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| Philippe de Champagne
ou plutôt Champaigne est un peintre né à Bruxelles En 1621, à l'âge de dix-neuf
ans, il vient à Paris,
faisant route pour l'Italie Sa situation de peintre officiel lui valut
un très grand nombre de commandes. Non seulement il continua la
décoration du Luxembourg
Richelieu, par Philippe de Champaigne (détail). L'exil de la reine mère n'arrêta
pas le cours de ses travaux. Le roi Louis XIII
le prit à son service. En 1634, il lui demande un tableau commémoratif
d'une Cérémonie de l'ordre du Saint-Esprit tenue en
1683 et où il avait conféré l'ordre au duc de Longueville.
L'oeuvre placée aux Grands-Augustins fut trouvée parfaitement
belle (c'était une réunion de portraits),
et deux des personnages representés, MM. de Ballion et Bouthillier,
en voulurent chacun une répétition. La même année,
autre commande royale : tableau pour la chapelle
de la Vierge à Notre-Dame Philippe de Champaigne a fait plusieurs
fois le portrait du cardinal de Richelieu,
particulièrement en 1640. C'est peut-être celui du Louvre,
un chef-d'oeuvre. Le roi, la reine, le dauphin qui allait être Louis
XIV, ont aussi posé plusieurs fois devant lui, en 1642 notamment,
et à leur suite presque tous les personnages puissants du royaume.
Quand Richelieu mourut, en 1642, le peintre venait de recevoir de lui la
commande des peintures du Dôme de la Sorbonne
tout récemment bâti. L'oeuvre ne fut terminée qu'en
1644 : Dieu le père et des anges à la coupole, les docteurs
de l'église aux quatre pendentifs.
Cependant Philippe de Champaigne, qui avait en la douleur de perdre sa
femme en 1638, et qui, sur le conseil de M. de Péréfixe,
alors évêque de Rodez
et ensuite archevêque de Paris,
avait mis ses deux filles comme pensionnaires à Port-Royal
Ex Voto, par Philippe de Champaigne (1662). En 1647, Philippe de Champaigne alla habiter
en haut du faubourg Saint-Marcel afin d'être plus loin du monde et
moins obligé à faire des portraits.
Les troubles de la Fronde purent seuls l'en déloger et le forcer
à rentrer en ville. Il ne faisait plus volontiers à cette
époque que des tableaux religieux, pour lesquels il avait toujours
eu grande prédilection. Au début de la régence, Anne
d'Autriche lui avait demandé des peintures Reçu membre de l'Académie
de peinture dès sa fondation (1er
février 1648), Philippe de Champaigne y fut nommé professeur
le 6 mars 1655, puis recteur, et montra dans cette charge un rare désintéressement.
Vers 1654, en tout cas après 1650, il éprouva un grand chagrin
: ce fut la mort de son unique fils, Claude, qui commençait à
peindre sous sa direction. Il avait déjà perdu une de ses
filles, morte jeune à Port-Royal |
| A l'heure de la
persécution, le peintre fut dévoué à ses amis
et agit plusieurs fois en leur faveur, notamment auprès de l'archevêque
de Paris
(1664). Il fit, en collaboration avec son neveu, des peintures décoratives
à l'occasion de la paix des Pyrénées et du mariage
du roi, pour l'appartement de Louis XIV à
Vincennes
(1459-1664). Il présida également en 1666 à la décoration
de l'appartement da dauphin aux Tuileries Honnête homme dans toute la force
du terme, Philippe de Champaigne n'eut pas l'élan d'imagination
ni l'ardeur de tendresse capables de renouveler les sujets religieux. II
compose sagement selon la formule. La froideur ordinaire de ses ordonnances,
son coloris déteint et blême, son renoncement à tout
ce qui n'est pas l'idée pieuse en font par excellence le peintre
du jansénisme |
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| Champagne ou plutôt
Champaigne
(Jean-Baptiste de), peintre flamand,
neveu et élève du précédent, né à
Bruxelles |
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