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Source : NSSDC |
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| La comète Shoemaker-Levy 9,
découverte en 1993 par Eugene et Carolyn Shoemaker, David Levy
et Philippe Bendjoya, alors que son noyau avait déjà
commencé (un an plus tôt) à se morceler sous l'effet
de marée induit par Jupiter L'objet avait été capturé depuis longtemps - probablement plus d'un siècle - par Jupiter qui l'avait satellisée. Chaque révolution durait deux ans au début, puis la période s'était progressivement raccourcie, au fur et à mesure que l'orbite se resserrait et que la catastrophe se préparait. Ce destin, connu prévu suffisamment à l'avance a permis aux astronomes de préparer leurs observations et de suivre en détail les événements. Les impacts ont fourni
deux séries d'informations : les unes concernent la comète Par ailleurs, les
impacts ont libéré dans la stratosphère de Jupiter
de gigantesques champignons de plasma. Le plus
gros fragment s'est ainsi accompagné d'une boule de feu qui s'est
élevée à 3000 kilomètres au-dessus des plus
hauts nuages, dans lesquels il a laissé, comme les autres impacts,
une plaie noire vaste comme deux fois le diamètre de la Terre.
Ces taches se sont ensuite diluées au gré des vents tout
le long d'une bande parallèle à l'équateur.
Les analyses y ont ont révélé la présence de
magnésium, de silicium et sans doute aussi de fer. Il se serait
agi d'un matériau sombre venu des profondeurs mal connues de Jupiter,
à moins qu'on ait eu plutôt affaire à de nouvelles
molécules,
synthétisées dans la haute atmosphère sous l'effet
de la chaleur intense dégagée par les collisions. En se refroidissant
les gaz se seraient ensuite condensés sous formes de fines particules
solides. Toujours est-il que d'autres taches noires déjà
signalées dans le passé à la surface de Jupiter :
en 1690, 1872, 1927 et 1948. Peut-être de quoi inciter à penser
que les collisions de comètes avec la planète |
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