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Desmoulins
(Camille). - Conventionnel, né à Guise (Aisne) en 1760, fils
d'un magistrat de cette ville était avocat à Paris
lorsqu'éclata la Révolution.
Il en adopta les principes avec chaleur et fut un des principaux orateurs
du club des Cordeliers. Le
12 juillet 1789, lendemain du renvoi de Necker, il harangua la multitude
au Palais-Royal ,
et, après avoir donné aux insurgés une feuille verte
pour signe de ralliement, il entraîna à la Bastille
cette armée improvisée qui le 14 juillet força les
murailles de la forteresse.
De 1789 à 1791 Desmoulins rédigea
avec une extrême vigueur de pensée et de style un journal
intitulé : Révolutions de France
et de Brabant ;
en 1792 il fut nommé député à la Convention.
Il s'y lia avec Danton, vota comme lui toutes
les mesures violentes qui furent prises à cette époque; mais
comme lui il chercha à arrêter l'effusion du sang aussitôt
qu'il pensa qu'elle n'était plus nécessaire. Il publia même
dans ce sens, vers la fin de 1793, quelques numéros d'un nouveau
journal intitulé : le Vieux Cordelier.
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Camille
Desmoulins (1760-1794).
Peinture
du musée de Versailles.
Sa perte fut dès ce moment résolue
par Robespierre, alors tout-puissant: il
fut jugé avec Danton, condamné sans avoir été
entendu, et monta sur l'échafaud le 5 avril 1794. Sa femme à
peine âgée de 23 ans, y porta elle-même sa tête
huit jours après, accusée d'avoir voulu le délivrer.
Ses Oeuvres ont été recueillies en 1828; sa Correspondance
en 1846. |
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