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Rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris  (VIIIe arrondissement). - Cette rue relie la place des Ternes aux rues Saint-Florentin et du Chevalier de Saint-Georges. Elle portait jadis le nom de chaussée du Roule, puis celui de faubourg du Roule. De la rue Royale jusqu'à la rue de Penthièvre, la rue s'appela : faubourg Saint-Honoré. De là, elle s'appelait Bas-Roule, et à partir de la rue de Monceau : Haut-Roule. 

Le Roule était un village comme la Ville-l'Évêque. Au XIIIe siècle il s'y tenait un grand marché d'oies. Le Roule fut érigé en faubourg en 1722 et incorporé dans Paris en 1787.

Le sculpteur Bouchardon mourut en 1762 à la barrière du Roule; son enterrement eut lieu à Saint-Philippe. Haussmann est né faubourg du Roule, 55, en 1809. Dans la rue du Faubourg-Saint-Honoré habita Petion en 1791 (au 6 ancien). Siéyès mourut à 88 ans, en 1836, au 116 (ancien) où il était déjà en 1802. Le maréchal de Boufflers de 1811 à 1814 était au 114 (ancien). Le maréchal Marmont, duc de Raguse, était au 126 en 1821. Guizot en 1837 était au 52 (ancien). Isopy, le coiffeur de Lamartine était au 264 (ancien). Le maréchal de Lauriston mourut en 1828 au 52 (ancien), etc.

N° 222. Emplacement de l'ancien couvent des Dominicains (jusqu'en 1900). Il subsiste les anciens les jardins du couvent qui s'étendent presque jusqu'à la rue de Courcelles.

Au coin des rues de Balzac et du Faubourg, vis-à-vis l'ancienne chapelle Saint-Nicolas se trouvait l'ancienne fonderie du Roule. C'est là que fut fondue d'un seul jet la statue équestre de Louis XV (1758). Sous Louis XVI la fonderie fut utilisée par Houdon pour ses travaux. En 1817, Lemot y fondit en bronze la statue équestre d'Henri IV dans le même fourneau qui avait servi à couler la statue de Louis XV. La fonderie fut démolie en 1855 et remplacée par des constructions nouvelles.

N° 208. Autrefois, il s'y trouvait l'Hôpital Beaujon, fondé en 1784 par le financier Beaujon qui habitait alors l'hôtel d'Evreux (Élysée). L'hôpital a été construit par l'architecte Girardin. Sous la Convention, ce fut l'hôpital du Roule. Cette structure hospitalière, qui a conservé le nom d'hâpital Beaujon, a été transférée à Clichy en 1935. 

N°' 141-139. Emplacement des anciennes écuries d'Artois, construites par Bellanger. La façade donnait rue du Faubourg-du-Roule. Elles devinrent en 1830 écuries royales, puis furent affectées à un hôpital militaire.

N° 170. Au débouché actuel de la rue Paul-Cézanne se trouvait l'Hôtel de M. de Saint-Priest, ambassadeur à Constantinople et gouverneur des pages sous Louis XV. Mme de Genlis y mourut en 1830. Le maréchal Randon y habita. 

N° 168. Fut habité par Nivelle de La Chaussée, académicien, puis par Nisard. Acheté en 1808 par Nicolas Haussmann, oncle du préfet de l'Empire. Surélevé en 1853. Le musicien Saint-Saëns y habita depuis son enfance jusqu'en 1876, époque où il alla 11, rue Monsieur-le-Prince.

N° 107. Emplacement de la maison des pages sous Louis XV; le général Gardanne en était gouverneur sous l'Empire. Hôtel du marquis de Barthélemy. En 1909, le couturier Paul Poiret s'y était installé. La maison a été détruite, depuis.

N°96. Place Beauvau, ministère de l'Intérieur.

N°51. Palais de l'Elysée.

N° 47. Emplacement de l'hôtel de Paris de Montmartel, marquis de Brunoy. Cet hôtel était le chef-d'oeuvre de l'architecte Boullée qui battit en brèche le style Louis XV et eut comme élèves Chalgrin et Brongniart. Les jardins de l'hôtel Brunoy s'étendaient du côté de l'avenue Gabriel et étaient creusés de promenades souterraines pour ne pas nuire à la vue. En 1812 cet hôtel était devenu l'hôtel Beurnonville et le général de ce nom y mourut en 1821. Le maréchal Marmont y habitait en 1825 et la princesse Bagration en 1843.
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Paris : rue du faubourg-Saint-Honoré.
La rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris. © Photo : Serge Jodra, 2011.

N° 41. Hôtel Pontalba construit par Visconti sur l'emplacement de l'hôtel de Morfontaine, époux de Mlle Le Peletier de Saint-Fargeau, surnommée la fille de la Nation. Devenu ensuite hôtel du baron Edmond de Rothschild. Cet hôtel, restauré magnifiquement, possède le salon de l'hôtel de Samuel Bernard qui était rue du Bac et un salon du style arabe le plus pur dû à Ambroise Aubry, architecte du khédive Ismaël. (Belles portes). Aujourd'hui résidence de l'amabassadeur des Etats-Unis.

N° 39. Hôtel du duc de Charost, un des fondateurs en 1780 de la Société philanthropique. Cet hôtel fut construit en 1720 par Mazin et resta dans la famille Charost de 1720 à 1800. Pauline Bonaparte (1803). L'empereur d'Autriche y logea en 1814. En 1815, Pauline, qui était devenue princesse Borghèse, dut le céder au gouvernement anglais. Ambassade d'Angleterre à partir de 1825. La reine Victoria y descendit en 1867. Le roi Édouard VII y logea plusieurs fois. Aujourd'hui résidence de l'amabssadeur de Grande-Bretagne.

N° 33. Hôtel du président Chevalier (1714), de La Trémoille (1742). Le président Montigny, qui eut comme locataires le prince d'Egmont et M. de Guébriant. Ambassade de Russie. - Hôtel de M. le docteur H. de Rothschild, auteur dramatique. Les jardins de cet hôtel comme ceux des voisins s'étendent jusqu'à l'avenue Gabriel, ancien marais des Gourdes.

N° 31. Élevé par Jacques Gabriel en 1718 pour Blouin, valet de chambre de Louis XIV, puis gouverneur de Versailles et de Marly. (Sa résidence à Marly a été restaurée par Victorien Sardou). Ce Blouin avait été l'amant de Mlle Mignard avant qu'elle ne fût sa voisine comme marquise de Feuquières. A appartenue à Saint-Amarand, à Michel, directeur de la Compagnie des Indes (1754 à 1764), dont la fille épousa le marquis de Marbeuf, aue marquis de Marbeuf, gouverneur de Corse, à Saliani (1789), à Joseph Bonaparte (1800). L'empereur donna l'hôtel comme cadeau de noces à Suchet.  (Belles portes).

N° 29. Hôtel construit en 1719 par Lassurance pour la duchesse de Rohan-Montbazon, veuve du duc mort fou à Liège en 1699. Le fermier général Richard (1751) dont le fils le vendit en 1792 à Mme de Saint-Sauveur. Ses légataires : Belletrux et Devèze. Lapeyrière, receveur général (1819). Comte de La Panouse (1823). A l'est de cet hôtel Saint-Sauveur se trouvait en 1812 l'hôtel de Prusse (avant d'arriver rue Boissy-d'Anglas).

N° 30. Cité du Retiro, jadis grande cour des Coches. Elle était occupée par le fermier des carrosses de la Cour. Le girondin Guadet y habita. La loge du Grand-Orient y était située (F.de Rochegude).

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Dictionnaire Villes et monuments
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