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| Alésia.
- Ancienne ville forte de la Gaule - Si l'on admet cette identification, c'est donc au-dessus d'Alise-Sainte-Reine, sur le sommet du mont Auxois -
Plan d'Alesia. Les fouilles pratiquées
sous Napoléon III en 1861-1865 dans
la plaine des Laumes visaient César et son
armée, non Alésia elle-même. Divers travaux d'histoire,
notamment ceux de C. Jullian et de G. Ferrero, ayant éclairé
d'une plus vive lumière la figure de Vercingétorix,
l' idée fut émise, sur l'initiative de la Société
des sciences historiques et naturelles de Semur, de procéder à
des fouilles générales sur le plateau du Mont-Auxois. Un
premier congrès, tenu le 18 septembre 1905, sur le plateau même,
permit à Héron de Villefosse de déterminer
d'emblée l'emplacement probable d'un théâtre. Une première
campagne de fouilles, menée sous la direction du commandant Espérandieu,
mit à nu non seulement les substructions du théâtre,
mais celles d'une quantité de constructions privées, et de
certains édifices d'une nature mal déterminée. Nombre
d'objets familiers, poteries, ferrures, ustensiles de bronze, furent extraits
soit du sol des caves, soit des puits assez nombreux que l'on découvrit,
percés dans la roche vive parfois à une profondeur de 25
mètres et comblés de toutes sortes de matériaux.
A. Millet, Vercingétorix, 1865. La campagne de 1906 fut plus fructueuse encore, et enrichit le nouveau musée d'Alise-Sainte-Reine de fragments assez importants de sculpture, d'objets d'une décoration artistique, et de quelques inscriptions. Sur ces entrefaites, une retentissante conférence de Ferrero au grand amphithéâtre de la Sorbonne avait attiré l'attention du public savant; des souscriptions s'étaient organisées; un second congrès se réunissait au Mont-Auxois le 13 septembre 1906; enfin, une revue spéciale, Pro Alesia, était fondée par Louis Matruchot. Les résultats de ces saisons de fouilles ont paru confirmer certaines prévisions des historiens et des archéologues, dont voici les principales. Alésia aurait
été, presque de toute antiquité, « un point
vital, un noeud de routes et un habitat humain de l'Europe entière
». Elle aurait été d'abord un grand marché gaulois,
et l'un des passages du commerce de l'ambre. De plus, cité prospère,
centre municipal actif, aussi bien muni pour la défense que pour
le travail, elle serait promptement devenue une métropole religieuse,
un « carrefour de prières et de dieux ». Son rôle
a donc pu être celui d'une Delphes
ou d'une Olympie
celtique. Les Romains Quant aux substructions exhumées, et qui varient de profondeur entre l'affleurement à la surface du Mont-Auxois et une verticale de 3 à 5 mètres, elles semblent démontrer l'existence et la superposition de trois cités, successivement détruites par quelque cataclysme (incendie, guerre ou invasion), entre le Ier siècle et le commencement du Ve siècle de notre ère. La dévastation fut alors complète. Les traces de la ville gauloise, antérieure à la conquête romaine, sont faibles et rares, et pour cause. (NLI). |

| Fouilles d'Alésia : 1. Triade capitoline (bas-relief : Jupiter assis; à sa droite, Minerve; à sa gauche, Junon); - 2. Un Dioscure (bas-relief); - 3. Poterie gauloise; - 4, 5, 6. Poteries du temps d'Auguste; - 7. Étrier gallo-romain; - 8. Buste de Silène;- 9. Clochette; - 10. Houe ou raclette; - 11. Pot à eau ou aiguière; - 12. Entrave ; - 13. Cuillère à pot. |
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