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Dictionnaire des idées et méthodes
O
O. - En logique classique, les propositions particulières négatives, telles que : quelques oiseaux ne sont pas capables de voler; il y a des gens qui ne sont jamais contents de leur sort, etc., se symbolisent, en logique formelle, par la voyelle O, comme l'indiquent les deux vers traditionnels :
Asserit A, negal: E, verum generaliter ambo.
Asserit I, negat O, sed particulariter ambo.
Les propri√©t√©s principales des propositions O sont les suivantes : 
1¬į elles ne peuvent se convertir ni simplement, comme E et I, ni par accident comme A ; on les convertit par une op√©ration appel√©e contraposition qui consiste √† ajouter la n√©gation devant le sujet et l'attribut. Soit par exemple la proposition : Quelque B n'est pas C; elle devient par contraposition : Quelque non-B n'est pas non-C, et en cet √©tat se convertit simplement: Quelque non-C n'est pas non-B ou, ce qui revient au m√™me, Quelque non-C est B. On pourrait donc dire, sans avoir recours √† la th√©orie de la contraposition (qui semble avoir √©t√© imagin√©e par Bo√®ce), qu'il suffit pour convertir O de la transformer en I en faisant retomber la n√©gation du verbe sur l'attribut et de convertir ensuite simplement la proposition I ainsi obtenue. Exemple : Quelque B n'est pas C = Quelque B est non-C = Quelque non-C est B. 

2¬į Au point de vue de l'opposition, O est la subalterne de E, la subcontraire de I et la contradictoire de A : elle est vraie, si E est vrai; mais sa fausset√© entra√ģne celle de E; si elle est fausse, I est fausse; mais elle peut √™tre vraie en m√™me temps que I; enfin, si elle est vraie, A est fausse, et si elle est fausse, A est vraie. 

3¬į Enfin O est la conclusion de huit modes du syllogisme sur 19; Ferio (1re¬į fig.), Festino, Baroco (2e fig.) Felapton, Ferison, Bocardo (3e fig.), Fesapo, Fresison (4e fig.). (E. Boirac).

Obédientiel (du latin scolastique Oboedientalis, de Oboedientia = obéissance, de oboedire = ob-audire, de auris = oreille) : les Scolastiques appellent puissance obédientielle la possibilité qu'ont les êtres de se prêter à l'action divine et conséquemment de devenir par elle tout ce qui n'est pas en contradiction avec leur essence.

Objectalit√©. - Dans le contexte du r√©alisme sp√©culatif, l'objectalit√© d√©signe la qualit√© d'√™tre un objet ind√©pendant, autonome et existant par lui-m√™me. C'est une mani√®re d'aborder la nature ontologique des objets et des entit√©s qui composent la r√©alit√©. L'objectalit√© implique que ces objets ont leur propre existence, leurs propri√©t√©s et leurs relations, ind√©pendamment de notre perception, de notre connaissance ou de notre exp√©rience. Par ce concept qui met  l'accent sur l'existence intrins√®que des objets et des entit√©s, le r√©alisme sp√©culatif cherche √† d√©passer les conceptions r√©ductionnistes et anthropocentriques de la r√©alit√©. 

Objectif (du latin scolastique objectivus, de objectum; ce qui est mis devant, participe pass√© de objicioob = devant; jacio = jeter) : 

a) Sens scolastique : ce qui est le terme d'une id√©e, par ex. : les ph√©nom√®nes intellectuels sont objectifs. 

b) Ce qui est valable pour tous les esprits et pas seulement pour tel ou tel individu : valeur objective de la connaissance. 

c) Ce qui constitue une r√©alit√© subsistant en elle-m√™me, c'est-√†-dire ind√©pendamment de toute connaissance, ex. : le monde ext√©rieur. 

S'oppose à subjectif, individuel, apparent.

Objection (du latin scolastique Objectio, de objectium, supin de ob-jicere, jeter devant, opposer) c'est un argument qui vise à réfuter une doctrine.

Objectivation, Objectiver (de Objectif) : c'est la transformation de ce qui est subjectif en objectif (ex. : objectivation des sensations).

Objectivisme (de Objectif) : se dit des doctrines qui admettent que, dans la perception, l'esprit conna√ģt directement une r√©alit√© existant en soi.

Objectivit√© (de Objectif) : caract√®re de ce qui est objectif, r√©el, existant ind√©pendamment du sujet qui conna√ģt.. Admettre l'objectivit√© de la perception externe, c'est admettre qu'elle atteint des objets en dehors de l'esprit.

Objet (du latin scolastique Objectum = ce qui est mis devant, participe passé de ob-jicere). - Tout ce qui affecte les sens ou la pensée.

a) Ce mot s'oppose √† sujet comme ce qui est connu √† ce qui est connaissant. On distingue le sujet connaissant et ce qui est repr√©sent√© dans l'esprit qu'on nomme objet. - Puis, ce qui est repr√©sent√© dans l'esprit, l'objet de la pens√©e, √©tant regard√© comme l'image fid√®le des choses ext√©rieures, on a √©galement appel√© objet les choses ext√©rieures. De l√† une certaine √©quivoque dans le sens de ce mot. - Chez Descartes, exister objectivement signifie exister dans l'esprit. Cf. M√©ditations m√©taphysiques, 3e). - Depuis Kant surtout, cela signifie exister en dehors du moi, de l'esprit. 

b) Renouvier appelle objet, objectif, ce que les autres nomment  sujet, subjectif. Pour lui, l'objet c'est la repr√©sentation mentale : ex. : la perception d'un arbre ayant telle forme est ph√©nom√®ne objectif. Le sujet c'est ce qui est regard√© comme existant en dehors de l'esprit : ainsi la forme de cet arbre est un ph√©nom√®ne subjectif, parce que la forme est inh√©rente √† l'arbre qui en est le sujet, sub-jectum, plac√© sous, hypokeimeron, comme dit Aristote. En voulant revenir au sens primitif des mots objet et sujet, Renouvier a accru la confusion. 

c) Objet signifie encore la matière dont traite une science, ou le but d'une action (ex.-: l'objet de la philosophie; l'objet d'une démarche). Ampère a fondé la classification des sciences sur l'énumération systématique de leurs objets.
Obligation (Obligatio = action de lier, lien, obligation, de obligatum, supin de ob-ligare = lier, envelopper) : 
a) Lien moral qui assujettit √† une loi ou attache √† quelqu'un qui a rendu un bon office. 

b) Sentiment de contrainte morale accompagnant l'idée du devoir.

On dit que la loi morale est obligatoire, pour marquer qu'elle commande sans condition ni restriction, qu'elle est un impératif catégorique. Obliger n'est ni conseiller simplement ni contraindre : le simple conseil n'est pas un ordre et la contrainte exclut la liberté qu'implique au contraire l'obligation. Le plaisir et l'intérêt conseillent, le droit seul oblige.

Oblique (Géométrie). - Quand une ligne droite n'est pas perpendiculaire à une autre ligne droite, (ou à un plan), on dit qu'elle est oblique sur cette ligne (ou sur ce plan). Lorsque d'un point on mène, à une droite ou à un plan, une perpendiculaire et des obliques, la perpendiculaire est plus courte que toute oblique; des obliques qui s'écartent également du pied de la perpendiculaire sont égales, et la réciproque est vraie. Il s'ensuit que d'un point on ne peut mener à une droite que deux obliques égales, et que le lieu des pieds des obliques égales menées d'un point à un plan est un cercle ayant pour centre le pied de la perpendiculaire.

En topographie, pour la représentation figurée des terrains, on distingue la lumière verticale et la lumière oblique, correspondant aux deux conventions que l'on peut faire sur la façon dont on suppose le terrain éclairé.

En g√©om√©trie descriptive, on a quelquefois √† consid√©rer des projections obliques, c,-√†-d. faites parall√®lement √† une direction donn√©e, qui n'est pas perpendiculaire au plan sur lequel on fait la projection. (C.A. Laisant). 

Observateur (Observator, de observatum, supin de observare, de ob = au-devant, servare = garder, observer, de servus = gardien, puis esclave, qui était le gardien de la maison). - Celui qui observe; le sujet de l'observation.

Observation (Observatio, de observatum, supin de ob-servare = examiner avec attention, respecter) : consid√©ration attentive des faits. - Observer, c'est fixer son attention sur un objet du monde ext√©rieur pour le mieux conna√ģtre. L'observation doit √™tre distingu√©e de la r√©flexion, qui consiste √† fixer l'attention sur un objet du monde int√©rieur ou √† se replier sur soi-m√™me, et de l'exp√©rimentation, qui consiste √† observer les objets ext√©rieurs dans des circonstances pr√©par√©es express√©ment l'astronome observe; le chimiste observe et exp√©rimente; le psychologue a (ou a eu) pour proc√©d√© sp√©cial la r√©flexion ou l'introspection.

On nomme méthode d'observation, dans un sens restreint, celle qui emploie exclusivement l'observalion, et, dans un sens plus large et plus souvent usité, celle des sciences expérimentales ou inductives.

Obtus (g√©om√©trie). - Quand un angle trac√© est plus grand qu'un angle droit et plus petit que deux, on dit qui il est obtus. Cette d√©signation se rapporte √† la figure apparente de l'angle, plut√īt qu'√† sa grandeur. Deux angles, en effet, qui diff√®rent par un nombre entier de tours complets, sont repr√©sent√©s par la m√™me figure. Ainsi, on ne dira pas g√©n√©ralement qu'un angle de 390¬į est un angle aigu, ni qu'un angle de 470¬į est obtus.

Obtusangle. - Un triangle a des angles qui sont chacun plus petits que deux droits; et leur somme (dans un espace euclidien) √©tant de deux droits, il en r√©sulte qu'un seul d'entre eux peut √™tre obtus. On dit alors parfois que le triangle est obtusangle, par opposition √† l'expression d'acutangle, qui s'applique √† un triangle dont les trois angles sont aigus. Si le triangle a un angle droit (et il ne peut en avoir qu'un seul), le triangle est appel√© rectangle. Ces notions se rapportent exclusivement aux triangles rectilignes; elles n'auraient plus de raison d'√™tre, par exemple pour les triangles sph√©riques, o√Ļ la somme des angles peut approcher de six droits d'autant qu'on voudra.

Occasion (Occasio, de occasum, supin de occidere = ob-cadere = tomber en avant) : ce qui facilite l'activité de la cause.

Occasionalisme. -  Syst√®me des causes occasionnelles : l'√Ęme, selon Malebranche, n'est jamais la cause des mouvements du corps; elle en est seulement l'occasion et Dieu seul agit : c'est Dieu, quand je l√®ve le bras, qui meut efficacement mon bras et je ne suis, par ma pens√©e et ma volont√©, que l'occasion de ce mouvement. D'une mani√®re plus g√©n√©rale, Dieu √©tant l'unique cause, les √™tres n'agissent jamais les uns sur les autres tout ¬ę est agi ¬Ľ.

Occultes (propri√©t√©s) (Alchimie). - C'√©tait une opinion tr√®s r√©pandue au Moyen √Ęge, et provenant, disait-on, d'Aristote, que ¬ę toute chose dou√©e d'une qualit√© apparente poss√®de une qualit√© occulte oppos√©e, et r√©ciproquement. Le feu rendait apparent ce qui est cach√©, et inversement ¬Ľ. ¬ę Transforme leur nature, car la nature est cach√©e √† l'int√©rieur, ¬Ľ disait le faux D√©mocrite. 

Les Arabes et leurs disciples pr√©cisent davantage. Dans ses qualit√©s apparentes, le fer est chaud, sec et dur. Dans sa constitution secr√®te, il poss√®de les qualit√©s oppos√©es, la mollesse, par exemple. R√©ciproquement, ce qui est, quant aux apparences, mercure est fer dans son intimit√©. Ce qui est ext√©rieurement du cuivre est int√©rieurement de l'or et comme l'√Ęme du m√©tal. Dans n'importe quelle chose toute chose existe en puissance, m√™me si on ne l'y voit pas. Pour accomplir la transmutation, il suffit donc de faire dispara√ģtre certaines qualit√©s.

Le cuivre, d'apr√®s Rhaz√®s, est de l'argent en puissance-: celui qui en extrait radicalement la couleur rouge le ram√®ne √† l'√©tat d'argent, etc. Toute cette th√©orie des qualit√©s occultes a jou√© un grand r√īle, au Moyen √Ęge, en philosophie et en m√©decine, aussi bien qu'en alchimie. (M. B.).

Océanographie. - Branche de la géographie qui étudie les océans et les mers.

Ochlocratie. - Etat d'une soci√©t√© o√Ļ les foules imposent leur loi.

Octaèdre. - Polyèdre régulier à huit faces triangulaires identiques, chacune ayant trois arêtes et trois sommets. L'octaèdre est un des cinq solides de Platon, les autres étant le tétraèdre, le cube, le dodécaèdre et l'icosahèdre.

Octogone (g√©om√©trie). - Polygone de huit c√īt√©s. L'octogone r√©gulier convexe, inscrit dans un cercle dont le rayon est l'unit√©, a pour c√īt√© racine carr√©e de (2 - racine de (2)) et pour apoth√®me 1/2 racine carr√©e de 2 + racine de 2).

Ohio (groupe de l'). - Mouvement philosophique qui a √©merg√© dans les ann√©es 1950 et 1960, principalement √† l'Universit√© d'√Čtat de l'Ohio et √† l'Universit√© de Pittsburgh. (Ecole de Pittsburgh).

Oligarchie (Oligarchia, de oligos = peu nombreux = o prosthétique et racine lik = être petit; archè = commandement) : c'est le gouvernement dans lequel le pouvoir est entre les mains de quelques individus ou de quelques familles. Se prend dans un sens péjoratif.

C'est une aristocratie limit√©e. Le gouvernement des douze √Čgyptiens que renversa Psamm√©tique, celui des Trente tyrans √† Ath√®nes et des D√©cemvirs √† Rome, celui du Conseil des Dix √† Venise, ont √©t√© des gouvernements oligarchiques.

Omne quod movetur ab alio movetur ( = Tout ce qui est en mouvement est mis en mouvement par autre chose, en latin. Affirmation associée à la philosophie aristotélicienne et à sa compréhension de la causalité et du mouvement. Aristote a introduit la notion de moteur immobile dans sa métaphysique pour expliquer le mouvement dans le monde. Selon cette idée, tout ce qui est en mouvement (tout ce qui subit un changement) est mis en mouvement par quelque chose d'autre. Cependant, cela ne peut pas continuer indéfiniment. Il doit y avoir un moteur premier, immobile, qui lui-même n'est pas mis en mouvement par autre chose. Ce moteur immobile est la cause première de tout mouvement dans l'univers. Cette perspective a influencé la pensée médiévale, en particulier chez Thomas d'Aquin. L'idée d'un moteur immobile a également été associée à des conceptions religieuses de Dieu en tant que cause première et immuable de tout mouvement dans l'univers.

Ontique. - Etude des entit√©s particuli√®res en tant qu'entit√©s existantes concr√®tes. Il s'agit de l'analyse des caract√©ristiques sp√©cifiques d'objets individuels, de personnes, de relations, etc., sans se pencher sur les questions plus larges de l'existence en g√©n√©ral. 
Heidegger (√ätre et Temps, 1927) fait une distinction fondamentale entre l'ontique et l'ontologie, qui est l'√©tude de l'√™tre en tant que tel, et remet en question la tradition philosophique qui a privil√©gi√© l'ontologie, c'est-√†-dire la pr√©occupation pour les cat√©gories g√©n√©rales de l'√™tre, aux d√©pens de l'exp√©rience concr√®te et individuelle de l'existence. Pour Heidegger, l'ontologie traditionnelle a tendance √† n√©gliger la r√©alit√© v√©cue au profit de cat√©gories abstraites, et lui cherche plut√īt √† comprendre l'√™tre √† partir de l'exp√©rience existentielle de l'individu.

Ontog√©n√®se, Ontog√©nie ('to on, ontos = l'√™tre ; genesis = origine, genos = naissance, origine. Racine gen = engendrer) :  se dit de l'√©volution de l'individu par opposition √† la phylog√©n√®se ou phylog√©nie, qui indique l'√©volution de l'esp√®ce.

Ontologie  (du latin scolastique Ontologia, de to on, ontos = l'√™tre; logos = discours). - L'ontologie est la science de l'√™tre en g√©n√©ral et s'appelle encore philosophie premi√®re et m√©taphysique g√©n√©rale.

Chez Wolff, qui a g√©n√©ralis√© l'emploi de ce mot, l'ontologie comprend la psychologie rationnelle, la cosmologie rationnelle et la th√©ologie rationnelle, c'est-√†-dire l'√Ęme consid√©r√©e dans sa nature, le monde consid√©r√© dans son principe et Dieu consid√©r√© dans son essence, trois objets transcendantaux que Kant d√©clarera inaccessibles √† la raison pure.

Ontologie orientée objet. - Approche de modélisation et de représentation de la réalité basée qui procède de l'idée de transposer les principes et les structures de la programmation orientée objet (POO) , souvent utilisée en informatique, à la modélisation de la réalité et des concepts philosophiques. La programmation orientée objet repose sur la définition de classes, d'objets et de leurs interactions pour résoudre des problèmes de manière modulaire et structurée. Chaque classe définit les propriétés et les comportements des objets qui en sont des instances. Dans le contexte de l'ontologie, on envisage les entités de la réalité (objets, concepts, actions, relations, etc.) comme des objets avec des propriétés et des comportements. On cherche à modéliser ces entités et leurs interactions en utilisant des concepts tels que les classes, les propriétés, les méthodes, les relations d'héritage, etc., similaires à ceux utilisés en programmation orientée objet.

Les entit√©s de la r√©alit√© sont mod√©lis√©es en tant que classes et objets. Une classe d√©finit les caract√©ristiques communes d'un groupe d'objets, et les objets sont des instances sp√©cifiques de ces classes. Les objets ont des attributs (propri√©t√©s) qui d√©crivent leurs caract√©ristiques, et des m√©thodes qui repr√©sentent leurs comportements ou les actions qu'ils peuvent effectuer. Les relations entre les objets sont mod√©lis√©es √† l'aide de liens sp√©cifiques, ce qui permet de d√©crire les interactions et les d√©pendances entre les entit√©s. Comme en programmation orient√©e objet, l'h√©ritage est utilis√© pour d√©finir des relations entre les classes, o√Ļ une classe peut h√©riter des attributs et des m√©thodes d'une autre classe.

Ontologie plate = ontologie du monde plat = ontologie sans niveaux. - Perspective philosophique et ontologique qui contrairement √† d'autres ontologies qui postulent des niveaux d'existence ou des hi√©rarchies dans la r√©alit√© (par exemple entre entre l'√™tre et l'apparence), soutient que toutes les entit√©s, qu'elles soient physiques, mentales ou abstraites, sont fondamentalement sur le m√™me plan d'existence ontologique. Aucune entit√© n'est privil√©gi√©e par rapport √† une autre en termes d'existence fondamentale. L'ontologie plate est souvent associ√©e au monisme ontologique, selon lequel il n'y a qu'un seul type d'entit√© fondamentale ou de substance √† la base de la r√©alit√©. Ce monisme est √©tendu √† toutes les entit√©s existantes, quel que soit leur type. Les entit√©s sont consid√©r√©es comme interconnect√©es et interd√©pendantes. Les relations et interactions entre les entit√©s jouent un r√īle crucial dans la compr√©hension de la r√©alit√©.

Ontologie robuste. - Conception de l'ontologie, souvent associ√©e au r√©alisme sp√©culatif et d'autres approches philosophiques contemporaines, qui vise √† d√©crire la nature fondamentale de la r√©alit√© telle qu'elle est, ind√©pendamment de nos perceptions, de nos repr√©sentations mentales ou de nos exp√©riences subjectives. L'ontologie robuste consid√®re les objets comme des entit√©s individuelles distinctes avec leurs  propri√©t√©s, leurs caract√©ristiques sp√©cifiques et leurs relations ind√©pendantes des autres objets.L'ontologie robuste qu'il existe une diversit√© d'entit√©s et d'objets dans la r√©alit√©, chacun avec sa propre nature et son mode d'existence particulier. Elle n'impose pas une hi√©rarchie ou une priorit√© a priori entre diff√©rents types d'entit√©s. L'ontologie robuste inclut souvent aussi des entit√©s immat√©rielles, telles que les id√©es, les concepts, les relations, les symboles, les propri√©t√©s abstraites, etc., en tant qu'entit√©s ontologiquement r√©elles.

Ontologique (Argument). - L'argument ontologique inventé par saint Anselme, retrouvé par Descartes, perfectionné par Leibniz, critiqué et rejeté par Kant, consiste à passer de l'essence à l'existence; autrement dit, de l'idée que nous avons de Dieu à sa réalité actuelle.

Le fond de cet argument est que la perfection enveloppe ou implique l'existence actuelle; car un être qui ne serait parfait que dans la pensée serait en réalité imparfait, puisqu'il lui manquerait cette condition essentielle de la perfection qui est l'existence.

Kant soutient que nous ne pouvons légitimement passer de la pensée à l'être, du subjectif à l'objectif. Il croit aussi que la preuve ontologique est le nerf caché de toutes les autres preuves de l'existence de Dieu, sauf la preuve morale.

Ontologisme (de Ontologie) :  se dit quelquefois de tout syst√®me qui fait de Dieu le principe et le moyen de toute connaissance.
¬ę L'Ontologisme est un syst√®me dans lequel, apr√®s avoir prouv√© la r√©alit√© objective des id√©es g√©n√©rales, on √©tablit que ces id√©es ne sont pas des formes, des modifications de notre √Ęme; qu'elles ne sont rien de cr√©√©, qu'elles sont des objets n√©cessaires, immuables, √©ternels, absolus; qu'elles se concentrent dans l'Etre simplement dit et que cet Etre infini est la premi√®re id√©e saisie par outre esprit, le premier intelligible, la lumi√®re dans laquelle nous voyons toutes les v√©rit√©s √©ternelles et absolues. Les ontologistes disent donc que ces v√©rit√©s √©ternelles ne peuvent avoir de r√©alit√© hors de l'essence √©ternelle; d'o√Ļ ils concluent qu'elles ne subsistent qu'unies √† la substance divine, et que ce ne peut √™tre, par cons√©quent, que dans cette substance que nous les voyons. ¬Ľ (J. Fabre d'Envieu, D√©fense de l'Ontologisme, Paris-Tournai, 1862).
Onze (arithm√©tique). - C'est le nombre qui, dans la num√©ration d√©cimale, surpasse d'une unit√© la base 10. De l√† ses curieuses propri√©t√©s arithmologiques. Toute puissance de 10 telle que 10n, est un multiple de 11 plus ou moins 1, suivant que n est pair ou impair; la divisibilit√© par 11 r√©sulte directement de cette proposition. qui donne aussi les preuves par 11 de la multiplication et de la division, qu'on trouve dans tous les trait√©s d'arithm√©tique. Une autre propri√©t√© moins remarqu√©e, bien qu'elle soit tr√®s simple, c'est que les premi√®res puissances de onze, 11; 121, 1331, 14641, donnent pr√©cis√©ment comme chiffres les coefficients qu'on rencontre dans le d√©veloppement de la puissance enti√®re (a+ b)n d'un bin√īme. Cela devient vrai pour une base b quelconque de num√©ration et pour les puissances du nombre b + 1 imm√©diatement: sup√©rieur √† b, tant que les coefficients restent inf√©rieurs √† b. Cette proposition est pour ainsi dire intuitive, quand on remarque qu'√©crire un nombre dans un syst√®me de num√©ration de base b, c'est le d√©velopper en un polyn√īme suivant les puissances de b, avec la condition que les coefficients restent inf√©rieurs √† cette base b.

Opaque / transparent - Opacité référentielle et transparence référentielle selon Quine

Open science ( = Science ouverte). - Mouvement, apparu en 2002 (D√©claration de Budapest), visant √† rendre la recherche scientifique accessible √† tous, sans entraves ni restrictions. L'id√©e fondamentale est de promouvoir la transparence, la collaboration et la libre circulation des connaissances scientifiques. L'objectif global de la science ouverte est d'am√©liorer la qualit√© de la recherche, d'acc√©l√©rer les d√©couvertes et de maximiser l'impact de la recherche en permettant √† un public plus large d'en b√©n√©ficier. De nombreuses institutions, chercheurs et organismes de financement soutiennent activement cette approche, reconnaissant son potentiel pour stimuler l'innovation et r√©soudre des probl√®mes mondiaux gr√Ęce √† une collaboration plus √©tendue. Parmi les revendications et actions de l'Open science, on rel√®vera les suivantes : Les r√©sultats de la recherche, tels que les articles scientifiques, doivent √™tre rendus accessibles gratuitement en ligne, ce qui permet √† un large public d'y acc√©der sans payer de frais. Les chercheurs sont encourag√©s √† partager leurs donn√©es de recherche de mani√®re ouverte, permettant ainsi √† d'autres scientifiques de v√©rifier, reproduire et construire sur les r√©sultats existants. Lorsque cela est applicable, le code source des logiciels utilis√©s dans la recherche devrait √™tre accessible √† tous. Encouragement de la collaboration entre chercheurs, institutions et m√™me disciplines diff√©rentes pour favoriser la diversit√© des id√©es et des comp√©tences. Les processus d'√©valuation par les pairs et les r√©sultats de ces √©valuations doivent √™tre rendus transparents et accessibles. Encouragement de la diffusion ouverte des ressources √©ducatives, favorisant ainsi l'acc√®s libre √† l'information et √† l'√©ducation.

Opération (Operatio, de operari = travailler, de opus = oeuvre, travail) : action d'une faculté ou d'un agent qui produit son effet. - On désigne aussi par ce mot les différentes formes de l'activité de l'esprit, mais, plus ordinairement, le travail d'élaboration que l'intelligence fait subir aux idées : l'attention, l'abstraction, la généralisation, le jugement, le raisonnement sur les opérations de l'intelligence ou intellectuelles.

On oppose quelquefois les deux mots latins esse et operari : alors le premier désigne l'essence, le second l'action ou les actes produits.

Op√©rationalisme. - Approche philosophique et scientifique qui vise √† d√©finir les concepts et les th√©ories en termes d'op√©rations concr√®tes et mesurables, plut√īt que de concepts abstraits ou m√©taphysiques. L'op√©rationalisme est souvent associ√© √† la philosophie des sciences, car il soul√®ve des questions sur la nature de la connaissance scientifique et la mani√®re dont elle est construite. 

Opinion (Opinio, de opinari = penser, croire, conjecturer). - Une opinion est un jugement incertain, mais que l'on consid√®re comme probable. Platon opposait l'opinion (croyance et conjecture) √† la science : la m√™me v√©rit√© peut √™tre objet d'opinion, si elle est admise sans preuves, ou de science, si l'on en conna√ģt la d√©monstration. L'opinion est donc variable et flottante, la science stable et permanente. Le langage consacre cette distinction : on dit des opinions politiques, mais on dit : des v√©rit√©s math√©matiques.

Oppos√© (g√©om√©trie). - Ce mot est d'un usage continuel en g√©om√©trie, pour repr√©senter des √©l√©ments de figures qui ont entre eux une certaine corr√©lation sym√©trique. Ainsi. dans une courbe √† centre O, si MOM' est un diam√®tre, on dit que les deux points M, M' sont oppos√©s; de m√™me dans une surface √† centre. Dans un triangle ABC, les sommets ou les angles A, B, C, sont oppos√©s aux c√īt√©s BC, CA, AB, respectivement, et r√©ciproquement BC est oppos√© √† A, etc. Dans un t√©tra√®dre ABCD, on dit que le sommet A et la face BCD sont oppos√©s; et que les ar√™tes AB, CD sont, oppos√©es. Dans lui polygone dont le nombre des c√īt√©s est. impair, on dit souvent qu'√† un sommet A est oppos√© le c√īt√© qui serait travers√© en son milieu par le rayon AO prolong√©, si le polygone √©tait r√©gulier et convexe. Dans un polygone dont le nombre des c√īt√©s est pair, les sommets sont oppos√©s deux √† deux, ainsi que les c√īt√©s. Cette appellation facilite et abr√®ge beaucoup certains √©nonc√©s. Nous n'en voulons pour exemple que celui de l'hexagone de Pascal : ¬ę Les c√īt√©s oppos√©s d'un hexagone inscrit dans une conique se rencontrent en trois points en ligne droite ¬Ľ, qui serait, sans cette ressource, beaucoup plus long et beaucoup moins clair.

Opposition (Oppositio = contraste, de oppositum, supin de opponere = ob-ponere = placer contre, apposer).

a) en logique, terme  indiquant entre deux choses, ou deux termes, ou deux propositions, une relation telle que l'une exclut, l'autre. La contradiction et la contrari√©t√© sont deux oppositions, mais la premi√®re n'admet pas de milieu, la seconde en admet. Les scolastiques disaient que les oppos√©s tombent sous la m√™me science, ce que l'on traduit quelquefois par cette autre formule la science des contraires est identique.

b) en politique : lutte contre le gouvernement; partis opposés au gouvernement.

Optimisme (de Optimus = le meilleur, de ops, opis = ressource, abondance, et du suffixe timus, comme dans in-timus, ex-timus). 
a) Optimisme absolu : doctrine des philosophes qui soutiennent que le monde, √©tant l'oeuvre d'un Dieu infini en bont√© et en puissance, est le meilleur possible (Malebranche, Leibniz). 

Il faut entendre cette expression, le meilleur des mondes, dans son vrai sens : l'universalité des êtres dans toute l'étendue et toute la durée. Malebranche entendait par le meilleur des mondes le plus régulier, le mieux ordonné d'après le principe de la simplicité des voies; Leibniz, le plus excellent, celui qui contient la plus grande somme de perfections réalisables dans un monde créé et par conséquent imparfait.

L'optimisme ne peut s'√©tablir qu'a priori sur les attributs de Dieu : omniscient, il conna√ģt le meilleur; tout-puissant, il peut le r√©aliser; toute bont√©, il a d√Ľ le choisir de pr√©f√©rence √† tout autre. Leibniz ne nie pas le mal dans le monde, puisqu'il distingue lui-m√™me le mal m√©taphysique, physique et moral; mais il soutient que le mal n'est qu'un moindre bien.

 b) Optimisme relatif : doctrine d'apr√®s laquelle le monde n'a qu'une perfection relative, c'est-√†-dire que le bien l'emporte sur le mal, Saint Thomas, Bossuet, F√©nelon.

Ce mot désigne aussi, dans un sens large, l'opinion de ceux qui soutiennent que la somme des biens l'emporte sur celle des maux. Il s'oppose à pessimisme; le méliorisme ou doctrine du progrès universel est une forme de l'optimisme.

Optique. - Branche de la physique qui étudie la lumière, sa propagation, sa relation avec la vision.

Ordine geometricoMore geometrico.

Ordonn√©e (math√©matiques). - En g√©om√©trie analytique, on rapporte un point √† deux axes rectilignes Ox, Oy, dont le premier est g√©n√©ralement trac√© horizontalement. Les coordonn√©es OP, OQ du point M consid√©r√© sont donc port√©es en grandeur et en signe, la premi√®re sur Ox, la seconde sur Oy; c'est cette derni√®re qu'on appelle l'ordonn√©e de M tandis que l'autre est appel√©e l'abscisse. Comme cons√©quence, les axes Ox, Oy sont appel√©s respectivement axe des x ou des abscisses; et axe des y ou des ordonn√©es. 

Ces expressions, sur l'origine exacte desquelles on n'est pas absolument fix√©, peuvent √™tre parfois commodes et pourtant, ne semblent gu√®re recommandables. ll n'y a en effet nul motif pour distinguer un axe de l'autre par un nom particulier. On peut encore dire que l'abscisse et l'ordonn√©e d'un point M sont les projections du rayon vecteur OM sur les deux axes Ox et Oy, ces projections √©tant faites parall√®lement aux axes. (C.-A. Laisant). 

Ordre (Ordinem = rang√©e, rang, ordre). -  Ce mot d√©signe une propri√©t√© math√©matique particuli√®re qui organise entre eux diff√©rents objets (nombres ou autres) de fa√ßon univoque;  il signifie aussi  arrangement, disposition des moyens en vue d'une fin. Ordre du monde est une expression qui d√©signe le monde lui-m√™me en tant qu'ordonn√© : c'est le cosmos, qui comprend l'ordre physique et l'ordre moral. Ordre s'emploie encore dans ces expressions : ordre d'existence, de connaissance, c'est-√†-dire mani√®re r√©guli√®re dont les choses naissent et sont connues par l'intelligence.

Ordre (relation d'). - Relation binaire d√©finie sur un ensemble, souvent not√©es symboliquement par ‚ȧ (inf√©rieur ou √©gal), qui poss√®de n√©cessairement les propri√©t√©s de r√©flexivit√©, antisym√©trie et transitivit√©. Une telle relation √©tablit une structure ordonn√©e dans un ensemble, permettant de classer les √©l√©ments selon leur grandeur relative.

Organicisme (de Organicus, organikos, qui concerne les instruments) : 

a) L'organicisme, par opposition à l'animisme et au vitalisme, consiste à regarder la vie comme une résultante de l'organisation de la matière dans les corps vivants. Selon une ancienne comparaison, la vie n'est plus alors la cause de l'harmonie, mais I'harmonie du corps.

b) en Sociologie : doctrine qui assimile les sociétés humaines à l'organisme des êtres vivants.

Organisme. - Au sens propre, être vivant, être organisé capable de mener des activités vitales telles que la croissance, le métabolisme, la réaction aux stimuli, etc. Le terme peut être utilisé de manière plus abstraite pour désigner des systèmes complexes ou des entités organisées.

Organique. -  Ce qui est li√© √† la vie, √† la structure, √† l'organisation, plut√īt qu'√† ce qui est m√©canique ou inanim√©. Il peut √©galement √™tre utilis√© dans un sens m√©taphorique pour d√©crire des syst√®mes complexes et interconnect√©s. Michel Foucault, par exemple, a employ√© des termes li√©s √† l'organique pour discuter des structures sociales et des syst√®mes de pouvoir,  et analyser comment ces syst√®mes fonctionnent et interagissent.

Organum : on a réuni sous le titre d'Organon, Organum ( = instrument) les traités d'Aristote relatifs à la logique : c'est donc un Traité de Logique. - Novum Organum de F. Bacon. - Kant appelle Canons les règles de la pensée en général, et Organum, l'ensemble des règles concernant chaque science en particulier.

Orgueil (de l'ancien haut allemand Urgoli, substantif d√©riv√© probablement de l'adjectif urguol = remarquable, sup√©rieur) : estime excessive de soi-m√™me qui porte √† se mettre au-dessus des autres. 

Original, Originalit√© (Originalis, primitif, de origo, originis,de oriri,selever, na√ģtre) : ce qui tire son origine de soi et non de quelque chose qu'il imite; celui qui ne ressemble pas aux autres. 

Origine (Origo, originis, de oriri = se lever, na√ģtre). - En philosophie, c'est le  principe, le commencement, la cause de quelque chose. C'est aussi la premi√®re manifestation dans l'ordre de l'existence ou de la pens√©e. Dans cette expression, origine des id√©es, il s'agit de l'origine psychologique (les sens, la conscience, la raison), et non de l'origine chronologique des id√©es ou du moment pr√©cis o√Ļ elles font leur apparition dans l'esprit. De m√™me l'origine des esp√®ces d√©signe plut√īt la mani√®re dont elles se sont produites, dans le syst√®me de l'√©volution, que l'√©poque de leur apparition.

En mathématiques : origine des temps. C'est le moment à partir duquel on compte le temps soit dans le passé, soit dans le futur. - Origine d'une droite : c'est celle de ses extrémités à partir de laquelle on la suppose parcourue lorsqu'elle est orientée.

Orthocentre (géométrie). - On appelle ainsi, dans la géométrie le point de concours des trois hauteurs d'un triangle. Lorsque les quatre hauteurs d'un tétraèdre se rencontrent en un même point, on appelle aussi ce point l'orthocentre du tétraèdre, et l'on dit que ce dernier est orthocentrique. On a aussi appelé groupe orthocentrique de quatre points dans un plan, A, B, C, D, un système tel que la droite qui joint deux d'entre eux est perpendiculaire à celle qui joint les deux autres. Il est formé par les trois sommets d'un triangle ABC et par son orthocentre D. De même les quatre sommets A, B, C, D, d'un tétraèdre orthocentrique et son orthocentre H forment un groupe orthocentrique de cinq points A, B, C, D, H, tels que la droite qui joint deux quelconques d'entre eux est perpendiculaire au plan des trois autres.

Orthogonal (math√©matiques). - En g√©om√©trie, cette expression √©quivaut en g√©n√©ral √† perpendiculaire ou rectangulaire. Ainsi on dit qu'un syst√®me de coordonn√©es est orthogonal lorsque chaque axe est perpendiculaire sur l'autre, ou sur les deux autres, qu'une projection est orthogonale quand elle se fait en abaissant de chaque point une perpendiculaire sur le plan de projection. Lorsque trois familles de surfaces variables sont telles qu'en chaque point commun les plans tangents sont perpendiculaires deux √† deux, de mani√®re √† former un tri√®dre trirectangle, on dit que ces surfaces forment un syst√®me triplement orthogonal. Les formules lin√©aires qui permettent de passer d'un syst√®me orthogonal de coordonn√©es √† un autre syst√®me orthogonal de m√™me origine constituent une substitution qui, en raison de son origine, a re√ßu le nom d'orthogonale; et par extension, on a qualifi√© de la m√™me mani√®re des substitutions lin√©aires qui pr√©sentent des propri√©t√©s alg√©briques analogues et qui repr√©sentent, si l'on veut, des transformations de coordonn√©es permettant de passer d'un syst√®me orthogonal √† un autre, dans des espaces √† plus de trois dimensions. C'est une mani√®re commode d'expri-er, avec un langage g√©om√©trique; des propri√©t√©s purement analytiques, mais qu'il serait plus long et plus compliqu√© d'√©noncer autrement. (C.-A. Laisant). 

Oscillation. - Variation p√©riodique d'une grandeur physique. L'oscillation est un ph√©nom√®ne qui se produit lorsqu'un syst√®me se d√©place de mani√®re p√©riodique autour d'une position d'√©quilibre stable. Les oscillations peuvent √™tre d√©crites math√©matiquement en termes de fr√©quence, d'amplitude, de p√©riode et de phase. 

Oslo (Ecole). - Groupe de philosophes qui ont √©t√© actifs au d√©partement de philosophie de l'universit√© d'Oslo, en Norv√®ge, surtout pendant les ann√©es 1930 √† 1950. Ils √©taient influenc√©s par des id√©es ph√©nom√©nologiques et existentialistes et a jou√© un r√īle significatif dans le d√©veloppement de la philosophie en Scandinavie. Deux des principaux repr√©sentants de l'Ecole d'Oslo √©taient Hans Skjervheim et Arne Naess, . Le premier a critiqu√© l'approche rationaliste de la technologie et de la planification sociale. Le second a  jou√© un r√īle majeur dans le d√©veloppement de l'√©thique environnementale et a introduit le concept de l'√©cologie profonde.

Ostensif (de Ostensum, supin de ostendere = exposer, de obs, ob =devant, et tendere = tendre). - Les logiciens anglais classiques ont opposé la réduction ostensive des modes du syllogisme à la première figure (ce qui est possible dans presque tous les cas), à la réduction indirecte ou apagogique qui s'impose pour Baroco et Bocardo.

Ostracisme, d√©cision populaire qui, √† Ath√®nes, envoyait en exil, sans proc√®s ni condamnation, un citoyen dont l'influence portait ombrage √† la jalousie d√©mocratique. Cette d√©cision tirait son nom de ce que les suffrages portait le nom du citoyen qu'elle d√©signait, et qui devaient √™tre au  nombre de 10,000 pour qu'elle f√Ľt valable, √©taient √©crits sur une coquille, ostrakon. Le citoyen banni par l'Ostracisme ne pouvait rentrer dans sa cit√© qu'apr√®s 10 ans d'exil. L'institution de l'ostracisme est attribu√©e par quelques-uns √† Hippias, et par d'autres √† Clisth√®ne.

Oughtred (r√®gle d'). - M√©thode de calcul rapide pour effectuer des multiplications en utilisant les propri√©t√©s des logarithmes. La multiplication  de deux nombres est remplac√©e par une addition de leurs logarithmes, en notant simplement que log(a * b) = log(a) + log(b).

Ous√≠a. - Terme est ordinairement traduit par ¬ę substance ¬Ľ ou ¬ę essence ¬Ľ, mais dont la signification exacte d√©pend du contexte dans lequel il est employ√©. Chez Platon, en particulier dans ses dialogues ult√©rieurs, le concept d'ous√≠a est associ√© aux Formes ou Id√©es. Les Formes sont consid√©r√©es comme la r√©alit√© ultime, transcendant le monde physique. L'ous√≠a, dans ce contexte, est la v√©ritable r√©alit√© d'une chose, par opposition √† sa simple apparition dans le monde mat√©riel. Dans la philosophie d'Aristote, l'ous√≠a fait r√©f√©rence √† la substance ou √† l'essence d'une chose individuelle particuli√®re. Aristote  fait une distinction entre les substances primaires, qui sont des entit√©s individuelles comme des humains ou des animaux sp√©cifiques, et les substances secondaires, qui sont les cat√©gories g√©n√©rales ou les esp√®ces auxquelles appartiennent ces individus.

Ovale (géométrie). - On appelle ovales des courbes fermées affectant habituellement une forme analogue à la section d'un oeuf par son axe. On peut imaginer des ovales à l'infini. Parmi les ovales les plus célèbres dans l'histoire de la géométrie, il y a lieu de citer les ovales de Descartes ou lignes aplanétiques, auxquelles le grand géomètre a été conduit par ses recherches sur l'optique, et les ovales de Cassini

Ovologie (physiologie), du latin ovum, oeuf et du grec logos, science. - Branche des études physiologiques qui concerne les oeufs des animaux, leur conformation et leur développement.

Oxford (√©cole d'). - Courant philosophique n√© √† l'universit√© d'Oxford au XXe si√®cle. Elle se caract√©rise par une approche analytique de la philosophie, qui se concentre sur l'analyse logique et la clarification des concepts. Elle a √©t√© influenc√©e par des philosophes tels que Ludwig Wittgenstein, G.E. Moore, J.L. Austin et P.F. Strawson, ainsi que par la tradition empiriste britannique, qui soutient que la connaissance provient de l'exp√©rience sensorielle. Ils ont donc cherch√© √† d√©velopper une m√©thode rigoureuse pour √©tudier les questions philosophiques, en utilisant des techniques d'analyse logique et de clarification des concepts. 

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Dictionnaire Idées et méthodes
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