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| Le Seistan
qui forme aujourd'hui seulement une partie d'une province orientale de
l'Iran Le sol du Seistan est stérile et sablonneux; la chaleur y est très grande, et le palmier y vient bien. Le vent y souffle sans interruption et avec assez de force pour faire tourner les moulins à vent qui, paraissent y avoir été inventés; il transporte des dunes de sable contre lesquelles les habitants se défendent au moyen d'un procédé ingénieux : ils élèvent autour des dunes des palissades de bois, de broussailles ou d'autres matériaux, et pratiquent ensuite une porte au bas de la palissade; le vent s'y introduit, soulève le sable et le reporte plus loin. Ces habitants, qui coiffaient leur tête de quatre turbans de couleur différente, appartenaient au rite hanéfite; on y trouvait cependant parmi eux un grand nombre de kharédjites. A l'époque de la conquête musulmane, ils stipulèrent qu'on ne chasserait pas les hérissons, parce que ces animaux les délivraient des vipères qui pullulent dans leur pays; aussi chaque maison avait son hérisson. Parmi les dépendances de la province, on citait la ville et la région de Rokhkhedj, qui a conservé le nom de l'antique Arachosie et de Bost, où l'on voyait les ruines de l'écurie du héros Roustem. Aujourd'hui, une grande partie du Seistan
relève de l'Afghanistan Les principales rivières du Seistan sont le Hilmend, le Khach-Roud, le Farrah-Roud et le Harout-Roud, qui descendent toutes, du Nord au Sud, de la chaîne du Paropamise; la première seule décrit une vaste courbe, court du Sud au Nord, et se jette, ainsi que les autres, dans l'ensemble de lagunes et de marais qui, suivant la saison et même suivant les années, forment un seul lac, des marécages isolés ou un fond de cuvette salsugineux parfaitement sec, ensemble dont le nom générique, dans cette région, est hamoun (pers., plaine). Dans l'épopée nationale de
l'Iran Ruiné par les expéditions
de Gengis Khan En 1841, le voyageur anglais Forbes y fut
assassiné, à la chasse, par un chef local ivrogne, Ibrahim-Khan.
Après la mort de Yâr-Mohammed de Hérat, la Perse La position de cette contrée, à
mi-chemin-entre Meshed et le golfe Arabo-Persique, en fait un point stratégique
qui a attiré l'attention des Russes
et des Anglais; ceux-ci proposèrent
la construction d'un chemin de fer descendant la vallée de l'Helmend
depuis Kandahar, ou passant par Tchaman (Baloutchistan |
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