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Les
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| Persius-Flaccus
(Aulus), ou Perse, poète satirique romain, né à
Volaterra (Etrurie Les satires de Persius, sur le modèle de Lucilius et d'Horace, sont inférieures comme originalité et vie à celles d'Horace et de Juvénal; elles sont laborieuses et tout imprégnées de la doctrine stoïcienne : elles exposent que le mal est l'ignorance et présentent un peu trop le caractère d'exercices d'école; cependant la satire V contient des vers charmants qui exposent la doctrine du Portique et les leçons tendres et sévères de son maître. Outre la hauteur morale de l'oeuvre, elle a un mérite littéraire certain; elle donne une forme poétique aux éléments qui y semblent les plus étrangers; les satires, vivement dialoguées, sont de petites scènes qui se rapprochent de la satura latine; malheureusement l'obscurité de la langue est très grande; Persius s'est plu à employer des locutions populaires, des phases proverbiales et hardies; les allusions fréquentes à des hommes et des faits du temps, aujourd'hui oubliés, le passage brusque d'un interlocuteur à un autre, ont encore ajouté à l'obscurité du poète (on a essayé de l'expliquer en prétendant que Persius avait fait des allusions satiriques à Néron lui-même). Quoi qu'il en soit, il a joui d'une grande et durable popularité; ses satires eurent un grand succès dès leur apparition, et pendant quatre siècles on l'admira. et les Pères de l'Église se sont plu à lui emprunter des idées et des expressions; les critiques de la Renaissance ont montré moins d'indulgence. La première édition de Persius est un in-4 non daté, imprimé par Ulrich Hahn, vers 1470, à Rome; les très nombreuses éditions du XVIe et du XVIIe siècle ont peu de valeur, sauf celle de Casaubon (Paris, 1605), qui est demeurée la base de l'interprétation du poète. (Ph. B.). |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.