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Les
Makis sont un genre de l'ordre des Lémuriens comprenant les
animaux les plus communs à Madagascar et ceux qui ont donné
leur nom à l'ordre tout entier. Ils constituent la sous-famille
des Lemurinae, qui comprend les genres Lemur, Hapalemur et Lepidolemur.
Le genre type présente les caractères suivants museau allongé,
oreilles bien développées et poilues; les deux paires de
membres sensiblement égales; les doigts des pattes postérieures
libres dès leur base; la queue longue et poilue. Le pelage est laineux
et tondu. Il y a deux mamelles pectorales chez la femelle. La dentition
comprend :
i. 2/2 ,
c. 1/1, pm. 3/3 , m. 3/3 x 2 = 18/18 = 36 dents.
Les incisives supérieures
sont petites, séparées sur la ligne médiane; la canine
au contraire est très forte; les incisives inférieures sont
longues, proclives, dirigées en avant, la canine est plus courte
que la supérieure, mais plus forte que les prémolaires. Le
caecum est moins développé que chez les Indris. Les Makis
sont des animaux de la taille d'un chat on un peu plus gros, qui vivent
en petite troupe dans les forêts de Madagascar, chaque taillis possédant
sa famille qui défend son domaine avec un soin jaloux contre les
envahissements des animaux de la même espèce. Ils sont diurnes,
mais ne se mettent guère en mouvement que vers la chute du jour,
faisant alors retentir les forêts de leurs cris perçants.
Ils se nourrissent de fruits, de bourgeons, d'oeufs de jeunes oiseaux et
d'insectes. Ils descendent à terre plus volontiers que les autres
Lémuriens et marchent sur leurs quatre membres ou sautent sur leurs
pattes de derrière avec beaucoup d'agilité. La femelle n'a
qu'un ou, plus rarement, deux petits par portée. Ces animaux supportent
mieux la captivité que les Indris, et on en voit souvent dans les
ménageries et dans les jardins zoologiques, dû leur douceur
et leur gentillesse les font rechercher. On a beaucoup multiplié
le nombre des espèces. Les travaux récents de Milne-Edwards
et Grandidier ont montré que ces animaux varient beaucoup suivant
les sexes ou les localités, et qu'il n'existe en réalité
que huit espèces connues au lieu de dix-huit ou vingt décrites
par les anciens naturalistes.
Le Maki vari (Lemur
varius) a le pelage varié de noir et de blanc, et le Maki rouge
(L. ruber) n'en est qu'une variété rousse. Le Mongous est
encore plus variable, car les L. collaris, L. nigrifons, L. albifrons,
L. albinus, L. rufifrons, L. cinereiceps, L. rufipes, L. rufus ne sont
que des variétés du coloration du L. mongos. Dans cette espèce,
il est rare de trouver deux individus absolument semblables, et les variétés
albines sont communes comme chez tous les Lémuriens. Le L. macaco
a pour femelle le L. leucomystax qui a des couleurs très différentes
: le mâle est noir, la femelle rousse teintée de gris et de
blanc. Le L. nigerrimus est une autre espèce dont le mâle
est entièrement noir et la femelle rousse. Citons encore les Lemur
albimanus, L. rubriventer et le L. coronales (ou chrysolampyx), le plus
petit de tous.
Une des plus jolies
espèces est le Maki Chat (Lemur catta), dont la queue est élégamment
annelée de roux et de blanc; c'est une des espèces que l'on
voit le plus souvent dans les ménageries : il saute en dansant avec
l'agilité d'un clown. Les Lemur insignis et L. intermedius (Filhol)
ne sont connus qu'à l'état fossile.
Le genre Hapalemur
est fondé sur une petite espèce dont le museau est court
et comme tronqué. La femelle a quatre mamelles, et les moeurs sont
nocturnes. L'H. grisens vit sur les bambous dont il mange les jeunes pousses.
I'H. simus en diffère très peu. Dans le petit genre Lepidolemur,
le museau est plus allongé : les incisives supérieures sont
rudimentaires ou caduques. Les moeurs sont également nocturnes,
et il y a quatre mamelles. Le type est le L. mustelinus, et le Myxocebus
caniceps (Peters), qui lui ressemble beaucoup, ne paraît en différer
qu'en ce qu'il conserve, à l'âge adulte, une seule paire d'incisives
supérieures petites et styliformes.
Les Archoeolemur
Majori et Lophiolemur Edwardsii (Filhol), qui ne sont connus qu'à
l'état fossile, paraissent se rapprocher du genre Hapalemur.
Les espèces
fossiles de très grande taille dont on a fait les genre Megaladapis
et Thaumastolemur paraissent plus voisines des Indris. (E.
Trouessart). |
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