 |
Neustrie,
Neustria,
de l'all. West-Reich, c.-à-d. royaume de l'Ouest, nom que
prit par opposition à l'Austrasie ,
ou France orientale, la France occidentale, c. à d. la partie de
l'empire des Francs, qui comprenait les royaumes de Soissons et de Paris,
lorsque cet empire fut partagé en 511 entre, les quatre fils de
Clovis.
Les traditions gauloises
et romaines
s'étaient beaucoup plus conservées en Neustrie qu'en Austrasie,
où prévalut l'esprit des conquérants d'outre-Rhin.
Les tendances nationales étaient monarchiques en Neustrie, et aristocratiques
en Austrasie. La rivalité de la Neustrie et de l'Austrasie se personnifia
en Frédégonde, femme de Chilpéric,
roi de Soissons, et en Brunehaut, femme de
Sigebert
Ier,
roi d'Austrasie.
La réunion
de toute la monarchie des Francs, en 613, dans la personne de Clotaire
II, fils de Chilpéric, donna à
la Neustrie une prépondérance momentanée. A la mort
de Clotaire III, roi de Bourgogne
et de Neustrie, en 670, Childéric,
roi d'Austrasie ,
fut maître de toute la France. Ebroin, maire
du palais de Thierry III, roi de Bourgogne
et de Neustrie, tenta de relever la fortune de la Neustrie. Mais Thierry
III fut vaincu à Testry, en 687, par Pépin
d'Héristal, duc d'Austrasie, dont le petit-fils, Pépin
le Bref, réunit la Neustrie à l'Austrasie, et devint
roi de France
en 752. Le nom de Neustrie finit par ne plus désigner que la contrée
de l'Ouest de la France qui s'appela Normandie ,
après, qu'elle eut été cédée à
Rollon, chef des Vikings
ou Normands, en 912. |
|