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Mesmer (Fr. Ant.), médecin allemand, auteur de la doctrine du magnétisme animal, né en 1733 à Mersebourg en Souabe, commença à se faire connaître en 1766 par une thèse De planetarum influxu, où il soutenait l'existence d'un fluide subtil, répandu partout, et par l'intermédiaire duquel les corps célestes influent sur les corps animés. Peu après il s'établit à Vienne et tenta de guérir par le magnétisme minéral en appliquant des aimants sur les parties malades; mais bientôt il crut reconnaître que la seule application des mains sur le corps produisait le même effet que l'aimant : il proclama dès lors l'existence d'un magnétisme propre aux êtres animés, qu'il nomma magnétisme animal et prétendit avoir trouvé le secret de s'emparer de ce fluide et de réparer la santé en l'accumulant dans le corps des malades : il publia sa découverte dans une Lettre à un médecin étranger, Vienne, 1775. Ayant éprouvé quelques difficultés dans son pays, il vint à Paris en 1778, annonça d'une manière pompeuse sa découverte, et réunit chez lui autour d'un baquet ou cuve magnétisée un grand nombre de malades : il excita la curiosité universelle, et trouva bon nombre de partisans, auxquels il vendit chèrement son secret; il avait refusé de l'abandonner au gouvernement français moyennant une rente annuelle de 20 000 livres.

En 1784, une commission de savants, au nombre desquels figuraient Darcet, Franklin, Bailly, Lavoisier, A. L. de Jussieu, fut chargée d'examiner la nouvelle doctrine. Les commissaires, par l'organe de Bailly, déclarèrent que Mesmer produisait des effets surprenants, mais ils les attribuèrent à l'imagination ou à l'imitation : toutefois un des membres de la commission, Jussieu, ne partagea pas l'opinion de ses confrères, et fit à part un rapport plus favorable. A la suite de ce jugement, Mesmer quitta la France; il passa quelque temps en Angleterre, puis retourna en Allemagne, et mourut obscurément dans son pays natal en 1815. Mesmer a été considéré par ses enthousiastes comme un bienfaiteur de l'humanité; d'autres l'ont traité d'imposteur : s'il est vrai qu'il eut trop souvent recours au charlatanisme et qu'il se montra fort avide, on ne peut cependant contester l'importance de quelques uns des faits sur lesquels il appela l'attention. Seulement, personne ne croit plus à l'échafaudage systématique dont il l'entourait. 

On a de lui : Mémoire sur la découverte du magnétisme animal. Paris, 1779; Précis historique des faits relatifs au magnét isme, 1781; Mémoire de Mesmer sur ses découvertes, 1799; Mesmerismus, Berlin, 1815 (en allemand). M. Bersot a donné en 1853 Mesmer et le Magnétisme animal.

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