Aperçu |
Jusqu'en 1977, les seuls anneaux
connus autour d’une planète étaient ceux
qui entourent Saturne .
Il est apparu depuis que les quatre planètes
géantes du Système solaire
possèdent des anneaux. Il ne s’agit pas de structures rigides :
ils sont composés de milliards de petits corps (poussières
ou blocs de roches plus gros) recouverts de glace, et circulant sur un
même plan.
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Jupiter
– Les anneaux de Jupiter
ont été découverts en 1979, grâce à la
sonde Voyager 1 et sont très difficiles à déceler
depuis la Terre. Immergées dans un halo
aux contours indécis, les particules qui les constituent, forment
des structures, nettement dessinées, mais sont bien plus dispersées
que celles formant les anneaux de Saturne. Ces anneaux en frôlent
presque les nuages. |
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Saturne
– Parfaitement visibles depuis la Terre, certains des anneaux
de Saturne
ont d’abord été notés par Galilée
en 1610, qui les avait pris pour des satellites.
Ils n’ont été reconnus comme tels qu’en 1654 par Huygens .
On distingue traditionnellement sept anneaux concentriques principaux,
mais les sondes Voyager en ont révélé de milliers. |
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Uranus
– Découverts depuis la Terre en 1977 grâce à l’occultation
d’une étoile, les anneaux d'Uranus
constituent le premier système annulaire connu depuis la découverte
de celui de Saturne. La sonde Voyager 2, en 1986, a permis d’en dénombrer
11. Très sombres et étroits, ils semblent pauvres en poussières.
Ils sont de forme elliptique plutôt que circulaire. |
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Neptune
– On connaît, depuis le passage dans leur voisinage en 1989 de la
sonde Voyager 2, quatre anneaux très sombres
autour de Neptune .
Ils sont étroits comme ceux d’Uranus, et très écartés.
L'anneau externe est serti de plusieurs quatre arcs brillants, dont trois
avait été détectés en 1984 et 1985 depuis la
Terre. On leur a donné les noms de : Courage, Liberté, Égalité
et Fraternité. |
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Rouages |
L'origine des anneaux observés
autour des planètes géantes n’est pas claire. Il n’est pas
même certain qu’un même mécanisme puisse être
invoqué dans chaque cas.
Selon un premier scénario, ces structures
se seraient formées à partir de la matière
résiduelle qui entourait les planètes géantes à
leur naissance. Cela rappelle l'hypothèse de Laplace
:
Une
ancienne hypothèse - Laplace, dans son Exposition du système
du monde, a décrit comment une nébuleuse,
en se condensant par ses couches extérieures, pourrait sous l'influence
de la force centrifuge, donner naissance à un anneau animé
à peu près du même mouvement de rotation que la nébuleuse
elle-même; et comment cet anneau pourrait se diviser plus tard en
fragments qui seraient devenus des planètes
ou des satellites. Cela a incité les astronomes, à la suite
de Laplace, à voir dans les anneaux de Saturne un exemple de ce
mode de formation, pris ainsi sur le fait.
Une deuxième hypothèse implique
indirectement les satellites, envisagés
comme des pourvoyeurs de matière. On soupçonne, par exemple,
Encelade
d'éjecter dans l'espace des poussières qui se disperseraient
autour de Saturne pour en constituer un des anneaux. Cette expulsion pourrait
être causée par l'existence à la surface de la petite
planète de geysers - une activité, que l'on pourrait aussi
rapprocher de la surface lisse et donc jeune de l'objet.
Une autre possibilité est la projection
de poussières et de petits blocs, arrachés à Encelade
par le bombardement de météorites .
Depuis 1999, on envisage en tout cas un processus de ce type pour expliquer
les anneaux de Jupiter. Cette fois, les anneaux sont supposés être
alimentés grâce à l'impact de météorites
sur les trois des lunes internes de la planète
géante (Adrastée, Amalthée
et Thébé).
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Satellites
connection
Qu’ils
soient à l’origine ou pas de la formation des anneaux, les satellites
semblent requis pour expliquer la pérennité de ceux-ci. Les
milliards de particules qui constituent les anneaux ne cessent en effet
de se cogner les unes aux autres. Certaines acquièrent des vitesses
qui les font s'évader dans l'espace. D'autres tombent en pluie sur
leur planète. La matière des anneaux disparaît donc
en permanence. Et pour continuer d'exister, les anneaux doivent donc aussi
être alimentés en permanence par de la matière venue
de l'extérieur. Ainsi le processus invoqué à propos
d’Encelade
et des trois petits satellites de Jupiter, pourrait-il au moins avoir sa
part dans le maintient sur de très longues durées des anneaux.
Il
existe cependant une autre possibilité. Une partie de la matière
pourrait provenir des météorites qui viennent directement
s'écraser sur les anneaux. Les effets de tels impacts expliqueraient
peut-être que les anneaux de Saturne soient sans cesse parcourus
de grandes vagues sombres s'étendant sur plusieurs dizaines de milliers
de kilomètres (on invoque aussi dans ce cas des effets d’origine
électromagnétique).
Quoi
qu’il en soit, les satellites semblent requis pour expliquer d’autres caractéristiques
des anneaux, telles que le bord bien net de la plupart d'entre eux. On
pense ici par exemple à Cordélia et Ophélie, petits
satellites qui encadrent l'anneau externe d'Uranus, ou encore à
Janus
et à Epiméthée, qui jouent le même rôle
de "gardiens" de part et d'autre d'un des anneaux de Saturne. Toujours
autour de cette planète, Pan (qui circule à l'intérieur
de la division de Encke) et Mimas semblent être
les causes principales du vide qui subsiste entre certains anneaux.
Par
ailleurs, l'origine des condensations brillantes (arcs) observées
sur l’anneau extérieur de Neptune, et capables de persister pendant
plusieurs années, pourrait également se comprendre comme
un effet perturbateur des satellites : Galathée, en particulier,
pourrait jouer un rôle clé. L'aspect torsadé de plusieurs
anneaux de Saturne pourrait recevoir la même explication. |
Un troisième scénario recours
à l’hypothèse d’une dislocation d'un ancien satellite par
l'action des effets de marée de sa planète
tutélaire. La formation des anneaux de Saturne, dont la masse totale
est celle d'un petit satellite de glace, pourrait dans une large mesure
entrer dans ce cadre. Pareille situation se rencontrera peut-être
d’ici une centaine de millions d’années autour de Saturne. On attend
en effet que Triton, son principal satellite,
dont l’orbite se resserre lentement, soit alors disloqué par le
mécanisme des marées. |
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