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Adams

Adams, John-Couch (5 juin 1819 - 21 janvier 1892). - Astronome, n√© le 5 juin 1819, √† Laneast (√† la ferme de Lidcot), pr√®s de Launceston,  dans le Cornwall (Cornouaille). Il manifesta de tr√®s bonne heure du go√Ľt pour l'astronomie. M. J.-W.-L. Glaisher, qui raconte la jeunesse d'Adams dans The Observatory (1893), dit qu'√† l'√Ęge de 14 ans celui-ci dessinait de petites cartes des constellations

Il fut élève du Saint-John's College, Cambridge; après y avoir terminé ses études, il y enseigna les mathématiques, avec le titre de tutor. En 1858, il fut nommé professeur de mathématiques à l'université de cette ville, dont il occupera aussi le poste de directeur de son observatoire à partir de 1861. Adams avait été élu membre de la Société royale de Londres en 1849 et correspondant de l'Académie des Sciences en 1857.

La grande d√©couverte d'Adams aura √©t√© celle de Neptune, dont il a avait calcul√© la position ind√©pendamment de Le Verrier, mais que ce dernier avait devanc√© pour la publication du r√©sultat. C'est d√®s 1841, qu'Adams avait commenc√© l'√©tude des irr√©gularit√©s du mouvement d'Uranus, pour d√©couvrir si elles pouvaient √™tre attribu√©es aux perturbations de quelque plan√®te inconnue. 

En 1844, Adams fit part de ses résultats au professeur Challis, et celui-ci les communiqua à l'astronome royal Airy. En octobre 1845, Adams envoya à l'observatoire de Greenwich un mémoire dans lequel il montrait que les perturbations d'Uranus étaient bien causées par quelque planète encore plus éloignée du Soleil

Le 5 novembre, Airy écrivit à Adams pour lui demander si la perturbation expliquerait l'erreur du rayon vecteur d'Uranus. Adams différa sa réponse. Le 10 du même mois, Le Verrier se décidait à publier, dans les comptes rendus de l'Académie des sciences, son célèbre mémoire sur les perturbations d'Uranus, produites par Jupiter et Saturne, et il assignait à la planète perturbatrice sa vraie place dans l'espace.

Le conseil de la Société royale de Londres crut devoir partager sa médaille annuelle entre Adams et Le Verrier.

En janvier 1844, Adams fit circuler un mémoire autographié, intitulé : The observed irregularities in the motion of Uranus. Ce mémoire a été réimprimé dans le Nautical Almanach, pour 1851.

Le Nautical Almanac pour 1856 contient quant √† lui les tables de la parallaxe lunaire, qu'il a commenc√© √† calculer en 1852 pour remplacer celles de Burckhardt. Laplace avait d√©couvert en 1787 que la variation s√©culaire du moyen mouvement de la Lune est due √† la diminution graduelle de l'excentricit√© de l'orbite terrestre; Damoiseau et Plana avaient donn√© plus d'extension aux calculs de Laplace. 

En 1853, Adams publia sur cette question un M√©moire o√Ļ la rigueur math√©matique remplace les t√Ętonnements, et dont Delaunay a v√©rifi√© et approuv√© les r√©sultats. Parmi les autres travaux astronomiques d'Adams, citons ses recherches de 1867 sur les orbites des √©toiles filantes. (Ch. Baye / E. Lebon).

Adams, Walter Sydney (20 d√©cembre 1876 en Syrie - 11 mai 1956) - Il a travaill√© √† l'observatoire Yerkes, puis √† l'observatoire du Mont Wilson dont il prend la direction entre 1923 et 1946. On lui doit la mise au point, avec Arnold Kohlsch√ľtter, d'une m√©thode spectroscopique de d√©termination des distances stellaires. Il a travaill√© avec Hale √† la d√©couverte des champs magn√©tiques dans les taches solaires. Et il est le co-d√©couvreur (avec Theodore Durham), du dioxyde de carbone dans l'atmosph√®re de V√©nus, ainsi que de diverses mol√©cules simples du milieu interstellaire, et quelque chose qui ressemble √† une premi√®re mise en √©vidence indirecte du rayonnement cosmologique √† 3 K
Dans un premier temps, Adams et Durham ont montré en 1940 l'existence d'une raie en absorption très étroite dans le violet. Andrew McKellar suggère qu'il s'agit de cyanogène (un atome d'azote associé à un atome de carbone) et prédit aussi une deuxième raie, d'intensité trois fois fois moindre, correspondant à la rotation de la molécule sous l'effet d'un rayonnement. Peu de temps après, cette seconde raie est observée par Adams. Ses caractéristiques correspondent à un chauffage des molécules par un rayonnement à environ 3 K. A l'époque on ne croit pas que cela puisse être la bonne interprétation. Il faudra attendre 1964, pour que Penzias et Wilson mesurent directement ce rayonnement.
Mais le nom d'Adams restera surtout attach√© √† celui de Sirius B. Contrairement aux attentes qui faisaient de cet objet (dont on savait d√©j√† d√©duire de sa faible luminosit√© qu'il devait √™tre de petit diam√®tre) une √©toile rouge, Adams a montr√© en 1915, que le compagnon de Sirius est une √©toile blanche. Sirius B appara√ģt ainsi comme la premi√®re naine blanche connue. En 1925, Adams, √† la demande d'Eddington, va tenter de mesurer le d√©calage gravitationnel vers le rouge (effet Einstein) de Sirius pr√©vu par la relativit√© g√©n√©rale. Le r√©sultat semble positif √† Adams et √† Eddington, qui √©crit :
"Le professeur Adams a fait d'une pierre deux coups, en effectuant un nouveau test de la relativit√© g√©n√©rale et en confirmant notre soup√ßon qu'une mati√®re deux mille fois plus dense que le platine n'est pas seulement possible, mais qu'elle existe vraiment dans l'univers." 
En fait, si les résultats obtenus par Adams étaient bien en accord avec les prédictions, peut-être n'étaient-ils pas très fiables. On l'a su plus tard : les prédictions étaient fausses. Une mauvaise estimation du diamètre et de la masse de l'astre, conduisaient à des valeurs cinq fois trop faibles...
Adams (John). - Deuxi√®me pr√©sident des √Čtats-Unis, n√© le 30 octobre 1739, √† Baintree (Massachusetts) sur un domaine qui a depuis √©t√© √©rig√© en township et appel√© Quincy, mort le 4 juillet 1826. L'existence de cet homme d'√Čtat offre de remarquables exemples de la vie publique des Am√©ricains √† la fin du XVIIIe si√®cle. Son bisa√Įeul √©tait venu d'Angleterre en 1632 avec ses six fils, tous mari√©s. Son p√®re √©tait diacre de l'√©glise de Baintree, fermier et cordonnier. John, l'a√ģn√© de la famille, fut plac√© au coll√®ge Harvard et y prit ses grades en 1755. Il devint alors professeur dans une √©cole de grammaire (coll√®ge) √† Worcester. Il consacrait ses loisirs √† l'√©tude du droit et fit son stage dans l'office de l'attorney Putmans, colonel de la milice de Worcester, qui joua un certain r√īle dans la guerre de l'Ind√©pendance. Il devint avocat √† Suffolk (dans le m√™me comt√© que Boston) et s'y maria avec la fille du pasteur de Weymouth, Abigail Smith. Ses connaissances, son √©loquence, sa force de raisonnement l'√©l√®vent au premier rang des juristes am√©ricains et lui permettent de gagner assez rapidement une grande fortune. 

Les honneurs politiques lui arrivent en m√™me temps. Il devient membre du congr√®s du Massachusetts en 1860. Cinq ans plus tard la ville de Boston le choisit comme conseil pour protester devant le gouverneur de la colonie contre le bill du timbre. Il d√©bute alors comme √©crivain dans la Gazette de Boston et y publie de remarquables essais sur le droit public. Les troubles pr√©curseurs de la guerre de l'Ind√©pendance √©clatent au moment o√Ļ il est le plus populaire des avocats de Boston. Il n'h√©site pas √† compromettre sa popularit√© pour emp√™cher une injustice. Dans une √©meute, le capitaine Preston, √† la t√™te de troupes de la m√©tropole, avait fait tirer sur le peuple. Il fut mis en jugement. Adams le d√©fendit et le fit acquitter comme ayant agi l√©galement. 

Les troubles continuent, le gouvernement anglais apr√®s avoir retir√© l'imp√īt sur le timbre persiste √† maintenir les droits sur le th√©, sans consulter les repr√©sentants des colonies am√©ricaines. Les habitants de Boston jettent √† la mer les caisses de th√© import√©es par des vaisseaux anglais. Le port de Boston est mis en √©tat de blocus et les repr√©sentants des colonies sont convoqu√©s au congr√®s de Philadelphie en 1774. Adams est choisi parmi les cinq d√©l√©gu√©s du Massachusetts, joue un r√īle brillant dans cette assembl√©e et jette les grandes lignes de la future d√©claration d'ind√©pendance.

De retour √† Boston, il est d√©sign√© par ses concitoyens comme membre du congr√®s provincial qui organise la r√©sistance contre le g√©n√©ral Gage et publie en m√™me temps des pamphlets tr√®s vifs contre les pr√©tentions de la m√©tropole. C'est √† ce moment qu'il prend parti pour les s√©paratistes. Il d√©fend hardiment la cause de l'ind√©pendance au congr√®s de Philadelphie de 1775, entra√ģne l'assembl√©e qui prend la responsabilit√© des hostilit√©s engag√©es devant Boston. Adams propose Washington comme  commandant en chef, r√©dige quelques mois plus tard le code naval, et joue un r√īle tr√®s actif dans l'organisation des milices. 

Au congr√®s de 1776, Adams fut membre de la commission qui √©labora la d√©claration d'ind√©pendance et fut charg√© de d√©fendre devant le congr√®s le texte r√©dig√© par Jefferson. Les d√©bats dur√®rent trois jours et l'assembl√©e vota le projet propos√© en modifiant seulement quelques mots. La proclamation solennelle en fut faite le 4 juillet 1776. 

Mais les désastres subis par Washington rendent nécessaire un appel à la France. Le congrès envoie John Adams à Paris en remplacement de Deane. Il y arrive en avril 1778, et trouve le corps diplomatique américain composé de Franklin et d'Arthur Lee, qui ne pouvaient s'entendre. Il conseille au congrès de confier à un seul plénipotentiaire l'ambassade de Paris, et est rappelé au bout d'un an et demi. A la fin de 1779 il retourne en Europe avec des pouvoirs l'autorisant en cas de paix à négocier avec l'Angleterre la conclusion d'un traité de commerce. Vergennes accueillit fort mal l'envoyé américain et demanda son rappel qu'il ne put obtenir. Adams fit entrer la Hollande dans l'alliance contre l'Angleterre et obtint de contracter un emprunt sur le marché d'Amsterdam. Le 30 novembre 1782 il signe avec Franklin les préliminaires de avec l'Angleterre qui aboutissent au traité de Versailles de 1783.

Adams devient ensuite ambassadeur. de la R√©publique des Etats-Unis √† Londres (1785). Sa t√Ęche √©tait tr√®s d√©licate, car l'opinion anglaise √©tait fort hostile au nouvel Etat. John Adams d√©ploya dans cette mission un tact remarquable et se fit l'avocat de la nouvelle constitution dans un livre qui obtint un vif succ√®s, mais o√Ļ l'auteur donna prise √† des accusations de monarchisme. La Defence of the American Constitutions parut au moment m√™me o√Ļ s'engageaient au congr√®s de Philadelphie les d√©bats sur la constitution, et exer√ßa une certaine influence sur les d√©cisions. Adams demanda son rappel et l'obtint en 1788. Lorsqu'il fallut en vertu du pacte f√©d√©ral √©lire le pr√©sident et le vice-pr√©sident des √Čtats-Unis, Adams fut pr√©sent√© par les √Čtats de la Nouvelle-Angleterre, Washington par ceux du Sud. Adams ayant recueilli un nombre de voix inf√©rieur √† celui qu'obtint Washington, fut √©lu vice-pr√©sident et en cette qualit√© pr√©sida le S√©nat; il se servit de cette situation pour acc√©l√©rer le vote des lois organiques et soutenir Washington. Il se d√©clara avec ardeur contre les exc√®s de la R√©volution fran√ßaise (Discours sur Davila) et fut en butte aux attaques du parti ultrad√©mocratique. Mais il fut n√©anmoins r√©√©lu vice-pr√©sident en 1792 et continua √† soutenir Washington surtout dans la politique de neutralit√©. 

√Člu pr√©sident √† son tour par 71 voix contre 68 donn√©es √† Jefferson, Adams (1797) accentua la politique ext√©rieure dans un sens favorable √† l'Angleterre, et soutint √©nergiquement le trait√© conclu par Jay avec la cour de Londres. Washington avait consenti √† rappeler Gouverneur Morris, qui avait repr√©sent√© les Etats-Unis √† Paris pendant toute la premi√®re partie de la R√©volution et dont l'attitude avait parfois √©t√© si choquante. Morris fut remplac√© par James Monroe. Celui-ci parut trop bien dispos√© pour la France, et fut rappel√© en m√™me temps que le trait√© Jay √©tait ratifi√©. Le gouvernement fran√ßais, choqu√© de cette conduite, refusa de recevoir le successeur de Monroe. Adams convoqua le congr√®s en session extraordinaire et fit entendre des paroles mena√ßantes pour la France. Le Directoire et Talleyrand, ministre des affaires √©trang√®res, eurent l'habilet√© de couper court √† ces difficult√©s, tandis que le pr√©sident des Etats-Unis indisposait tout le monde par ses actes de gouvernement personnel. Ses adversaires pr√©tendirent qu'en accordant leur gr√Ęce aux rebelles de la Pensylvanie, et en renvoyant son minist√®re, il avait voulu assurer ses chances de r√©√©lection. Les attaques dont il fut l'objet atteignaient une telle violence que beaucoup de ses partisans l'abandonn√®rent. Jefferson fut √©lu pr√©sident √† sa place (73 voix contre 65). 

Adams rentre alors dans la vie priv√©e et pendant plusieurs ann√©es garde une attitude de m√©contentement. Il ne pardonna que tr√®s tard √† son successeur de l'avoir supplant√©. Il prit part √† la convention du Massachusetts qui r√©visa la constitution de cet √Čtat apr√®s que le Maine en eut √©t√© d√©tach√© pour former un Etat ind√©pendant. Ses derni√®res ann√©es furent remplies par des soucis de famille, et une correspondance assez active avec Jefferson, avec qui il s'√©tait r√©concili√©. Ils moururent tous deux le m√™me jour, le cinquanti√®me anniversaire de la d√©claration d'ind√©pendance (4 juillet 1826). 

Adams est un des Américains dont la vie montre le mieux le mélange d'esprit religieux et d'entente pratique des affaires qui a caractérisé les Yankees du commencement du XIXe siècle. Il sut sauvegarder ses intérêts particuliers sans donner prise au moindre soupçon de concussion. Sa vie privée, si digne et si correcte, lui valut bien des amitiés politiques très précieuses. C'est une des physionomies, sinon les plus sympathiques, du moins les plus curieuses de l'histoire politique américaine. (Louis Bougier).

Adams, John Quincy est le sixi√®me pr√©sident des √Čtats-Unis (de 1825 √† 1829). Fils a√ģnn de John Adams, second pr√©sident, il est n√© √† Baintree le 11 juilet 1767, mort √† Washington le 23 f√©vrier 1848. Accompagna √† l'√Ęge de onze ans son p√®re sur le continent et revint en Am√©rique sur une fr√©gate fran√ßaise avec l'ambassadeur de Louis XVI, M. de la Luzerne, et son secr√©taire, M. Marbois; il y enseignait l'anglais √† ses compagnons de bord. Il retourne en 1780 √† Paris, de l√† en Hollande; il accompagne √† l'√Ęge de quinze ans, en qualit√© de secr√©taire particulier, l'agent des Etats-Unis en Russie, Francis Dana; il retourne deux ans apr√®s en Hollande par la Su√®de et le Danemark. Enfin regagnant l'Am√©rique, il entre √† Harvard College (universit√© du Massachusetts) o√Ļ il prend ses degr√©s en droit. Le jeune avocat, m√Ľri par de si longs voyages et une pr√©coce exp√©rience des affaires, ouvre un cabinet d'affaires o√Ļ il r√©ussit fort bien. En m√™me temps il engage avec Thomas Payne une pol√©mique tr√®s remarqu√©e sous le pseudonyme de Publicola. En 1794, il est nomm√© par Washington ambassadeur √† La Haye. La conqu√™te du pays par Pichegru l'oblige √† retourner aux √Čtats-Unis. 

En 1797 il √©pouse √† Londres la fille du consul am√©ricain Josuah Johnson. Washington le nomme ambassadeur √† Lisbonne, mais John Adams son p√®re, √©lu pr√©sident des √Čtats-Unis, l'envoie √† Berlin sur la recommandation de Georges  Washington (automne 1797). Il y traduit en anglais l'Ob√©ron de Wieland. En 1800 il voyage en Sil√©sie. Les lettres fort remarquables qu'il √©crit de ce pays √† son fr√®re furent publi√©es dans le Portfolio de Philadelphie et traduites en allemand et en fran√ßais. Il signa un trait√© de commerce avec le Prusse. Rappel√© par Jefferson, il rouvre son cabinet d'avocat. En 1802 il est √©lu s√©nateur au congr√®s pour le comt√© de Suffolk (Boston). Il se s√©pare des f√©d√©raux sur la question de l'embargo. Les √©lecteurs s√©natoriaux de Boston le remplac√®rent au congr√®s par un n√©gociant, Lloyd. Le s√©nateur J.-Q. Adams redevient avocat et professeur de rh√©torique et de belles-lettres √† Harvard College (1806). Il fut le premier qui fit des lectures (conf√©rences) dans un coll√®ge am√©ricain.

Madison, √©lu pr√©sident des √Čtats-Unis, rappela J.-Q. Adams √† la vie politique en le nommant ambassadeur en Russie, o√Ļ n'avait encore √©t√© agr√©√© aucun diplomate am√©ricain; le S√©nat s'opposa d'abord √† la cr√©ation de cette charge, puis finit par y consentir; mais le titulaire du nouveau poste √©tait dispos√© lui-m√™me √† se soustraire √† cette sorte d'exil, il finit cependant par accepter. Pendant les loisirs de ses soir√©es de Saint-P√©tersbourg, l'ambassadeur am√©ricain √©crivit des lettres √† son fils sur la Bible et ses enseignements (The Bible and its teachings), ouvrage assez m√©diocre d'ailleurs. Il obtint la m√©diation de la Russie dans la guerre entre les √Čtats-Unis et l'Angleterre, conduisit les n√©gociations de Gand et finalement signa la paix le 24 d√©cembre 1814. Ce trait√© laissait subsister presque toutes les exigences britanniques. Il se rendit ensuite √† Londres pour n√©gocier un trait√© de commerce avec la Grande-Bretagne, puis resta quel temps dans cette ville avec le grade de ministre r√©sident.

Monroe devient pr√©sident (1817) et offre √† Adams le poste de secr√©taire d'√Čtat, qu'il accepte. Ses principaux actes dans cette fonction furent sa participation √† l'organisation de l'industrie am√©ricaine et l'appui qu'il donna au g√©n√©ral Jackson qui avait envahi la Floride, enfin le trait√© avec l'Espagne qui assura aux Etats-Unis la possession de ce territoire. Il reconnut l'ind√©pendance des colonies espagnoles, mais sans enthousiasme. Pendant la seconde pr√©sidence de Monroe fut agit√©e la grande question de l'esclavage : la conf√©d√©ration a-t-elle le droit d'interdire √† un Etat le droit d'avoir des esclaves? Malgr√© Adams, on d√©cida de laisser provisoirement la question en suspens. C'est alors que la candidature d'Adams √† la pr√©sidence de la R√©publique est pos√©e par le Massachusetts; mais le coll√®ge √©lectoral sp√©cial n'ayant donn√© la majorit√© √† aucun des candidats, le congr√®s choisit Adams de pr√©f√©rence au g√©n√©ral Jackson. 

Pendant sa pr√©sidence (1825-1829), Adams est violemment attaqu√© par le nouveau parti des d√©mocrates, partisans de Jackson. On reprochait surtout au gouvernement ses gaspillages; et cependant le budget f√©d√©ral atteignait √† peine treize millions de dollars. La diplomatie du pr√©sident J.-Quincy Adams ne fut pas beaucoup plus heureuse. Elle trompa les esp√©rances que le congr√®s de Panama avait fait na√ģtre : loin d'en profiter pour prendre la t√™te d'une immense conf√©d√©ration de toutes les r√©publiques am√©ricaines, le gouvernement f√©d√©ral ne put m√™me pas se faire repr√©senter : une tentative pour l'acquisition de Cuba fut √©galement infructueuse. Malgr√© de tr√®s √©nergiques efforts pour amener sa r√©√©lection, J.-Q. Adams fut oblig√© de quitter la Maison Blanche en 1829 et se retira √† Quincy, dans la propri√©t√© de sa famille, dont il √©tait devenu le possesseur. Il fut renvoy√© au congr√®s en 1831 comme s√©nateur et lorsqu'en 1835 fut agit√©e la question des indemnit√©s r√©clam√©es au gouvernement fran√ßais pour les mesures commerciales de Bonaparte, il se d√©clara pour le parti le plus √©nergique la rupture avec la France, la d√©livrance de lettres de course et la capture des vaisseaux marchands fran√ßais. Cette belliqueuse attitude lui co√Ľta une seconde fois son si√®ge de s√©nateur de l'√Čtat du Massachusetts. 

C'est alors qu'il devient le champion décidé de la cause abolitionniste et peut être considéré comme le créateur de ce grand parti dans le Nord. Au congrès, devant les tribunaux, dans les sociétés ou les meetings, il plaide sans se lasser en faveur de sa thèse favorite, sans pourtant se désintéresser des antres affaires politiques. Il mourut des suites d'une attaque d'apoplexie.

John-Quincy Adams a √©t√©, comme orateur, remarquable surtout par l'√©tendue, la richesse de ses connaissances, l'√†-propos de ses souvenirs et de ses citations, la fougue de sa parole. Il savait si bien int√©resser un auditoire que les membres du S√©nat se rapprochaient, dit-on, de son si√®ge pour l'entendre. Il manquait de souplesse et de gr√Ęce. Comme √©crivain, il a laiss√© des vers assez m√©diocres, un journal de sa vie tr√®s d√©velopp√©, dont des fragments ont √©t√© publi√©s par son fils. Comme homme priv√©, J.-Q. Adams sut parfaitement concilier le soin de sa fortune particuli√®re avec la gestion des int√©r√™ts publics. (L. B.).

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Dictionnaire biographique
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