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Johnson
(Benjamin) ou Ben Jonson, ainsi qu'il écrivait lui-même
son nom, poète dramatique anglais, naquit à Londres
en 1574, et mourut en 1637. Fils d'un pauvre ministre anglican,
il fut d'abord maçon, comme le second mari de sa mère, puis
étudiant à Cambridge,
ensuite soldat dans les Pays-Bas ,
et enfin acteur. Emprisonné pour avoir tué en duel un de
ses camarades, il se convertit au catholicisme,
qu'il abandonna ensuite pour retourner à l'anglicanisme. Sorti de
prison, il écrivit des pièces de théâtre
sous la protection de Shakespeare, qu'il
eut l'ingratitude de dénigrer. Il fut chargé plus tard de
composer les divertissements de la cour, avec le titre de poète
lauréat. Johnson a laissé des comédies
où il fait preuve d'un véritable talent pour la satire,
et des tragédies trop savantes. |
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Johnson (Samuel), fils
d'un libraire de Lichfield, dans le comté de Stafford, lié
en 1709, fut répétiteur, chef d'un pensionnat et traducteur,
aux gages des libraires. Il se lit remarquer par une Satire sur Londres,
par sa coopération au Gentleman's Magazine, et par la publication
d'une revue; the Rambler, c. à d. le Rôdeur.
Le Dictionnaire anglais auquel il doit sa réputation, et
qui est un des meilleurs dictionnaires
qui existent, porte la date de 1755. Il publia de 1758 à 1760 le
journal intitulé the Idler, c.-à-d. le Fainéant.
Il composa en huit jours, en 1759, un roman,
Rasselas, pour se procurer les moyens de faire enterrer sa mère.
Il publia, en 1762, une bonne édition de Shakespeare;
et écrivit, de 1779 à 1781, les Vies des poètes
anglais. Une élégante pureté de style caractérise
toutes ses productions. Il était anglican, sincèrement religieux,
et d'une humeur chagrine. Il mourut en 1784, et fut enterré à
Westminster. |