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| Église
de la Trinité, à Paris
(IXe
arrondissement). - Cette église
s'élève dans le quartier de la Chaussée-d'Antin, sur
les derniers restes des bâtiments et jardins du hameau des Porcherons.
Elle est précédée d'un square d'environ 3000 m²
superficie. Ce square, de forme ovale, est emprisonné dans un mur
que surmonte une balustrade en pierre, ornée d'élégants
candélabres en bronze. Trois fontaines
en décorent le fond : chacune d'elles se compose de trois vasques
superposées, dans lesquelles les eaux tombent en cascade. Sur les
piédestaux
engagés dans la partie supérieure de la balustrade qui entoure
le bassin des fontaines, on a placé
trois statues en marbre
blanc, la Foi, l'Espérance et la Charité. En
arrière des fontaines, deux rampes carrossables conduisent dans
le porche de l'église.
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La Trinité couvre un espace de 2900 m²; e!le a 90 mètres longueur sur 30 mètres largeur, et est percée de trois grandes portes à la façade, de deux plus petites sur les côtés, de quatre autres à la partie postérieure. La construction générale est dans le style florentin du XVIe et du XVIIe siècle. La façade se compose d'un vaste porche, surmonté d'un étage avec rosace, et d'un clocher qui atteint 65 mètres de hauteur. Les voussures du porche ont été rehaussées de laves brillantes, inaltérables, ouvrage des frères Balze. Quatre groupes, placés en amortissement aux angles de la balustrade de la façade, représentent la Prudence, la Justice, la Force et la Tempérance, accompagnées d'enfants ou génies : ils sont dus aux sculpteurs Cavelier, Carpeaux, Crauck et Maillet. Les statues des Évangélistes, qui se détachent aux angles du campanile, sont l'oeuvre de Cugnot, de Gauthiert, de Gilbert et de Fesquet; Guillaume, Loison, Aizelin et Doublemard ont sculpté les saints des niches extérieures. Une balustrade découpée à jour court sur le mur pignon, que couronnent à droite et à gauche deux tourelles; celles-ci renferment les escaliers qui mènent aux tribunes et aux parties supérieures de l'édifice. L'intérieur
de l'église n'est pas divisé
en nefs; c'est un grand vaisseau, de chaque côté
duquel s'ouvrent quatre travées formant chapelles, avec tribunes
au-dessus. Les pilastres qui séparent ces chapelles
les unes des autres sont à deux étages de niches et de colonnes
engagées dans la masse, et se terminent dans les combles par des
arcs
doubleaux, dont la courbe paraît légèrement ogivale.
Les chapelles elles-mêmes et les tribunes qui les surmontent sont
divisées en deux travées secondaires par une colonne et deux
archivoltes
le sommet forme une arcade trilobée
en pénétration dans la voûte,
et reproduit ainsi, mais dans des dimensions colossales, le dessin des
fenêtres.
Les grands médaillons des arcades trilobées
ont été décorés de peintures
L'église de la Trinité, à Paris. © Photos : Serge Jodra, 2011. Entre les arcs doubleaux, la voûte est ornée de rosaces et teintée dans les pendentifs, avec petits bouquets d'épis. Tout ce qui est sculpture, moulage, relief quelconque dans ce décor, les rinceaux, les caissons, les arêtes, tout est doré. Aux deux tiers de la longueur de l'église, le sol s'élève, et un escalier aux marches spacieuses conduit au choeur, formé d'un ordre corinthien en avancement sur la nef. Dans les retraites que forme cet avancement, deux portes latérales donnent accès à deux sacristies. Tout au fond est la chapelle de la Vierge, dont les peintures ont été exécutées par Émile Lévy et Delaunay; la statue de la Vierge est de Paul Dubois. Le grand arc de l'abside a été peint par Barrias et Jobbé-Duval; les bénitiers sont de Gomery; on doit les statues des niches intérieures à Lebourg, Chatrousse, Bosio, Dantan jeune, etc., et les sculptures d'ornement à Murgey et Libersac. Les verrières sont d'Oudinot et Nicod. Des lustres d'or l'éclairent de leurs girandoles de feux; les pieds reposent sur un parquet de chêne, où s'ouvrent, de distance en distance, les bouches d'un calorifère. Les cérémonies de la mort ne mêlent pas leurs tristesses aux joies du baptême et du mariage; on leur a réservé une chapelle souterraine, aux piliers et aux fortes arcatures en fer recouvert de stuc. Ballu a été l'architecte de là Trinité, consacrée en 1867. ( B.). |
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