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Suétone.
C. Suetonius Tranquillus, biographe latin, né vers l'an 70 de
J.-C., fils d'un tribun militaire, paraît avoir été
avocat, puis tribun d'une légion, et devint secrétaire (magister
epistolarum) d'Adrien; mais, s'étant conduit trop familièrement
avec l'impératrice Sabine, il fut disgracié, vers 121. On
présume qu'il avait donné des leçons de grammaire
et de rhétorique à Rome. Il était lié à
Pline
le Jeune, qui lui a adressé plusieurs de ses lettres. Il avait
écrit sur les jeux des Grecs, sur les spectacles, les lois et coutumes
de Rome. Il ne nous reste de lui que les Vies des Douze Césars,
et de courtes notices sur quelques hommes de lettres, connus alors sous
le nom de Grammairiens. Le premier de ces ouvrages est célèbre
: il contient nombre de détails précieux et d'anecdotes curieuses;
on peut se fier en général à la véracité
de l'auteur; seulement, il ne ménage pas toujours la décence
et montre dans ses récits une impassibilité qui va jusqu'à
l'insensibilité.
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Editions
anciennes - Les meilleures éditions
de Suétone, après l'édition princeps (Rome, 1470,
in-f.), sont celles de Paris, 1684, ad usum Delphini; de Duker, Leyde,
1751; de Wolf, Leipzig, 1802; de Baumgarten-Crusins, Leipz.,1816-18; de
Hase, dans les Classiques latins de Lemaire, Paris 1828 d'E. Gros
dans la collection la Panckoucke, 1836. A. Reifferscheid a donné
à part les Fragments, Leipzig, 1860 (collection Teubner).
Suétone a été trad. par La Harpe (1770), Delisle
de Sales, sous le pseudonyme d'Ophellot de La Pause (1771), Maurice
Lévesque (1807), Golbéry, 1832-33, dans la collection Panckoucke,
Th. Baudement, dans la coll. Nisard, et par E.
Pessonneaux, 1856 (collect. Charpentier). On doit à Krause des
recherches De Suetonii fontibus et auctoritate, Berl., 1831. |
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