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 Luc
Mary, Vauban,
le Maître des Forteresses, L'Archipel, 2007.
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Salué
comme l'un des plus grands ingénieurs militaires d'Europe,
Sébastien Le Prestre de Vauban s'intéressa aussi aux impôts,
à la navigation, la philosophie, l'urbanisme, la politique, tous
ces domaines contribuant à sa nature de fin stratège. 300
ans après sa mort, son travail est encore gravé dans la pierre
de ses citadelles. S'il servit fidèlement le roi jusqu'à
devenir maréchal de France, Vauban
sut aussi s'élever contre son absolutisme : son opposition à
la révocation de l'édit de Nantes,
sa suggestion d'imposer équitablement tous les sujets du royaume
en sont des exemples emblématiques. Vauban fut-il un "royaliste
révolutionnaire" ou un simple réformateur ? (couv.).
 Daniel
Halévy,
Vauban,
Fallois, 2007.
Toutes
ses villes frontières, Vauban les a armées, et si fortement
ceinturées qu'elles restent prises dans les limites qu'il leur a
données : le tumulte moderne se resserre et se range un instant
pour passer sous ses portes sévères. Vauban a fortifié
les Pyrénées, les Alpes ; la Catalogne
et le Dauphiné portent toujours sa
marque ; ses plans ont achevé le canal des Deux-Mers. Son oeuvre,
après deux siècles, reste debout. Ses bastions surveillent
la plaine flamande, la Méditerranée les reflète. Il
en a été touché lui-même, il l'a aimé,
cherché; comme le médecin le plus attentif, il en a écouté
les palpitations, et le cherchant ainsi, il a trouvé la voie secrète
de l'amour. Demandez à un écolier qu'il vous écrive
les noms des dix meilleurs serviteurs de l'ancienne France ; parmi ces
dix noms il mettra celui de Vauban. Napoléon,
en 1808, fit prendre, à l'église
de Bazoches en Morvan, le coeur de Vauban et le plaça aux Invalides
; il avait compris la légende française. Cet homme au nom
si populaire, que savons-nous de lui ? Quel fut son style, et l'accent
de sa voix ? Nous l'ignorons. Vauban est un symbole dont l'être nous
échappe. Dans ce siècle qui s'est raconté, qui s'est
montré avec génie, Vauban passe, on le voit à peine.
Mme
de Sévigné ne semble pas l'avoir connu. La cour intéresse;
Vauban n'en est pas. S'il vient à Versailles, c'est pour affaire
pressante, et son séjour est bref. Il y est aussi gauche que Jean
Bart glissant avec ses clous sur le parquet de la galerie des Glaces;
comme le marin sent la marée, Vauban le maçon sent le plâtre
et la terre. Il est toujours au loin, dans la neige, dans la boue; s'il
ne combat pas, il construit, voyage et lève des plans. Vauban s'est
dévoué à son oeuvre, il y a disparu. (couv.)
Alain Lequien, Vauban,
le Bourguignon, Editions de Bourgogne, 2006.
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Sébastien
Le Prestre de Vauban (1633-1707) aurait pu rester toute sa vie à
gérer sa propriété de Bazoches, à l’orée
du Morvan, s’il n’avait été emporté par sa passion
pour les affaires militaires, d’abord dans les rangs du prince de Condé,
gouverneur de la Bourgogne, puis au service
du roi Louis XIV. Ingénieur et urbaniste,
humaniste et réformateur, Vauban s’employa, sous les ordres de Colbert,
puis de Louvois, à diriger plus de cinquante
sièges, et à consolider ou construire plus de deux cents
place fortes, dont certaines font encore l’admiration des stratèges
et des historiens du monde entier. Maréchal de France, Vauban multiplia
aussi les projets de réforme politique, sociale, religieuse, fiscale,
dont l’audace finit par déplaire au Roi Soleil. Mort en disgrâce,
il sera réhabilité, un siècle plus tard, par Napoléon
Ier.
A
l’aube de l’année Vauban, ce livre entend présenter
la vie et l’œuvre d’un Bourguignon hors du commun qui fut l’un des précurseurs
du siècle des Lumières. (couv.). |