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Issoudun
(en
latin : Uxellodunum, Auxellodunum,Exoldunum,
Issoldunum). - Commune de l'Indre)
à 27 kilomètres au Nord-Est de Châteauroux ,
sur la Théols. Le nom de la ville (en lat. Exoldunum) remonte
certainement à l'époque gauloise
(César l'aurait détruite, puis restaurée),
mais il ne figure dans les documents qu'à partir du VIIIe
siècle. Au Moyen âge ,
c'était une place forte importante. Les seigneurs d'Issoudun sont
mentionnés dans l'histoire depuis la fin du IXe
siècle; avant 1018 la seigneurie passa dans la maison de Déols.
Un routier de Richard Coeur de Lion,
Mercadier, s'empara de la ville et du château
en 1195; il y fut vainement assiégé l'année suivante
par Philippe-Auguste, qui se le fit céder
par Jean sans Terre quelques années
plus tard.
Après la guerre de Cent ans ,
Issoudun eut encore à souffrir d'une peste
en 1497, et d'un incendie en 1651. Les Ligueurs s'emparèrent de
cette ville; mais les habitants les en chassèrent (1589). Sous
Louis
XIV, elle résista vaillamment aux Frondeurs.
La révocation de l'Édit de Nantes lui enleva beaucoup d'habitants.
Encore plusieurs fois ravagée par des incendies, elle n'a
gardé que peu d'édifices anciens. Le plus important est la
Tour blanche (mon. hist.), donjon cylindrique
de 27 m de hauteur, renforcé à l'Est par une sorte de contrefort
triangulaire, élevé par Philippe-Auguste.
Il est divisé par trois voûtes à nervures en trois
salles dans lesquelles a été installé le musée.
D'autres vestiges de l'ancien château,
notamment une chapelle très ancienne,
ont été mis au jour autour du donjon. Non loin, une ancienne
porte de ville flanquée de quelques ouvrages de défense a
servi de prison. L'église de Saint-Cyr
est un édifice disparate des diverses époques (XIIe-XVe
siècles) qui conserve une belle verrière du XVe
siècle (mon. hist.). L'église Notre-Dame du Sacré-Coeur,
édifice moderne de style gothique, est un lieu de pèlerinage
très fréquenté. |
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