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Charles
II, dit le Chauve. - Roi de France
'( Moyen âge ,
Carolingiens ),
fils de Louis le Débonnaire et
de Judith de Bavière, sa deuxième
femme, né à Francfort sur-le-Mein en 823, reçut de
son père dès 827 le titre de roi d'Alémanie, en 838
celui de roi d'Aquitaine ,
et devint roi de France en 840. Les faveurs qui lui avaient été
accordées au détriment de ses aînés furent la
cause des troubles qui agitèrent la fin du règne de Louis
et de la mésintelligence qui exista entre ses frères. Il
s'unit à Louis le Germanique pour
combattre Lothaire, leur frère aîné,
qui voulait les exclure du partage de l'empire, et tous deux remportèrent
en 841 la bataille de Fontenay en Bourgogne ,
dont le résultat fut un partage égal de l'empire entre les
trois frères (traité de Verdun,
843) : Charles eut la France. Il y réunit dans la suite, soit, par
conquête, soit par héritage, plusieurs autres États,
notamment la Provence et la Lotharingie, qu'il dut néanmoins partager
avec Louis le Germanique (traité de Mersen); il se fit couronner
empereur en 575 par le pape Jean VIII.
Ce prince vit son
royaume désolé par les Vikings,
auxquels il donna de grosses sommes pour les engager à se retirer.
Les puissants du royaume, mécontents, le déposèrent
en 856; mais il se fit rétablir en 859 par l'appui des évêques.
Il eut plusieurs guerres à soutenir pour conserver l'Aquitaine ,
qu'il détenait au préjudice de son oncle Pépin Il.
S'étant rendu en Italie pour concerter avec le pape les moyens de
repousser les attaques des Sarrasins,
il fut forcé de revenir en France pour soutenir une guerre contre
ses neveux, fils de Louis le Germanique,
qu'il avait dépouillés après la mort de leur père;
il se fit battre à Andernach ,
876. Il fut peu après saisi d'une violente maladie, et mourut en
877 au village de Brios au pied du mont Cenis
: on prétendit qu'il avait été empoisonné par
son médecin Sédécias. C'est de Charles le Chauve que
date la puissance féodale et l'affaiblissement de la dynastie carolingienne .
Il a laissé des capitulaires,
qui ont été joints à ceux de Charlemagne. |
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