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J

Jacobite (Poésie), nom que l'on donna en Angleterre, au XVIIIesiècle, aux chants composés contre la dynastie de Brunswick par les partisans de la postérité de Jacques II, et qui eurent cours principalement en Écosse, où ils étaient comme une réclamation dernière en faveur de la nationalité. Gilchrist, James Hogg et Allan Cunningham ont recueilli et publié un assez grand nombre de ces chants.

Jalousies. - Minces lames de bois, placées horizontalement ou verticalement sur l'un des côtés de la chambre ou boîte d'expression, dans l'orgue. Fixées sur un cadre par des pivots, elles se manoeuvrent de manière à décrire sur elles-mêmes une révolution d'un quart ou d'un demi-cercle, qui réduit ou augmente, pour l'auditeur, la sonorité des jeux contenus dans la boîte. L'exécutant obtient par ce moyen une graduation d'intensité dans le volume du son. 

Jeté. - Variété de coup d'archet qui s'exécute, sur le violon, sur place, et en reprenant à chaque fois l'archet dans la même division. Son effet, à l'oreille, est semblable à celui du spiccato. On l'indique communément en plaçant sur les notes des points enfermés dans un signe de liaison.

Jeu. - Nom que l'on donne à un groupe de tuyaux d'orgues rangés sur un même registre. Tous les tuyaux du même jeu rendent des sons qui ne diffèrent que du grave à l'aigu, tandis que les tuyaux d'un autre jeu rendent des sons d'un autre timbre. Les jeux, outre les noms qui les distinguent les uns des autres, comme jeu de flûte, jeu de trompette, prennent encore une dénomination de la longueur en pieds de leur plus grand tuyau. On les divise en deux classes, savoir : les jeux à bouche qui forment le fond de l'orgue, et les jeux d'anche. ainsi nommés parce que l'embouchure de chacun de leurs tuyaux est armée d'une anche en métal. - On appelle encore jeu, l'association de certains jeux disposés pour être entendus ensemble : le grand jeu, le plein jeu. - Exécution d'un instrument. On dit d'un instrumentiste en parlant de son exécution qu'il a un joli jeu.

 Jeune Henry (Le) est un opéra-comique en deux actes, paroles de Bouilly, musique de Méhul (théâtre Favart, 1797). - Par suite de l'ineptie du poème, la chute de cet opéra fut bruyante et complète; mais l'ouverture, qui figurait une chasse et qui était superbe, eut, malgré tout, un vif succès et devint aussitôt célèbre. Pendant quarante ans elle resta au répertoire de l'Opéra-Comique, où on la jouait souvent comme intermède entre deux pièces. (NLI).

Jota. - Danse populaire en Espagne et surtout en Aragon, dont le rythme traditionnel est marqué par deux joueurs de castagnettes :
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Jota.
Une ritournelle de 8 mesures, jouée sur les guitares ou les mandolines, sépare les reprises de la danse. Le rythme de la jota et les thèmes espagnols qu'il anime ont attiré des compositeurs de divers pays. On trouve dans les oeuvres de Glinka (mort en 1857) une Jota aragonesa pour orchestre, en forme d'ouverture.

Jocelyn, opéra en quatre actes, tiré du poème de Lamartine (Jocelyn), paroles d'Armand Silvestre et de Victor Capoul, musique de Benjamin Godard (Bruxelles, 1888). Les auteurs du livret ont suivi le plan du poème de Lamartine. Quant à la musique de Benjamin Godard, écrite avec trop de hâte, elle est très inégale. Parmi les pages charmantes de la partition, citons : au premier acte, la scène un peu longue de Jocelyn et de sa mère; au second, un joli prélude, le grand duo de Jocelyn et de Laurence, une chanson paysanne à deux voix, Mignonne, c'est bientôt le temps des accordailles; au quatrième, un choeur d'hommes doucement accompagné par les violons.

Jouer. - Exécuter sur un instrument. On réservait autrefois un vocable différent aux diverses sortes d'instruments et l'on disait « donner » du cor, « pincer » de la harpe ou de la guitare, « sonner » de la trompette, « toucher » du piano. Les « rubriques » ou règles de la liturgie romaine emploient encore l'expression latine pulsare organa, « pousser »  les orgues.

Jubilation. - Nom donné par saint Augustin et maintenu par l'usage liturgique, aux vocalises ajoutées à l'Alleluia et qui se chantent sur une seule syllabe en signe de pieuse allégresse.

Juste. - Une voix pure, un jeu correct ou un intervalle qui ne peut être mesuré que d'une seule façon. La quinte et la quarte, dont le rapport est 3/2 et 2/2 sont dits quinte ou quarte justes, quand elles ne sont pas affectées d'un signe d'altération.

Justesse. - Pureté des sons musicaux. La justesse absolue se vérifie par l'absence de battements. En théorie, la Gamme de Zarlino est la seule qui permette d'obtenir une série d'intervalles absolument justes, c'est-à-dire sans battements. Mais, dans la pratique, l'oreille a dû s'accoutumer à la Gamme tempérée, dont les intervalles, pour pouvoir se plier aux nécessités de l'harmonie et de la modulation, sont légèrement faussés. La tolérance de l'oreille s'étend d'ailleurs au delà de cette limite et supporte, dans l'exécution vocale et instrumentale, et surtout dans l'exécution d'ensemble, des défauts de justesse qui l'affecteraient désagréablement, s'ils lui étaient révélés isolément.

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Dictionnaire Musiques et danses
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