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Plafond.
- En architecture, ce mot désigne d'une façon générale
la surface supérieure d'un endroit couvert, surtout quand cette
surface est plane, d'où le mot plat fond devenu plafond,
tandis que le mot plancher désigne la surface inférieure.
En construction, ce même mot plafond désigne la surface, parfois
moulurée, sculptée et peinte, ou seulement enduite, qui recouvre
les solives formant l'ossature d'un plancher de bois ou de fer.
Dans les grands temples de l'ancienne Egypte ,
les plafonds étaient formés de dalles de pierres, reposant
sur les murs et sur les chapiteaux des
colonnes,
et atteignant parfois des dimensions considérables : ainsi, au grand
temple de Karnak ,
ces dalles devaient avoir, par suite de l'éloignement des points
d'appui, jusqu'à 9 mètres de longueur sur une largeur de
plus de 2 m, et, dans certains temples, la surface inférieure de
ces dalles était sculptée et peinte. Dans les temples grecs ,
les plafonds étaient formés de dalles de dimensions bien
moindres, divisées en caissons de
forme carrée, et ces caissons étaient moulurés, sculptés
et peints. Il en fut de même à Rome
à la suite de la civilisation étrusque et de l'influence
grecque; mais, plus tard, les plafonds, de pierre on de bois, reçurent
une fort riche ornementation.
Au Moyen âge ,
les églises furent d'abord recouvertes
de combles à charpente apparente ou de voûtes,
et les édifices civils, presque seuls, offraient à la vue
des plafonds formés de solives apparentes, organes de la construction
et supportant le plancher de l'étage supérieur ou du galetas;
mais, dans les riches demeures, les solives furent bientôt moulurées,
sculptées, pointes et dorées. Pendant la Renaissance ,
les habitudes antiques reprirent leur cours et l'on vit en même temps
des plafonds de pierre ou de bois sculptés
et des plafonds composés de pièces de bois rapportées
afin de former des compartiments s'appliquant sur la construction et la
déguisant.
Par la suite, les plafonds on tenu à
la fois de l'un et de l'autre système; mais des moulures,
des ornements et des rosaces en plâtre,
en carton-pâte, et aussi en bois sculpté, moulures et ornements
peints, décorent les plafonds des pièces principales des
édifices publics et privés, et, le plus souvent, dans ceux
de ces édifices traités avec luxe, ce mode de décoration
se voit sur les parties d'encadrement du plafond joignant les murs, tandis
que le centre du plafond reçoit un sujet point sur une toile marouflée.
La Renaissance
et les Temps modernes ont vu exécuter dans toute l'Europe
un grand nombre de plafonds ainsi composés et l'on peut citer, à
Paris ,
toute la suite des plafonds décorant les salles du premier étage
du musée du Louvre
dépendant autrefois du musée Charles
X; mais certainement l'un des plus beaux exemples de ce genre de plafonds,
comme composition, comme richesse d'ornementation
et à cause des peintures
qui le décorent, est le plafond de la grande chambre de la Cour
de cassation exécuté au XIXe
siècle, au Palais de justice
de Paris, sous la direction de Coquart. (Ch. Lucas). |
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