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Grégoire
VII (Saint), pape célèbre, appelé d'abord Hildebrand,
né vers l'an 1013, était fils d'un charpentier de Soana en
Toscane, et fut d'abord moine de Cluny .
Chargé d'une mission à Rome, il y connut le prêtre
Gratien, devenu ensuite Grégoire VI,
et s'attacha à lui. Il fut fait cardinal par Léon IX; son
crédit alla toujours croissant sous les règnes suivants,
et il fut élu en 1073. Il remit en vigueur le célibat ecclésiastique,
combattit la simonie, s'efforça d'étendre son autorité
jusque sur le temporel, et prétendit même disposer des royaumes.
A cette époque, les souverains, non contents de distribuer d'immenses
domaines aux évêques, les investissaient eux-mêmes des
fonctions épiscopales.
Grégoire VII réclama pour
la puissance ecclésiastique le droit d'investiture aussi bien que
l'institution canonique. Il rencontra dans l'empereur Henri
IV un redoutable adversaire; la lutte terrible qui s'engagea entre
eux est connue sous le nom de querelle des Investitures. Henri fut
un moment contraint de renoncer au droit qu'il s'était arrogé
d'instituer des évêques, et, après avoir été
excommunié, il se vit réduit à s'humilier aux pieds
du pontife (1077); mais il se releva bientôt, vint attaquer Grégoire
dans Rome même à la tête d'une armée (1080),
et lui opposa l'antipape Guibert , sous le nom de Clément
III. Grégoire VII appela à son secours le Normand Robert
Guiscard, duc de Calabre ,
qui le rétablit sur son siège, mais qui remplit Rome de sang.
Grégoire suivit ses libérateurs quand ils sortirent de Rome;
il mourut peu après, en 1085, à Salerne.
On a de Grégoire VII des Lettres
(dans les collections des Conciles); des Maximes sur le pouvoir
pontifical, recueillies dans un écrit intitulé: Dictatus
papae; un Commentaire
sur les psaumes
pénitentiaux, qui est aussi attribué à
Grégoire
I. |
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