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Catilina
(L. Sergius), d'une famille illustre de Rome ,
eut dès sa jeunesse une vie dissolue semée de crimes, et
se fit l'agent de Sylla dans les proscriptions.
N'ayant pu réussir à se faire nommer consul, il tenta de
faire assassiner les consuls Manlius Torquatus et Aurelius Cotte, qui avaient
été ses concurrents (65 av. J.-C.). Ayant encore échoué
dans sa demande l'année suivante., il forma une grande conspiration,
tendant à faire périr les consuls, le sénat et à
détruire Rome par le fer et le feu (63). La conspiration fut découverte
par
Cicéron, alors consul, qui le foudroya
de son éloquence en plein sénat et le força à
se démasquer. Catilina sortit aussitôt de Rome et alla en
Étrurie
se mettre à la tête d'une armée de ses partisans. Se
voyant vaincu, il se fit tuer à Pistoria dans un dernier combat
que lui livra Pétréius, lieutenant d'Antonius, collègue
de Cicéron (62). L'histoire de cette conjuration a été
écrite par Salluste et par Mérimée
(1844). Les Catilinaires
de Cicéron y ajoutent de saisissants détails. Crébillon
dans Catilina, Voltaire, dans Rome
sauvée, ont mis sur la scène la conspiration et la fin
tragique de Catilina. |
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