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Architecture
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| Arc-doubleau.
- Saillie ou plate-bande peu large, arêtant
une voûte, et sur le nu de laquelle elle
se trouve en contre-bas de plusieurs centimètres. Il a pour objet
réel ou apparent de renforcer et de soutenir la voûte, de
la doubler en cet endroit (d'où vient son nom); en effet, souvent
il lui donne plus de résistance; mais souvent aussi, surtout dans
les voûtes à plein cintre,
il n'est que l'occasion d'un ornement de sculpture -
Arcs-doubleaux. Jusqu'au XIIe siècle, les arcs-doubleaux se composèrent d'un ou deux rangs de claveaux, le plus souvent sans moulures ni ornements (fig. 1), ou affectèrent une forme demi-cylindrique (fig. 2). Plus tard, ils se composèrent d'un faisceau de tores séparés par des gorges (fig. 3). A la réunion du transept avec la nef et le choeur des églises, les arcs-doubleaux ont une très grande force, parce qu'ils doivent à la fois résister à la pression des murs, et quelquefois supporter des tours ou des flèches centrales, ou tout au moins contre-bouter les supports ou pendentifs sur lesquels on rejette ordinairement cette charge. (B.). |
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© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.