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| Verdun ou
Verdun-sur-Meuse
est une commune de la France Cathédrale
des XIe et XIIe
siècles; bel hôtel de ville du XVIIIe
siècle; palais épiscopal du XVIIIe
siècle, bâti par Robert de Cotte; statue
du général de Chevert sur la place
Sainte-Croix. Verdun se compose de deux parties séparées
par la Meuse : sur la rive gauche, au Nord-Ouest, la ville ancienne aux
rues tortueuses et montantes que couronne la citadelle (qui renferme les
restes de l'abbaye de Saint-Vanne, centre
d'une réforme de l'institut
bénédictin
en 1600); sur la rive droite, au Sud-Est, la ville nouvelle, de la fin
du Moyen âge Verdun était autrefois une place forte de premier ordre; étroitement enfermée dans son enceinte, dominée par sa citadelle, défendue par l'ouvrage Saint-Victor, elle empruntait son importance au fait qu'elle était l'aile gauche de la ligne Toul-Verdun; une ceinture de forts, élevés à partir de 1874, en faisait une place d'armes très puissante : sur la rive gauche de la Meuse, elle était protégée : en première ligne, par quatre ouvrages disposés en demi-cercle sur 6 km (Bois de Chapitre, Baleycourt, Bois de Sartelles et Germanille), appuyés en outre au Sud et à l'Ouest; en seconde ligne, par les forts Regret et Chaume et deux autres ouvrages. Sur la rive droite de la Meuse se développait la ligne de défense intérieure avec 7 forts, et la ligne extérieure avec 7 autres forts, et 11 batteries disposées sur 9 km de long. Au Nord, elle était reliée à la Meuse par le fort Donaumont-Côte de Froide et 11 ouvrages. L'ensemble de ces défenses couvrait 48 km. Les 53 km de Verdun à Toul étaient couverts par la chaîne des forts de Génicourt, Troyen, Les Paroches, Camp des Romains, Liouville, Gironville, Jouy-sous-les-Côtes. Toutes ces défenses n'empêcheront pas la tragédie qui se déroulera à Verdun et dans ses environs lors de la Première guerre mondiale. Verdun est l'ancien Verodunum; au
Moyen âge La
bataille de Verdun.
La région fortifiée de Verdun,
placée sous les ordres du général Herr, s'étendait
de Saint-Mihiel à Avocourt. Pour discrets qu'aient été
les préparatifs d'attaque allemands, ils n'échappèrent
pas entièrement aux Français. Aussi, dès la mi-janvier
1916, le général Herr obtint-il des renforcements successifs.
Au 21 février, il disposait de 138 bataillons (130 000 hommes),
388 pièces de campagne et 244 pièces lourdes pour défendre
un front de 112 kilomètres. De son côté, le général
en chef, tout en se réservant la possibilité de réagir
sur d'autres points du front où se décelaient de sérieux
indices d'attaque, et comme des prodromes d'offensive, rapprocha des corps
d'armée de la région fortifiée de Verdun.
Carte de la bataille de Verdun. Le 21 février, à 7 heures, le temps, affreux pendant les dix jours précédents, s'étant mis à la gelée, un formidable tir d'artillerie allemande se déchaînait sur le front nord-est de Verdun. A 17 heures, 3 corps d'armée passaient à l'attaque sur un front s'étendant de la Meuse, de Consenvoye à Ornes. La première ligne française tenue par 3 divisions était submergée le 22. Le 24, la situation paraissait grave sinon désespérée. Le général de Langle, commandant le groupe d'armées du centre faisait évacuer la Woevre, dont les défenseurs risquaient d'être pris à revers. Mais, sur l'ordre du commandant en chef, le général Castelnau, chef d'état-major général, accourait. D'un premier geste, il interdisait tout repli volontaire, puis il transférait la direction de la bataille au général Pétain, commandant de la IIe armée. Le 25 et le 26, les Allemands s'emparaient de la côte du Poivre, de celle de Talou et du fort de Douaumont. Mais le 27, les défenseurs, sous l'impulsion énergique et lucide de leur nouveau chef arrêtaient l'adversaire. La première phase était terminée. Elle marquait, du côté français, la ferme volonté d'accepter la bataille. A partir de ce moment, la lutte change de caractère. Avec des variations d'intensité, elle va durer quatre mois d'une tragique monotonie. Le commandement allemand (Falkenhayn, von Lochow) qui cherche à user les forces françaises, élargit son attaque sur la rive gauche, et il frappe alternativement sur les deux fronts. Mais, il ne s'use pas sans s'user lui-même. Quant au commandement français, il s'efforce de mener la lutte économiquement. Il marchande les forces au général Pétain parce qu'il prépare sur la Somme la bataille franco-anglaise prévue aux accords de Chantilly. Mais les Allemands dans leurs coups de bélier successifs ont atteint le 22 juin les abords de Souville, la dernière barrière qui défend la ville. Le 23, le général Pétain télégraphie qu'il prévoit l'abandon de la rive droite. Joffre maintient sa décision de continuer la lutte pied à pied, au risque de perdre l'artillerie de la rive droite. Il risque et il gagne. Le 24, la préparation d'artillerie commence sur la Somme. Malgré quelques soubresauts, l'attaque
allemande s'arrête peu à peu. Bataille toute en intensité,
immobile, qui laisse la France haletante, l'Allemagne
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