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La
colonisation
L'état chronologique
ci-dessous donne la liste de leus différentes tentatives de colonisation
dans la contrée jusqu'à la fin du XIXe
siècle.
1604.
Quelques Français se fixent sous
la conduite de La Ravardière dans l'île fluviale qui devait
plus tard s'appeler l'île de Cayenne .
-1604.
Une petite colonie anglaise, sous Charles Leigh, occupe la rive gauche
des bas Oyapock qu'elle évacue au bout de deux ans. Mais une seconde
colonie anglaise s'y installe encore pour quelques mois en 1608,
sous Robert Harcourt. - 1626.
26 Français viennent sous la conduite des sieurs de Chauteil et
de Chambaut, représentants de la Compagnie des marchands de Rouen ,
s'établir sur les bords du Sinnamary. - 1628.
Quelques colons envoyés par la même compagnie se fixent, sous
le commandement du capitaine Hautepine qui y laissa pour y commander son
lieutenant Lafleur, sur les rives du Counamana. - 1630.
50 hommes sont amenés, sous la conduite du sieur Legrand, pour renforcer
la colonie de Counamama. - 1633.
66 hommes conduits par le capitaine Grégoire viennent encore renforcer
la colonie de Counamama. Cette même année, les Anglais
et les Hollandais, chacun de leur côté,
font un établissement dans l'île qui sera plus tard l'île
de Cayenne. - 1634.
Un certain nombre de Français envoyés par une nouvelle compagnie
de marchands normands, compagnie qui avait obtenu, en 1633,
le privilège du commerce et de la navigation des pays situés
entre les rivières Orénoque et Amazone, les deux incluses,
s'établissent sur la côte de Rémire qu'ils commencent
à cultiver. En 1635,
ils fondent le village qui prit bientôt le nom de Cayenne et bâtissent
un fort pour le défendre. - 1638.
Quelques Français se trouvent en outre à cette époque
au Maroni et vers le Cap de Nord, ainsi que le constatent les lettres patentes
de la compagnie de 1633
renouvelées en 1638.
- 1643.
300 hommes sous la conduite de Poncet de Brétigny, représentant
de la Compagnie du Cap de Nord qui avait remplacé dans tous ses
privilèges celle de 1633,
se fixent dans l'île de Cayenne, au mont Cepérou, non loin
du Cayenne de 1635.
Les colons des expéditions précédentes furent trouvés
le long des côtes, réduits presque à rien, parlant
la langue des Galibis dont ils avaient pris les moeurs. 1645.
40 hommes de renfort sont envoyés par la Compagnie du Cap de Nord.
Mais Poncet de Brétigny avait été tué par les
Indiens et ses 300 hommes étaient réduits à 25. Sur
ces 25 hommes 16 seulement consentirent à rester, les autres se
rembarquèrent. Des 16 restants, 14 furent tués par les Indiens,
2 seulement purent se sauver en 1645
à Suriname, chef-lieu du territoire pris par les Hollandais, entre
le Maroni et l'Orénoque. En 1645,
la Guyane était vide de colons. De 1604
à 1645
il en était mort environ 600.
1652.
Environ 700 hommes d'une nouvelle compagnie de la France équinoxiale,
substituée aux droits et privilèges de la Compagnie du Cap
de Nord, débarquent à Cayenne
sous la conduite des douze seigneurs, successeurs du sieur de Roiville,
assassiné pendant la traversée. 60 hommes étaient
arrivés à Cayenne quelque temps auparavant, envoyés
par la Compagnie du Cap de Nord, qui, mais en vain, voulut essayer de se
maintenir. Les 60 hommes se soumirent aux seigneurs de la Compagnie de
la France équinoxiale. - 1654.
La colonie est encore une fois détruite par les Indiens et par les
dissensions intestines. Ses restes se réfugient à Suriname.
Peu après les Hollandais, sous Spranger,
s'emparent de l'île de Cayenne qui était redevenue déserte
et amènent avec eux les premiers esclaves noirs qu'ait vus la colonie.
Colons morts de 1645
à 1654,
environ 700, plus 600 morts de 1604
à 1645.
Total en 1654
: 1300 colons morts dans la Guyane française. -1663.1000
nouveaux colons français sont envoyés par la Compagnie de
la France équinoxiale dans l'île de Cayenne, d'où ils
chassent les Hollandais. - 1664.
Quelques colons sont envoyés, sous le commandement de M. de la Barre,
par la compagnie des Indes occidentales, à laquelle furent cédés
en 1664
les droits et privilèges de la compagnie de la France équinoxiale,
pour prendre la colonie à l'ancienne compagnie et fortifier la colonie
naissante. - 1667.
Les Anglais ravagent entièrement la colonie et l'abandonnent sans
y faire d'établissement. Les débris de la colonie, sous M.
de La Barre, se remettent au travail. Le chef-lieu est alors à Armire
(Rémire). - 1674.
La Compagnie des Indes étant supprimée, la colonie passe
en domaine royal. - En 1676.
La colonie est prise par les Hollandais qui avaient déjà
établi clandestinement de petites colonies à Approuague et
à Oyapock. A la fin de cette même année 1676,
la colonie est reprise par d'Estrées. . En 1677,
le chevalier de Lézy, gouverneur de Cayenne, chasse les Hollandais
de l'Oyapock. Quelques flibustiers
s'établissent avec leurs richesses dans l'île de Cayenne,
Rémire est abandonné comme chef-lieu pour le fort Saint-Louis
de Cayenne. - 1688.
La plus grande partie des habitants s'embarquent avec le corsaire Ducasse
pour aller piller Suriname. L'expédition ayant échoué,
ceux des survivants qui ne furent pas faits prisonniers se réfugièrent
aux Antilles avec Ducasse.
Colons morts de 1663
à 1688
: environ 700. Total des colons détruits de 1604
à 1688,
environ 2000. - 1688.
Le chevalier de La Motte-Aigron remonte l'Oyapock pendant 50 lieues, pour
arriver à l'Amazone, mais il est obligé de rebrousser chemin.
-1696.
600 Français environ, d'après Froger, compagnon de M. de
Gennes, peuplaient alors l'île de Cayenne et ses environs immédiats,
dont 200 hommes pour la garnison de Cayenne .
Il existait dans la colonie, dès 1685,
1500 esclaves noirs. - 1725.
D'Orvilliers, gouverneur de Cayenne, fait établir le fort Saint-Louis
sur la rive gauche de l'Oyapock, en face du Taprabo (Taparoubo); le village
de Saint-Pierre d'Oyapock se forme et se développe à côté
du fort Saint-Louis. -1740.
Population : 5290 (dont 1000 environ à Cayenne), 566 Blancs; 54
affranchis ; 4634 esclaves noirs; 36 Indiens. - 1744.
Le corsaire anglo-américain Potter détruit le fort Saint-Louis
et le village de Saint-Pierre à l'Oyapock. Le fort Saint-Louis,
reconstruit, est attaqué par les Portugais en 1794.
-1762.
Réductions indiennes du Kourou : 6500 Indiens. Réductions
indiennes de l'Oyapock, 2000 Indiens. Total, 8000 Indiens. De 1764
à 1766,
les Indiens des Réductions de Kourou disparaissent et ceux de l'Oyapock
se disséminent. -1763-1765.
Expédition de Kourou : environ 12000 morts. - 1766.
Colonisation de Tonnégrande (Bessner), 80 soldats agriculteurs.
Meurent tous. - 1775.
Population : 9300; 1300 personnes libres; 800 esclaves. - 1777-1780.
Fondation du poste de Vincent-Pinçon et des missions de Macari et
de Counani. - 1783.
Colonisation de Cachipour (Bessner). - 1788.
Colonisation de l'Approuague (Villeboi). - 1790.
Population : 14 520; 2000 blancs; 520 personnes de couleur libres; 12 000
esclaves, population indigène employée par les colons environ
800 Indiens de différentes tribus. -1791.
Colonisation du Ouanari (Compagnie du Sénégal). - 1794.
Les Portugais détruisent Vincent-Pinçon, Macari, Counani
et ravagent l'Ouassa et l'Oyapock. -1795.
Proscrits montagnards de Germinal et de Prairial. - 1797-1798.
600 proscrits réactionnaires (du 18 fructidor), à Sinnamary
et à Counamama, 16 en 1797,
puis plus de 500 en 1798.
J.-J. Aimé, un des déportés de Fructidor, donne un
tableau de mortalité concernant 329 déportés, 8 sont
morts pendant la traversée et 55 furent débarqués
d'urgence, pour cause de maladie due aux mauvais traitements du bord. Professions
libérales, morts : 11 sur 45 ; ecclésiastiques 147 sur 255
; hommes de métiers, 5 sur 21. Total sur 321 163 morts dont 147
ecclésiastiques. - 1799.
Proscrits du 18 brumaire. -1818.
Population : de 15000 à 16000. -1820.
Envoi de 32 Chinois; au bout d'un an il n'en reste plus que 3. -1821.
A Laussadelphie, sur la Passoura, affluent du Kourou, ferme modèle
du gouverneur Laussat, 7 familles de settlers des Etats-Unis .
Total, 20 personnes y de l'embouchure. La colonie (164 hommes) est bientôt
renvoyée en France
en bloc. - 1824.
Milius, 3 familles du Jura (27 personnes), à 8 kilomètres
de l'embouchure de la Mana, nouveaux envois. La colonie est rapatriée
en 1826.
- 1828.
Mme Javouhey commence à fonder le bourg actuel de Mana qu'elle termine
en 1847
avec 36 religieuses, 39 engagistes blancs de trois ans (qui au bout des
trois ans l'abandonnent) et 550 Noirs de traite libérés.
- 1837.
Etablissement du fort de Casfesoca à l'Oyapock. - 1838.
Création du Fort-Inférieur (fort Malouet) à l'Oyapock.
-1839.
Population 20 940 (non compris la garnison et les fonctionnaires non propriétaires),
population libre, 5189; population esclave, 15 761. - 1851-1854.
Transportation
( ci-dessous) - 1857.
Population : 25561. -1854-1869.
Emigration africaine 1000 Noirs d'Afrique environ pris au Libéra ,
à Krou ( La Côte des
Graines )
et au Dahomey .
A partir de 1869
la traite est interdite. - 1861-1876.
Immigration asiatique. Environ 3000 coolies de l'Hindoustan. En 1876,
l'Angleterre
défend le recrutement sous prétexte de mauvais traitements.
A partir de 1860,
quelques immigrants annamites .
La
"Transportation"
L'introduction en
Guyane de condamnés aux travaux forcés date d'un décret
de 1851.
Le premier convoi arriva aux îles du Salut en mai 1852.
Plusieurs pénitenciers furent successivement établis qui,
pour la plupart, furent successivement évacués pour cause
d'insalubrité : celui de la Montagne-d'Argent (1852-1864);
celui de Saint-Georges d'Oyapock (1853-1863);
les trois pénitenciers de la Comté : Sainte-Marie, Saint-Augustin
et Saint-Philippe (1854-1860).
Un chantier forestier fut établi aux Trois-Carbets, à 30
kilomètres de l'embouchure du Kourou, et bientôt évacué,
puis rétabli; un ponton établi à l'embouchure de ce
fleuve fut bientôt abandonné. Dans l'île de Cayenne ,
les pénitenciers de Bourda et de Baduel durèrent de 1854
à 1856;
celui de Mont-Joly de 1854
à 1864.
Le pénitencier de Cayenne fut établi, en 1853,
dans la geôle; en 1855,
on répartit les déportés sur les pontons; enfin, peu
après, le pénitencier de Cayenne fut établi dans une
caserne attenant au jardin militaire. De 1852
à 1867,
18000 "transportés" furent envoyés en Guyane. Mais à
partir de 1867
jusqu'en 1887,
ce fut la Nouvelle-Calédonie
qui fut désignée comme principale colonie pénale.
Enfin, à partir de 1887,
la Guyane reçut tous les condamnés européens ayant
à subir plus de huit ans de peine et tous les condamnés de
arabes et noirs. De plus, en 1885,
la Guyane a été désignée, concurremment à
la Nouvelle-Calédonie, pour la relégation collective des
récidivistes.
La Guyane comptait
à la fin du XIXe
siècle quatre pénitenciers,
d'où l'on détachait divers chantiers de travaux publics,
le pénitencier de Cayenne, celui des îles du Salut, celui
des roches de Kourou et, enfin, le territoire pénitentiaire du Maroni.
Les centres principaux du territoire pénitentiaire du Maroni étaient
: Saint-Laurent, commune pénitentiaire spéciale, qui formait
l'agglomération la plus importante de la colonie après Cayenne ;
Saint-Maurice, à 4 kilomètres au Sud de Saint-Laurent, qui
avait une usine à sucre située au centre des plantations
de cannes des concessionnaires; Saint-Jean, à 20 kilomètres,
en amont de Saint-Laurent, était le centre de la relégation.
En 1889,
le nombre total des condamnés en cours de peine était de
3376 hommes et 42 femmes, dont 1065 hommes au Maroni, 561 à Kourou,
626 aux îles du Salut et 1164 à Cayenne. C'est dans le territoire
pénitentiaire du Maroni que se trouvaient, en majeure partie, les
2000 libérés astreints à la résidence.
Les
Territoires contestés
La France
a eu un long contentieux avec le Portugal ,
puis avec le Brésil
à propos des délimatitions des frontières de la Guyanne
Française. Le territoire contesté entre la France et le Brésil
était limité (conférences diplomatiques franco-brésiliennes
de 1853-1856),
au Nord par l'Oyapock, les Tumuc Hamac et leurs prolongements occidentaux;
à l'Est par l'océan Atlantique; à l'Ouest par le rio
Branco et au Sud par une frontière formée par l'embouchure
Nord de l'Araguary, l'Araguary, et une ligne indéterterminée
partant des hauts de ce fleuve pour aboutir au rio Branco, et se confondant
plus ou moins avec l'équateur à travers les espaces inconnus
de la Guyane centrale. Sa superficie est d'environ 260 000 kilomètres
carrés, superficie plus que triple de celle de la Guyane française
incontestée. Sa population se composait que d'indiens, sauf dans
sa partie littorale et sur la rive gauche du haut rio Branco.
Un autre contentieux
frontalier a existé avec les Pays-Bas. Il a été résolu
au début du XXe
siècle, mais le Suriname, né
de l'indépendance de la Guyane hollandaise revendique toujours aujourd'hui
une partie du territoire de la Guyane française..
Le
contentieux franco-brésilien.
Depuis le XVIIe
siècle,
la France et le Portugal se disputent la possession de la rive septentrionale
de l'Amazone. En 1688,
le gouvernement portugais fait établir à l'embouchure du
grand fleuve, sur la rive gauche et sur l'emplacement de celui de Carriau
pris aux Anglais par les Portugais en 1632,
le fort de Macapà et quatre autres petits forts. Les protestations
de Louis XIV étant demeurées vaines,
celui-ci, en 1697,
fait détruire les quatre petits forts et occuper Macapà par
M. de Férolles, gouverneur de Cayenne .
Les Portugais y rentrèrent la même année.
Le traité
d'Utrecht
(11 avril 1713),
qui devait terminer le différend, ne servit qu'à le prolonger
jusqu'au XXe
siècle. Le traité dit que
la France renonce aux terres du Cap de Nord, situées entre la rivière
des Amazones et celle de Vincent-Pinçon; que la navigation de l'Amazone
ainsi que les deux bords, les deux rives du fleuve appartiendront au Portugal,
et que la rivière de Vincent-Pinçon servira de limite aux
deux colonies. Or, les Portugais prétendirent ensuite que la rivière
Vincent-Pinçon était l'Oyapock; tandis que les Français
considéraient que la rivière de Vincent-Pinçon c'était
l'Araguary dont l'embouchure principale se trouvait alors à la baie
deVincent-Pinçon au Sud de l'île Maraca. Depuis, on ne put
se mettre d'accord.
Voici quels sont
les principaux faits auxquels a donné lieu l'interprétation
du traité d'Utrecht.
1745-1720.
Les Portugais envoient des missionnaires dans le Yary, jusqu'aux sources
de l'Oyapock, et font des incursions chez les populations indiennes de
la côte contestée. - 1722.
Pour punir les déprédations des Portugais, le gouvernement
français envoie un détachement s'installer aux portes de
Para, à Maribira, dans l'île des Guaribas. Le détachement
reste un an dans le poste conquis. - 1725
à 1736.
Les Français, prenant par la mer, s'assurent la possession de la
côte jusqu'à l'Araguary, tandis que les Portugais, prenant
par l'intérieur, font des razzias d'Indiens jusqu'à l'Oyapock.
- 1736.
Les Portugais reconnaissent aux Français la libre pratique des terres
litigieuses. - 1764.
Construction du nouveau fort de Macapa par les Portugais. - 1777.
Fondation par les Français, sur la rive gauche de la bouche Nord
de l'Araguary, du poste de Vincent-Pinçon puis de la mission de
Macari (1783)
qui devait subsister jusqu'en 1794.
-1780.
Fondation de la mission de Counani qui devait subsister également
jusqu'en 1794.
- 1782.
Le gouvernement français donne au géographe Simon Mentelle
la mission de relever l'Araguary et de se rendre au rio Branco en suivant
l'équateur, « afin de chercher à nos possessions une
frontière scientifique ». Mais Mentelle ne put se rendre qu'au
premier saut de l'Araguary. - 1794.
La guerre étant déclarée, les Français évacuent
Vincent-Pinçon, Macari et Counani; les Portugais pillent la côte
contestée, et établissent un poste sur la rive droite de
l'Oyapock. - 1797.
Traité du 20 août. La frontière est fixée au
Corsevenne. Le Directoire ne ratifie pas le traité. - 6 juin 1801.
Traité de Badajoz .
La frontière suit l'Araguary, de la grande bouche aux sources, et
des sources au rio Branco. - 29 septembre 1801.
Traité de Madrid .
La frontière suit le Carapanatuba, à quelques minutes au
Nord de l'équateur, et va des sources de ce petit fleuve au rio
Branco. - 25 mars 1802.
Traité d'Amiens .
On revient au traité de Badajoz : grande bouche de l'Araguary, Araguary,
et des sources d'Araguary au rio Branco. - 1817.
La Guyane, occupée depuis 1809
par les Portugais, est restituée à la France conformément
au statu quo ante. Une commission mixte, qui ne se réunit
pas, devait étudier sur place le différend. - 1836.
Etablissement d'un poste militaire français à Mapa. - 1840.
Le Brésil établit la colonie militaire de dom Pedro II sur
la rive gauche de l'Araguary. - 1840.
Evacuation du poste de Mapa et convention de non-action politique réciproque
des Français et des Brésiliens dans le contesté (1841).
Contrairement à la convention précédente, les Brésiliens
conservent la colonie militaire de Pedro II, de l'Araguary au Tartarongal,
dans le territoire contesté. - 1860.
Le gouvernement brésilien annexe (contrairement à la convention)
le district d'Apurema, la plus riche région du contesté.
- 1887.
Jules Gros prend en France le titre de président de la République
du territoire contesté qu'il nomme Guyane indépendante avec
Counani pour capitale. -1890-1891.
Une expédition militaire brésilienne s'empare du Mapa et
y fonde la colonie « Ferreira Gomes ». - 1892.
Une autre expédition brésilienne part d'Alemquer, sur les
bords de l'Amazone, pour se rendre aux Tumuc-Humac à travers le
contesté de l'intérieur.
Le
contentieux franco-hollandais.
La délimitation
de la frontière entre la Guyane française et la Guyane hollandaise
a également eté l'objet d'un contentieux entre la France
et les Pays Bas. Un premier arbitrage, tenté par le tsar Alexandre
III en 1891
avait échoué. Les deux parties se sont finalement mises d'accord
en 1905,
en signant une concention par laquelle la France obtenait la possession
du territoire contesté entre l'Itany et le Maroni (environ 250 000
hectares), ainsi que les îles de l'Awa et les îles les plus
importantes du bas Maroni, grâce au partage du fleuve en biefs alternativament
attribués à chaque Etat. |