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Analytiques
(du grec analytica), nom donné par les commentateurs du IIe
siècle aux deux traités d'Aristote
sur le Syllogisme et sur la Démonstration. Ce nom convient
surtout aux Premiers Analytiques, qui contiennent effectivement
l'analyse ou résolution du syllogisme dans ses éléments
fondamentaux. Il est moins juste en ce qui concerne les principes généraux
de la démonstration, exposés dans les Derniers Analytiques.
Les Premiers et les Derniers Analytiques forment la 3e
et la 4e partie de l'Organum
d'Aristote, où ils sont précédés des Catégories
et de l'Herméneia ou Interprétation, et suivis des
Topiques
et de la Réfutation des Sophistes.
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En
bibliothèque - Les Analytiques,
objet d'innombrables commentaires dans l'Antiquité, au Moyen âge,
et à l'époque de la Renaissance, ont été publiés
en français au 19e s. avec des notes perpétuelles par Barthélemy
Saint-Hilaire, dont on consultera aussi utilement le savant Mémoire
: De la Logique d'Aristote, 2 vol. in-8°, Paris, 1839. |
A l'exemple d'Aristote, Kant
a donné le nom d'Analytique transcendantale à cette partie
de la Critique de la Raison pure qui a pour objet, comme il le dit
lui-même, "la décomposition de toute notre connaissance
à priori dans les éléments de la connaissance de l'Entendement
pur". L'Analytique transcendantale comprend à ce titre l'Analytique
des Concepts et celle des Principes. B-E. |
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