dont les oeuvres ornent encore le Santo-Campo
de Pise ,
Brunelleschi,
Masaccio,
Fra Angelico, Luca della Robbia, Luca
Signorelli, Antonio Pollajuoli, Verrochio, Lippi, André Castagno,
le premier Florentin qui peignit à l'huile,
Pisanello, Botticello, et Ghirlandajo.
A cette période primitive de la
peinture florentine, qui se prolonge jusqu'à la fin du XVe
siècle, en succède une autre, qui a été la
plus brillante, et à laquelle appartiennent Léonard
de Vinci, Pietro Rosselli, Balthazar Peruzzi, Baccio della Porta, Baccio
Bandinelli, Salviati, le Pontormo, Perino del Vaga, Michel-Ange,
Battista Franco, Jules Clovio, Fra Bartholomeo de Saint-Marc, le Rosso,
Daniel de Volterra, et André del Sarto.
C'est alors que se déterminent les caractères distinctifs
de l'école, la pureté du dessin,
l'élégance des poses, et une certaine austérité
d'expression qui exclut peut-être la grâce, mais qui donne
aux figures une majesté idéale. A partir du milieu du XVIe
siècle, l'école florentine commença à décliner
: cependant, elle compte encore des artistes distingués, Georges
Vasari, Alexandre Casolano, Antonio Tempesta, Pierre
de Cortone Ambroise Lorenzetti, Christophe
Allori, Benoît Lutti, Cigoli, Dolce, Pierre Testa, et le paysagiste
Panini. |
|