|
|
|
|
Les
gens
|
|
| Sylla
(Cornelius), romain De retour en Italie Sylla s'y voit bientôt suivi d'une foule de partisans, reçoit de Pompée le secours de trois légions, bat le jeune Marius à Sacriport et à Préneste, puis Carbon en Etrurie, remporte une victoire décisive sous les murs de Rome, et entre en triomphe dans cette ville (82). Il s'y baigne dans le sang, fait mettre à mort treize généraux du parti de Marius, égorge dans le cirque sept mille soldats prisonniers, dresse des tables de proscription met a mort cinq mille citoyens pour distribuer leurs biens à ses partisans, et se fait nommer par le sénat dictateur perpétuel. Devenu maître absolu, il change la constitution de la république, relève l'aristocratie, augmente la puissance du sénat dont il porte le nombre à 400, lui rend l'autorité judiciaire, et affaiblit la démocratie par tous les moyens. Sylla exerça ainsi pendant deux ans un pouvoir sans bornes, puis il abdiqua (79), et rentra dans la vie privée, sans que personne osât lui demander compte de tout le sang qu'il avait versé. Il se retira près de Putéoles, où il vécut encore un an. Il mourut l'an 78 av. J.-C., à 59 ans, de la maladie pédiculaire, fruit des débauches auxquelles il s'était livré toute sa vie. Ses restes, rapportés
à Rome en grande pompe, furent inhumés au Champ-de-Mars "Nul n'a fait plus de bien à ses amis et plus de mal à ses ennemis. "Sylla réussit dans toutes ses entreprises : aussi mérita-t-il le surnom de Felix (= heureux), qu'il avait pris lui-même. Plutarque a écrit sa Vie. Ce général avait lui-même rédigé dès Mémoires, qui sont perdus. On doit à Jouy une belle tragédie de Sylla. |
|
© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.