| . |
| |||||||
| Apt (Apta
Julia Vulgentium) est une ville de France Histoire.
La ville d'Apt reçut, dès le XIIe siècle, une administration municipale composée de quatre consuls et il y eut un baile et un juge nommés par les comtes de Provence. Ces magistrats présidaient les conseils de ville et l'assemblée du parlement ou conseil général, composé de tous les chefs de famille. A partir de 1257, les quatre consuls furent remplacés par deux syndics qui furent autorisés, en 1525, par le comte de Tende, gouverneur de Provence, à reprendre le titre de consuls. Elle brava les attaques du vicomte de Turenne au XIVe siècle et plus tard, pendant les guerres religieuses, du baron des Adrets. Depuis cette époque, l'histoire d'Apt, n'offre rien de remarquable. En 1660, cette ville reçut la visite d'Anne d'Autriche qui y vint honorer les reliques de sainte Anne, sa patronne, ou plutôt la remercier d'avoir fait cesser sa longue stérilité. Car une tradition populaire veut que les femmes qui désirent une progéniture aillent remuer le berceau de sainte Anne d'Apt. Dans les derniers siècles, Apt faisait
partie du gouvernement militaire de Provence Blason.
Monuments.
La cathédrale date du XIe siècle. Elle a été reconstruite vers 1056 par l'évêque Eliphant sur une église plus ancienne. Sous le sanctuaire existe une crypte construite avant le me siècle. Elle figure un choeur, entouré de bas-côtés. Au centre de l'hémicycle intérieur se trouve un autel, large dalle surmontant un bloc antique portant une inscription. Sur le revers des piliers carrés qui supportent la voûte sont gravés ces trois mots AHN CRIPTAM SCAL. Le mur circulaire des bas côtés se divise en sept niches formées par autant d'arcades engagées. On descend ensuite dans un étroit couloir de 1,40 m de hauteur sur 1 m de largeur, seul débris de l'église primitive. C'est là qu'une ouverture carrée fermée par une grille indique ce qu'on appelait le tombeau de sainte Anne qui contenait autrefois un voilà regardé comme celui de la sainte, mais qui ne remontait qu'au XIe siècle. Cette cathédrale e été remaniée au XIVe et au XVIe siècle. Depuis la suppression de l'évêché, elle est devenue église paroissiale. On remarque à l'intérieur un beau sarco phage gallo-romain, le tombeau des Sabran, des pierres tumulaires, une châsse émaillée du XIe siècle, des tableaux de Parrocel, de Mignard, etc. L'ancien évêché (1754) a été partagé entre la sous-préfecture, le tribunal et la mairie. Il ne reste guère des anciens remparts du XIIe siècle qu'une tour crénelée et une autre tour comprise dans les constructions de l'évêché et occupée par les bureaux de la mairie. Belles promenades plantées de platanes. (GE). |
| . |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||