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Les
gens
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| Guizot (François
Pierre Guillaume ), homme d'État et écrivain français,
né à Nîmes en 1787 d'une famille protestante. Son père,
avocat distingué, ayant péri sur l'échafaud révolutionnaire
en 1794, sa mère le conduisit à Genève, où
il fit ses études. Venu à Paris en 1805, pour faire son droit,
il s'occupa de littérature, et publia en 1809 un nouveau Dictionnaire Le ministère Martignac rendit à
Guizot sa place au conseil d'État à côté de
Villemain
et Cousin. C'est alors qu'il publia ses plus importants
travaux historiques et littéraires : Édition des Oeuvres
de Rollin, 1821; révision de la Traduction
de Shakespeare de Letourneur, 1821;
Essai sur l'histoire de France, 1823; Collection des Mémoires
relatifs à la révolution d'Angleterre, 26 vol. in-8,
1823 et suiv.; Collection des Mémoires relatifs à l'histoire
de France; 31 vol. in-8, 1823 et suiv.; Histoire de la Révolution
d'Angleterre depuis Charles Ier
jusqu'à
Charles II, 2
vol. in-8, 1827;
Histoire de la Civilisation en Europe et de la Civilisation
en France, 5 vol. in-8, 1828-1830. En même temps il collaborait
à divers recueils (le Globe, etc.), dirigeait l'Encyclopédie Après la dissolution du ministère
(22 février 1836) et quelques mois de retraite et de silence, Guizot
rentra comme ministre de l'instruction publique dans le premier ministère
Molé (6 octobre 1836) : il ne fit pas partie du second ministère
Molé (15 avril 1837), lui fit une vive opposition, et le renversa
(31 mars 1839) en s'unissant avec Thiers, Berryer,
Odilon Barrot dans une coalition qui lui a été fort reprochée.
Sous le ministère Soult il fut appelé à l'ambassade
de Londres (9 février 1840), poste où il fut maintenu par
le ministère Thiers (1er mars 1840),
mais où il se trouva en dissentiment d'opinions avec le président
du Conseil, et ne put empêcher le traité du 14 juillet signé
sans la France 1° au dehors, la convention des Détroits (13 juillet 1841), qui fit rentrer la France dans le concert européen; le maintien de la paix au prix de concessions fort exploitées par l'opposition (droit de visite, indemnité Pritchard, etc.) et nonobstant l'occupation des îles Marquises 1842) et les mariages espagnols (1846);L'agitation créée par les Banquets réformistes ayant amené des troubles qui aboutirent à la révolution du 24 février, Guizot dut quitter le ministère le 23, passa en Angleterre, et demeura jusqu'à sa mort (septembre 1874) presque entièrement étranger à la politique active, tout entier à ses études et aux affaires, soit de la communion protestante à laquelle il appartenait, soit des trois Académies dont il faisait partie (Académie française, des sciences morales et politiques, des inscriptions et belles-lettres). Dans cette dernière période de sa vie il publia : de la Démocratie en France (1849), Pourquoi la Révolution d'Angleterre a-t-elle réussi (1850); Nos mécomptes et nos espérances (1855); Eglise et la société chrétienne (1861); Méditations et études morales (1851); Mémoires pour servir à l'histoire de mon temps, 7 vol. in-8 (1858-64); Discours académiques (1861); Histoire parlementaire de France (4 vol., 1863); Méditations sur l'essence de la religion chrétienne (1864); Histoire de France racontée à mes petits-enfants (5 vol. in-8, 1869 et suiv. Le 5e est de Mme de Witt). A ces divers ouvrages il faut enjoindre un autre qu'il publia pendant son dernier ministère : Vie, correspondance et écrits de Washington (6 vol. in-8, 1839-40). Guizot laissa un grand nom comme publiciste, comme professeur et comme orateur parlementaire; et, s'il a été très contesté comme homme d'Etat, son caractère privé a toujours été entouré de respect. (Bouillet). |
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| Guizot (Pauline de
Meulan, dame), née à Paris |
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