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| Grandidier
(Philippe André). - Historien ecclésiastique, né à
Strasbourg
en 1752, mort en 1787, eut pour protecteur le cardinal de Rohan, devint
successivement archiviste de l'évêché de sa ville natale,
chanoine du grand-choeur, historiographe de France |
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| Grandidier (Alfred),
naturaliste et voyageur, né le 20 décembre 1836, mort le
13 septembre 1921, près de Paris.
Il avait fait ses études classiques dans sa famille et suivait les
cours du Collège de France en se préparant à la licence
ès sciences. Mais il avait déjà le goût des
expéditions lointaines. Ses parents, qui avaient, une grande fortune,
lui firent faire, lorsqu'il n'avait guère plus de 20 ans, un voyage
d'études autour du monde en compagnie de son frère, Ernest
Grandidier, plus âgé que lui d'environ trois ans. Pour que,
ce voyage ne fût pas une simple distraction d'amateurs, les deux
frères étaient associés à un compagnon, chargé
d'une mission par le Ministre de l'Instruction publique, qui était
à la fois leur mentor et leur professeur pour compléter leur
éducation générale. Ce compagnon n'était autre
que Janssen, qui avait alors un peu plus de 30
ans. Malheureusement, ces projets ne purent être complètement
réalisés, car Janssen, atteint de dysenterie, se vit obligé,
au bout de cinq mois, de rentrer en France.
Les deux frères durent continuer
seuls leur voyage dans l'Amérique du Sud. Pendant les années
1858 et 1859, ils franchirent cinq fois les Cordillères et explorèrent,
non sans de nombreux dangers, à la fois en géographes et
en naturalistes, les régions minières du Pérou Les deux frères se séparèrent : Ernest Grandidier devait s'occuper surtout de la Chine et faire profiter la France de ses études en fondant le musée qui, au palais du Louvre, porte son nom. En 1863, Alfred Grandidier s'embarquait
seul pour les Indes Madagascar devint dès lors l'objet à peu près unique de ses études. Il n'y avait été précédé que par un très petit nombre de voyageurs et par des missionnaires : on sait, en particulier, que le R. P. Colin, correspondant de l'Académie des Sciences, y a dirigé l'Observatoire astronomique et météorologique de Tananarive qui était encouragé de toutes manières par Mgr. de Saune, évêque de cette région, ancien élève de l'École Polytechnique. Grandidier arrivé à Madagascar en 1865, y retourna en 1866, puis en 1868. Ce dernier voyage ne dura pas moins de trente mois. Il fut interrompu par la guerre de 1870 qui le rappela en France : il ne devait plus la quitter. C'est à Grandidier que l'on doit
la première connaissance approfondie de la grande île. Il
la traversa trois fois dans sa largeur et y fit de nombreuses excursions,
malgré des difficultés et des dangers extraordinaires. Au
milieu de climats très variés, depuis le Nord jusqu'au Sud,
ses itinéraires atteignirent un développement de plus de
5500 km (3000 dans l'intérieur, 2500 sur la côte). Il y fit
environ 1500 relevés géodésiques. On lui doit en particulier
la détermination exacte de Tananarive. Ces nombreuses observations
géodésiques aboutirent en 1871 à une Carte générale
de
l'île, base de toutes les explorations ultérieures. De nombreuses
études de minéralogie et de zoologie Installé définitivement en
France C'est aussi à Alfred Grandidier qu'on doit la formation, en 1896, du Comité de Madagascar dont Charles Roux et Alphonse Milne-Edwards faisaient partie et dont Dehérain était le secrétaire. Grandidier publia dans ce Bulletin plusieurs articles pour intéresser le public à Madagascar. Les explorations de Grandidier à Madagascar ne sont pas restées un simple objet de curiosité. Elles ont puissamment servi à l'installation définitive de la France à Madagascar lorsque, en 1895 et 1896, le demi protectorat de 1885 s'y transforma en une annexion définitive, après l'expédition dirigée par le général Duchesne. La pacification complète, due au général Galiéni, a dû certainement beaucoup aux données de toutes sortes recueillies par le voyageur. Alfred Grandidier avait été élu à l'Académie des sciences en 1885, comme membre titulaire dans la section de géographie et navigation. (Notice nécrologique, 1921). |
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