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X (Charles Philippe). - Roi de France Après le deuxième retour de Louis XVIII (1815), il se tint éloigné des affaires et employa tout son temps soit à la chasse qui était pour lui une passion, soit à des pratiques religieuses; néanmoins il était le chef occulte du parti ultraroyaliste. La mort de Louis XVIII l'appela au trône en 1824; il fut sacré à Reims l'année suivante. Il débuta par quelques mesures libérales: et abolit la censure des journaux, mais il ne tarda pas à se jeter dans les bras des ultra-royalistes, dont Villèle était le chef, et s'aliéna l'opinion par la loi du sacrilège, la concession d'un milliard d'indemnité aux émigrés, le licenciement de la garde nationale, le rétablissement de la censure (1825-27). Pour calmer les mécontents, il forma en janvier 1828 un ministère modéré, présidé par Martignac. Ce ministère réparateur avait déjà réussi à ramener les, esprits, lorsqu'il fut brusquement congédié et remplacé le 8 août 1829, par le ministère Polignac, qui fit renaître toutes les défiances. En effet, peu de mois après, et malgré le respectueux avertissement donné par l'adresse des 221 députés, parurent des ordonnances qui dissolvaient les chambres, convoquaient les collèges électoraux en changeant de mode d'élection, et suspendaient la liberté de la presse (25 juillet 1830). Ces ordonnances inconstitutionnelles excitèrent immédiatement un soulèvement universel, et en trois jours Charles X fut renversé du trône (27, 28 et 29 juillet 1830). Il abdiqua en faveur
de son petit-fils, le duc de Bordeaux, mais cette abdication tardive resta
sans effet. Deux événements importants à l'étranger
se sont accomplis sous le règne de Charles X : l'intervention en
faveur des Grecs, qui eut pour résultat la victoire de Navarin |
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© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.