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Métaphysique
d'Aristote. - Dans cet ouvrage, dont l'importance
est capitale en philosophie ,
Aristote commence par exposer, en les critiquant, les diverses doctrines
philosophiques de Thalès jusqu'à
Platon.
Il montre qu'elles ont eu le tort de considérer comme les seules
causes des êtres celles qui rentrent sous
la raison de la matière. Or la matière
sans doute est nécessaire, mais inconcevable en tant que séparée
de toute forme. La forme constitue l'essence
des êtres de ce monde. La forme par rapport
à la matière est un bien, une perfection; elle est le terme
et la cause de son mouvement. Au sommet de l'échelle des êtres,
par delà le monde sensible, il y a la forme sans matière,
l'acte pur,
Dieu. C'est cet
acte parfait qui est le principe du mouvement
universel par lequel tout l'univers aspire vers une réalité
plus haute. Cette, cause première, cet acte pur,
c'est la pensée occupée d'elle-même
et d'elle seule qui ne connaît pas
le monde, mais qui meut tous les êtres de la nature
par le désir qu'elle suscite en eux. Ce premier moteur est lui-même
immobile. S'il était en mouvement, ce serait pour réaliser
ses puissances, pour passer à une perfection plus haute sous l'attraction
d'un bien supérieur. |
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