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Le Trouvère
Opéra de Verdi
Le Trouvère  (en ital. il Trovatore) est un, opéra italien en quatre actes, paroles de Salvatore Cammarano et Leone Emanuele Bardare, musique de Verdi, représenté à Rome, au théâtre Apollo, le 17 janvier 1853; puis au Théâtre-Italien de Paris, le 23 décembre 1854. Le livret fut, traduit en français par Emilien Pacini, et l'ouvrage parut à l'Opéra le 12 janvier 1857.

Livret.
Le sujet du Trouvère a été tiré d'un drame espagnol d'Antonio Garcia Gutierrez. Une bohémienne, accusée par le comte de Luna d'avoir jeté un sort sur son jeune enfant malade, a été brûlée vive. Azucena, sa fille, veut la venger; elle enlève un des deux fils du comte pour le tuer; mais elle se trompe, et c'est son propre enfant qu'elle jette dans une fournaise ardente. Elle fait de l'autre un trouvère, qui a grandi à ses côtés, se croyant son fils, sous le nom de Manrique. C'est sur cette situation que la toile se lève. 

Le comte de Luna, mort, a eu pour héritier de son nom et de sa fortune, son fils. Celui-ci aime la belle Léonore et veut l'épouser; mais elle lui préfère un jeune aventurier qui n'est autre que Manrique, le trouvère. Les scènes d'amour et de jalousie se succèdent. Le puissant comte de Luna emploie la force pour vaincre la résistance de Léonore; il fait enfermer Manrique dans une tour, puis, avec la bohémienne, dans un horrible cachot. 

Léonore, pour sauver son amant, dit au comte qu'elle cède à ses désirs; ensuite elle va trouver Manrique dans le cachot pour lui proposer de fuir; elle sera prisonnière à sa place. Il refuse, et Léonore qui a pris du poison pour échapper au comte, tombe à ses pieds et meurt. Pendant cette scène, la bohémienne dort. Le comte paraît; il donne l'ordre de conduire Manrique au supplice et il traîne la bohémienne près d'une fenêtre pour qu'elle le voie. Manrique est exécuté. « C'était ton frère! s'écriet-elle au comte; tu es vengée, ô ma mère! »

Partition
A côté de quelques vulgarités, et d'une certaine monotonie dans l'accompagnement et les effets d'orchestre, il y a dans la partition de Verdi une richesse d'inspiration et une puissance d'action admirables.

Dans le premier acte, il faut citer l'air brillant de Léonore : L'amour ardent. Au second, la chanson de la bohémienne, en mouvement de valse : La flamme brille; le duo d'Azucena et de Manrique; le grand air de Luna : Son regard, son doux sourire, morceau plein de grâce et d'ardeur passionnée, et le finale : Ô ciel! Manrique, dans lequel les phrases de Léonore, entrecoupées de courts silences, peuvent être considérées comme un effet trouvé par Verdi pour exprimer les battements du coeur sous l'influence de fortes émotions, effet dont il se sert admirablement au quatrième acte dans la page maîtresse de la partition : la scène du Miserere

Pendant que des moines invisibles psalmodient le Miserere, Léonore, au désespoir, chante une plaintive cantilène, puis un chant large et mélancolique se fait entendre : c'est la voix de Manrique qui dit adieu à la vie et supplie sa maîtresse de lui garder un fidèle souvenir. Le glas funèbre de la cloche vient s'ajouter à ces éléments divers et, de cet agencement heureusement combiné, il résulte une scène émouvante, un des effets les plus puissants, les plus dramatiques qui existent au théâtre. Citons encore dans ce quatrième acte l'air de Léonore : Brise d'amour; le duo de Leonore et du comte : Sauvée, bonheur divin, et l'air gracieux et mélancolique d'Azucena : Ô ma patrie. (NLI).

Vidéo Youtube.
Le Trouvère, 1975, par les ballets, coeurs et orchestre de l'Opéra national de Berlin. Chef d'orchestre : Bruno Bartoletti. Avec : Franco Bonisolli (Manrique) Viorica Cortez (Azucena), Giorgio Zancanaro (le comte de Luna), Raina Kabaivanska (Leonora). Durée : 2 h 13 mn.
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Dictionnaire Musiques et danses
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