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Belley (Belica,
Belisma, Belisama, Bellicensis villa, Bellicium, Bellayum) est
une ville de France ,
dans le département de l'Ain, dans la vallée du Furan. Population
: 8000 habitants.
Histoire.
Belley est une ville fort ancienne, et,
comme pour beaucoup de vieilles villes, son origine n'étant pas
connue, les étymologistes se sont donné carrière.
On a voulu qu'un chef gaulois, Bellienus, qu'un
temple de Bellone ,
un de Belenus, que Bellovèse, qu'Annius
Belenus lui aient laissé leur nom; d'autres affirment que les Sarrasins
l'appelaient Belé, ce qui dans leur langue aurait voulu dire ancienne;
d'autres attribuent aux fauves qui vivaient dans les environs, belluae,
l'honneur de lui avoir laissé ce nom. Tout ce qu'il y a de certain,
c'est
qu'on a trouvé à Belley des monnaies gauloises et de la période
gallo-romaine, des inscriptions et des ruines qui ne laissent aucun doute
sur son antiquité. Certains auteurs affirment que César
aimait à résider à Belley, qu'en 390 Alaric y passa
et l'incendia tout entière; il est plus vrai de dire que l'histoire
de Belley est à peine connue, et qu'on sait à peine à
quelle époque remonte son évêché, bien que là
encore quelques-uns affirment qu'en 412 il y fut transféré
à Nyons.
Le premier évêque dont l'existence
soit certaine est Vincent, qui en 553 assista au concile de Paris. Belley
était chef-lieu d'un comté, mais on a autant d'incertitude
sur les premiers seigneurs que sur les premiers évêques. Les
comtes de Belley eurent probablement pour successeurs les comtes de Savoie,
vers le milieu du XIe siècle. Dès
cette époque la seigneurie de la ville appartenait aux évêques
qui virent leurs prérogatives étendues et confirmées
par Frédéric Barberousse,
François
Ier,
Henri
Il, Henri IV et Louis
XIII. Les comtes de Savoie
leur concédèrent aussi divers droits de juridiction. L'incertitude
est la même pour les premières possessions de l'église;
une notice de 1050 mentionne dans le diocèse de Lyon
: Grolée, Briord et Izernore, d'après une bulle d'Innocent
II elle avait les obédiences de Belley, de Valromey et de la
Motte, et des revenus dans quelques églises
des diocèses voisins.
L'église cathédrale
de Belley, sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, est moderne, sauf une
partie qui a été conservée, elle est bâtie sur
l'emplacement de l'anciennee église consacrée en 722 et reconstruit
à la fin du XIIe siècle;
on y voit une statue de la Vierge
due au ciseau de Chinard. L'église paroissiale, sous le vocable
de Saint-Laurent, date du XVIIIe siècle.
Il y avait autrefois à Belley des monastères
de Franciscains, de Capucins,
de Visitandines et d'Ursulines. Le palais de l'évêché
date du XVIIIe siècle. Enfin le
séminaire conserve un certain nombre d'inscriptions trouvées
à Belley ou dans les environs. En 1385 Belley avait été
détruit par un incendie, et lors de sa reconstruction, Amédée
VII, duc de Savoie, le fit entourer de murailles dont il ne reste que fort
peu de chose. (G.G.). |
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