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Les Etrusques
L'art étrusque
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La religion étrusque
L'art étrusque
L'art, dans l'ancienne Étrurie, n'a point atteint par un développement original le degré de perfection qu'attestent les monuments qui en ont été conservés; il a subi des influences étrangères. Les antiquités découvertes à Tarquinies, à Vulci, à Caere, ont un caractère oriental, et l'on y recourait des sujets empruntés à l'Assyrie ou à la Perse. Était-ce l'effet des relations commerciales que l'Assyrie entretint avec l'Asie Mineure ou de l'établissement de colonies asiatiques en Italie? Ou bien l'art primitif des Grecs, importé très tôt en Etrurie, avait-il assez d'analogie avec l'art asiatique, pour qu'il ne soit pas nécessaire d'admettre une influence directe des principes assyriens sur les Étrusques

Dans les derniers siècles de leur existence nationale, les Étrusques subirent une nouvelle influence, celle des Hellènes. La colonie corinthienne amenée en Étrurie par Démarate au VIIe siècle av. J.-C., les nombreux établissements formés par les Hellènes dans l'Italie méridionale et en Sicile, où les Étrusques faisaient un commerce actif, l'expliquent suffisamment. Les vases peints de l'Étrurie sont d'un travail tellement semblable à celui des Grecs, qu'à une certaine époque les antiquaires les crurent apportés de la Sicile ou de la Grande Grèce; la plupart des inscriptions qu'on y lit appartiennent au dialecte ionien (La langue grecque), et beaucoup de noms d'artistes qui figurent sur les vases de Vulci sont complètement athéniens.

La sculpture étrusque.
Les figures sculptées des monuments de Vulci présentent, au premier aspect, une certaine analogie avec les plus anciens produits de l'art en Égypte; mais si l'on considère la forme elliptique des têtes, l'allongement de leur angle facial et la conformation de la bouche, on reconnaît un type national, indépendant de l'influence des types étrangers. Au contraire, sur plusieurs tombeaux de Norchia, le dessin des figures est d'un caractère hellénique. D'autres oeuvres étrusques indiquent une influence orientale : ainsi, deux plats d'argent doré, trouvés à Caere, sont d'un style semblable à celui des Égyptiens. On reconnaît un sujet persan dans un disque d'argent de la même ville : il représente, au milieu de plantes symboliques, un taureau dévoré par deux lions; à la bordure sont figurées des chasses semblables à celles que les Persans modernes exécutent sur leurs vases, et l'on voit, dans l'une des scènes, un homme qui perce d'une courte épée un lion dressé, sujet commun dans les bas-reliefs de Persépolis

C'est surtout dans le travail de l'argile, dans la fabrication des vases, que brillèrent les sculpteurs étrusques. Ces vases, dont on a retrouvé une immense quantité dans les tombeaux, sont de deux espèces principales : des urnes cinéraires surmontées d'un couvercle, et des vases en terre noire bon cuite, sur lesquels de petits sujets en relief sont exécutés au moule. Les artistes étrusques ont aussi fait beaucoup d'ouvrages en bronze, le plus souvent dorés, tels que statuettes, trônes, chars de luxe, boucliers, candélabres, coupes, etc. Ils s'occupaient peu de la sculpture en bois et en pierre.

La peinture étrusque.
Les traces de couleurs qu'on a trouvées sur le principal tombeau de Norchia prouvent que les Étrusques connaissaient la décoration polychrome. Les peintures des tombeaux de Vulci ,de Chiusi et de Corneto représentent des jeux, des danses, des courses, des festins, des chasses, des cérémonies religieuses. (B.).

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