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Empirisme
médical, du grec empeiria, expérience. - Les médecins
empiriques étaient une des écoles les plus célèbres
des médecins de l'Antiquité ;
ils ne reconnaissaient pour guide que l'expérience
et l'observation ( Empirisme),
et proscrivaient le raisonnement ou plutôt
l'abus du raisonnement. Parmi les modernes, le sens de ce mot s'est altéré
d'une manière remarquable, de telle sorte qu'il a fini par devenir
synonyme de charlatan.
Figure de prouer
de la médecine alexandrine ,
l'Empirisme médical est une doctrine fondée sur l'expérience
et l'observation et qui avait donné naissance à une école
de médecins opposés aux dogmatiques.
Proscrivant toute espèce de raisonnement hypothétique, ne
s'appuyant que sur les faits, les médecins empiriques en avaient
formé les seules bases de la médecine. Sérapion
d'Alexandrie ,
et Philinus de Cos ,
qui vivaient environ un siècle après
Hippocrate,
passent pour les fondateurs de cette école, dont la connaissance
nous a été révélée par les écrits
de
Celse et de Galien
et l'ex. position présentée avec les développements
nécessaires par Sprengel dans son Histoire
et institution de la médecine.
Les Empiriques puisaient
à trois sources d'observations :
1° le
hasard,
qui fournit des faits que l'on cherche à reproduire s'ils ont été
utiles, et la marche de la nature que l'on doit
favoriser ou combattre d'après ses résultats avantageux ou
funestes;
2° les essais
tentés pour en connaître les résultats : la réunion
des succès obtenus constituait la science;
3° il peut
se présenter des cas nouveaux qui n'ont pas encore été
observés, des médicaments jusqu'alors inusités; les
Empiriques, dans ce cas, concluaient d'après la similitude des phénomènes
morbides ou des qualités appréciables
des nouvelles substances à employer. C'est ce qu'on appela analogisme.
Ainsi l'observation,
l'histoire de la science, les analogies constituaient
les trois méthodes sur lesquelles l'art était basé.
C'est ce que l'empirique Glaucias nommait le trépied de la science.
(F.-N.). |
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