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Christophe
Courtaud - Philippe Huet, Okavango,
la rivière perdue, Vilo, 2005.
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Le
fleuve Okavango est une exception au monde. Au lieu de se jeter dans la
mer, il se jette dans un désert, dans l'une des plus grandes étendues
de sable de la planète : le désert du Kalahari.
Avant de se perdre dans les sables brûlants du Botswana, l'Okavango
traverse deux autres pays. Il prend sa source, ou plutôt ses sources,
dans les hautes terres de l'Angola situées tout au nord. Là,
les rivières Cuito et Kavambo coulent vers le Sud. Elles se rejoignent
ensuite et changent de nom juste avant de quitter l'Angola pour devenir
le fleuve Okavango. L'eau poursuit sa route et traverse une autre exception
géographique, la Bande de Caprivi, une étrange enclave namibienne
tout en longueur, coincée entre Angola, Zambie et Botswana. En quelques
kilomètres à peine, les eaux de l'Okavango traversent la
Bande de Caprivi pour passer une ultime frontière, celle du Botswana
où elles viennent mourir, pour mieux y donner la vie. En s'épanchant
lentement dans les sables du Kalahari, l'Okavango donne naissance à
un incroyable oasis de vie, le delta de l'Okavango. En se jetant en plein
désert, l'Okavango a créé l'une des plus fabuleuses
zones humides de la planète. Toute la grande faune d'Afrique est
réunie ici, sur seulement quelques centaines de kilomètres
carrés : hippopotames, buffles, éléphants se comptent
par centaines de milliers, mais aussi lions, léopards, crocodiles,
antilopes, gazelles, singes, oiseaux migrateurs, aigles, hérons,
roselières, arbres séculaires... Le delta est une véritable
Arche où la vie se concentre, se décline au fil des saisons
et des crues de l'Okavango. Il est devenu une terre d'asile pour bon nombre
d'espèces menacées en Afrique. Par ses photos extraordinaires,
cet album témoigne de cette vie sauvage et donne à voir des
scènes et des paysages grandioses. (couv.). |