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00 S, 24 00 E
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L'Afrique du Sud (anc.
Union
Sud-Africaine) est un Etat de l'Afrique
australe ,
à l'extrémité méridionale du continent. Elle
est baignée à l'Est par l'Océan
Indien, à l'Ouest par l'Océan
Atlantique et est frontalière, au Notd, avec la Namibie,
le Botswana, le Zimbabwe,
le Mozambique et le Swaziland.
Il existe,en outre, une petit Etat enclavé entièrement dans
Afrique du Sud, le Lesotho.
D'une superficie de 1,219,912
km² et peuplée de 49 millions d'habitants, l'Afrique du Sud
une république pluraliste depuis le
27 avril 1994 (disparition de l'apartheid). Depuis cette époque,
elle a été divisée administrativement en 9 provinces,
issues du redécoupage des quatres anciennes provinces et des 10
bantoustans
ou homelands (régions semi-autonomes réservées
au Noirs sous le régime de l'apartheid) : Province du Cap, Natal,
Transvaal et Etat libre d'Orange. Nous donnons ici les correspondances
(approximatives dans certains cas) entre les anciennes divisions et les
divisions actuelles :
-
Province
du
Cap |
Eastern
Cape (comprend le Ciskei et le Transkei).
Western
Cape (on y rattache aussi les îles du Prince-Edward).
Northern
Cape. |
| Transvaal |
Gauteng
(anc. Pretoria-Witwatersrand-Vereeniging).
North-West
(comprend aussi le Nord de l'ancienne Province du Cap et l'ancien bantoustan
du Bophuthatswana).
Mpumalanga.
Limpopo. |
| Etat
Libre d'Orange |
Free
State. |
| Natal |
KwaZulu-Natal
(comprend l'ancien batoustan du Zoulouland). |
La capitale de l'Afrique du Sud est Pretoria
(Tschwane); Cape Town (Le Cap) est le centre législatif et Bloemfontein
le centre judiciaire. Les autres grandes villes de l'Afrique du Sud sont
: Johannesburg (la plus peuplée), Durban et Port Elizabeth.
L'histoire
de l'Afrique du Sud. - Des négociants néerlandais ont
débarqué à l'extrémité méridionale
de l'actuelle Afrique du Sud en 1652 et y ont établi une escale
sur la route des épices entre les Pays-Bas
et de l'Orient, et fondèrent la ville du Cap. Après que cet
établissement soit passé sous la domination britannique en
1806, la plupart des colons hollandais (les Boers) se sont dirigés
en masse vers le Nord (Grand Trek) afin d'y fonder leurs propres républiques.
C'est l'origine de la colonie (devenue plus tard province) du Cap, britannique
et des trois autres colonies, hollandaises ( L'histoire
de l'Afrique australe ).
La
découverte de diamants (1867) et de l'or (1886) ont accéléré
l'immigration et la colonisation européenne, au détriment
des premiers habitants, africains, du pays. Les Boers, quant à eux,
ont cherché à résister à la domination britannique,
mais ils ont été vaincus lors de la guerre des Boers (1899-1902).
Au sortir de ce conflit les colons d'origine britannique et les Boers (connus
désormais sous le nom d'Afrikaaners ou d'Afrikaanders) ont décidé
de s'allier pour créer, en 1910, l'Union Sud-Africaine.
En
1948, le Parti national a été porté au pouvoir et
a instauré une politique de l'apartheid (= ségrégation),
c'est-à-dire du développement séparé des races.
Les Noirs sont exclus des droits politiques; leur droit de propriété
est limité à certaines zones; leurs salaires sont limités;
interdiction leur est faite de vivre dans les mêmes villes que les
Blancs, sauf s'ils y travaillent; ils ne peuvent pas utiliser non plus
les mêmes infrastructures qu'eux.
L'apartheid,
dont les principes ne sont pas sans rappeler ceux du nazisme, est ainsi
la base d'une dictature raciste, dénoncée
officiellement par les régimes occidentaux, mais qui, apparaissant
à leurs yeux, comme un rempart contre la progression des régimes
alliés de l'URSS
dans le sud du continent Africain, a pu se maintenir avec leur assentiment
tacite tant qu'a duré la Guerre froide.
Critiquée
par les autres pays du Commonwealth dont elle fait partie depuis 1910,
l'Union Sud Africaine quitte cette organisation en 1961 et prend le nom
de République d'Afrique du Sud. Cette émancipation va être
l'occasion de renforcer encore l'apartheid. Les militants pour l'abolition
de la ségrégation, les leaders africains sont assignés
à résidence ou emprisonnés, comme se sera la cas pour
Nelson Mandela.
La
situation change au début des années 1990, en même
temps que la guerre froide se termine. Les premières élections
multiraciales se sont tenues 1994. Le régime de l'apartheid a été
aboli, ce qui a permi au parti de Nelson Mandela, l'ANC (African National
Congress), représentant la majorité noire, d'accéder
au pouvoir, en même temps qu'à la légalité.
Mandela sera le premier président de l'Afrique du Sud démocratique.
Depuis
cette époque, la vie politique dans le pays a été
surtout jalonnée par des luttes internes dans ce parti. En septembre
2008, le Président Thabo Mbekia démissionne. Kgalema Motlathe,
secrétaire général de l'ANC, a assuré les fonctions
de président par intérim, jusqu'aux élections mai
2009, qui ont porté à la présidence Jacob Zuma.
Malgré
cette évolution politique spectaculaire, les disparités économiques
persistent entre "Blancs" (Blankes) et "Non-Blancs" (Nie-Blankes,
dans lesquels on incluait les métis et les populations d'origine
indienne) (pour reprendre les termes discriminatoires de l'ancien régime).
Le relief du Sol.
L'Afrique du Sud représente la
partie méridionale des hauts plateaux
qui occupent toute l'Afrique australe, au Sud le bassin du Congo
et que bordent à l'Ouest et à l'Est deux chaînes
montagneuses, parfois limitées sur leur versant maritime par
des plaines très étroites.
Le
contexte orographique de l'Afrique australe.
De l'embouchure de la Kuanza (Angola),
qui marque à peu près la limite avec le bassin du Congo,
au Cap, et du Cap à l'embouchure du Zambèze,
s'étend une ceinture de hauteurs très accentuées et
parallèles à la côte qui, vues de la mer
vers laquelle elles descendent le plus souvent en abrupt, tout l'effet
d'une cordillère, mais qui ne sont en fait que le rebord du plateau,
bien moins apparent à l'intérieur, accentué par endroits
par la persistance de roches plus dures restées
en saillie.
La région des plateaux est une partie
du socle ancien du continent africain. Anciennement plissée, elle
a subi plusieurs cycles d'érosion qui l'ont finalement ramenée
à l'état de pénéplaine. Sur les terrains précambriens,
qui forment le substratum du continent, se sont déposées
des formations plus récentes : terrains paléozoïques
au Sud; terrains jurassiques et crétacés
seulement sur la lisière orientale du socle (celui-ci n'ayant plus
été immergé depuis le début de l'époque
mésozoïque),
formations permiennes et triassiques
(conglomérats, grès du Karroo) au
Nord des terrains paléozoïques. D'autre part, des manifestations
volcaniques se sont produites, faisant apparaître au milieu des autres
formations des terrains éruptifs. Enfin, l'Afrique
australe a subi plusieurs périodes de glaciation.
Les
chaînes bordières de l'Afrique du Sud.
A l'Ouest, la chaîne du Langeberge
(avec le Welcome Kop, haut de 1708 m), d'abord orientée Nord-Sud,
projette dans l'Océan la montagne de la Table, masse quadrangulaire
de grès (1080 m) qui forme le cap de Bonne-Espérance, puis
se dirige vers l'Est, se dressant parallèlement à la côte
méridionale de l'Afrique.
Entre cette portion du Langeberge
le Zwarteberge (2325 m), chaîne qui possède la même
direction générale, se trouve la dépression dite du
petit Karroo (Karrou).
Les monts Nieuweveld, qui se dressent plus
en arrière, enferrant entre eux et le Warteberge les plateaux
du grand Karroo, qui atteignent plus de 2000 mètres (plus de 2500
dans leur prolongement oriental.
Entre le Langeberge et la mer on ne trouve
qu'une étroite plaine côtière
accidentée par la False Bay, le cap des Aiguilles, les baies Plettenberg,
Saint-Francis et d'Algoa (Port Elizabeth), ouvertes vers le Sud-Est.
Les monts Nieuweveld, prolongent
à l'Est par les Sneuwbergen, puis par les monts Stormbergen, auxquels
s'enracinent les chaînes formant la bordure orientale. C'est l'épaisse
et longue chaîne des Drakensberg, qui, jusqu'à l'Olifant,
affluent de l'Orange, la constitue. Celle-ci,
dont une partie est eglobée par le Lesotho,
et qui se dresse au-dessus de 2000 mètres et porte ses sommets jusqu'à
plus de 3000 mètres (château des Géants, 3350 m; mont
aux Sources, 3400 m; monts Cathkin, 3650 m), fait de la mer, l'effet d'un
rempart formidable. Vue de l'intérieur, son éminence est
bien moins prononcée. Les roches gréseuses et éruptives
qui forment cette haute chaîne sont extrêmement découpées
et de l'aspect le plus pittoresque : d'où le nom de monts Quathlamha
(monts Déchiquetés) qu'on lui donnait avant l'arrivée
des Européens.
Entre les Drakensberg et la mer s'étend
une plaine assez large, celle du Natal, vers laquelle la montagne
descend par deux terrasses, l'une d'environ 1000 mètres, l'autre
d'environ 500 mètres.
Les plateaux intérieurs.
Entre ces rebords montagneux s'étendent
plusieurs zones de hautes terres, s'inclinant vers des dépressions.
Le
Karroo.
Au Sud, entre les Langebergen, les Zvvarte
berge et les Nieuweveld, s'étendent, on l'a dit, les hautes terres
du petit et du grand Karroo; celui-ci correspond aux formations gréseuses
de l'époque permo-triassique.
C'est un vaste plateau de 800 mètres
d'altitude, à peu près aplani, mais parsemé de mamelons,
les kopjes, qui prennent parfois, dit un géographe anglais,
l'aspect
fantastique de monstres prêts à bondir.
Le
Veld.
Séparés du Karrou par les
Nieuweveld, et sur la pente Nord de ceux-ci, sur le flanc ouest des Drakensberg,
s'étendent les plateaux du Veld. Plus élevé que le
Karroo (1200 m à 1900 m), formé également de grès,
bosselé de kopjes, creusé de dépressions (vleis,pans)
où s'accumulent les eaux, le Veld a, lui aussi, un aspect des plus
monotones. La ligne de hauteurs du Gauteng le barre, séparant le
bassin du Vaal de celui du Limpopo. Incliné
vers l'Ouest et le Nord, le Veld s'abaisse, dans cette direction, vers
la vaste dépression du Kalahari (Botswana),
qui, quoique région la plus déprimée de l'Afrique
australe, atteint encore 600 à 900 mètres.
Le sous-sol du Veld est formé par
les couches de grès et de conglomérats de la formation dite
du Karroo. Son altitude est très élevée. Il atteint,
en effet, de 1200 à 1900 mètres et se présente sous
un aspect analogue à celui du Karroo (haute plaine ondulée
parsemée de kopjes). De vastes étendues d'ondulations
verdoyantes semées de massifs boisés, tel est l'aspect le
plus général du Veld.
-
Carte
de l'Afrique du Sud. Source : The
World Factbook.
Cliquez
sur l'image pour afficher une carte grand format.
Les ressources
minérales
La grande richesse de l'Afrique du Sud
est dans son sous-sol avec les mines d'or et de diamant,
que l'on trouve principalement dans le Free State (autour de Kimberley)
et dans les provinces du Nord-Est (anc. Transvaal).
On a découvert les premiers gisements
diamantifères (1870) au Griqualand, au Nord du Free State (anc.
Etat libre de l'Orange), sur un plateau à l'aspect monotone, dont
l'altitude atteint 1000 m et qui s'élève vers le désert
de Kalahari. C'est dans de petits cratères,
qui trouent les couches de conglomérats recouvrant dans cette région
le plateau, qu'au milieu de la "terre bleue" se sont formés les
diamants.
La ligne de hauteurs qui se trouve au Nord
du Vaal, le Gauteng, est le pays de l'or et la première région
aurifère du monde.
Ajoutons qu'il existe aussi de riches mines
de cuivre, à Springbock, dans le Namaqualand
(Western Cape), qui sont activement exploitées. On trouve par ailleurs
de la houille dans les Stormbergen et dans
le KwaZulu-Natal (région de Newxastle, notamment). Le platine est
également exploité.
Le climat, la
flore.
Le climat de l'Afrique du Sud est fait
d'éléments très nombreux. D'abord, la latitude
: l'Afrique australe s'étend du 22e
au 34e degré de latitude sur les
zones désertique et tempérée. Mais elle est à
une altitude élevée, et celle-ci contre-balance, même
dans le Nord, l'effet de la latitude. Les cuvettes intérieures étant
hors de l'atteinte des influences marines auront un climat steppique
tendant peu à peu vers le désert;
et, si la côte orientale, soumise à
l'influence des alizés et des moussons,
a des pluies abondantes Durban, 1 m), la côte occidentale, qui ne
connaît qu'un régime de vents secs
(l'alizé du Sud-Est s'étant desséché sur le
continent) et qui est soumise à l'influence du courant
froid de Benguéla, n'a presque pas de pluies.
De toutes les influences combinées
résulte la division de l'Afrique du Sud en quatre zones climatiques
principales :
La
côte orientale : climat tropical, chaud et humide.
Dans KwaZulu-Natal,
le climat est tropical. La température est assez élevée
(Durban + 17°C et + 23 °C) : la pluie, abondante (1 m), est aménée
par les alizés et les moussons
et tombe pendant l'été ; les conditions
changent un peu, d'ailleurs, à mesure que l'on s'élève
sur les terrasses, et les zones climatiques : chaude, tempérée,
fraîche, y correspondent aux zones d'altitude.
La végétation
est nettement tropicale, végétation luxuriante où
le cocotier, le bananier, l'arbre à thé (sur les collines)
dominent des plantations tropicales. Sa fertilité a fait appeler
cette région « le jardin de l'Afrique du Sud ». De fait,
c'est une région dont les aptitudes agricoles sont des plus variées;
dans la plaine, viennent les céréales (particulièrement
le riz), les arbres fruitiers
méditerranéens (oranger, citronnier)
et tropicaux; bananier, ananas; la canne à sucre, le café;
sur les collines, le thé.
Le
Sud : climat tempéré méditerranéen.
Sur la côte
méridionale (au sud du Zwarteberge), le climat est méditerranéen;
et c'est là l'originalité toute particulière de cette
région. Des températures très douces (Le Cap
+12 °C et + 20 °C), des pluies assez faibles
et tombant en hiver (630 mm), telles sont les caractéristiques
de ce climat, l'un des plus agréables de l'Afrique,
favorable à une végétation également méditerranéenne
: forêt clairsemée d'arbres
à feuilles toujours vertes, fougères,
plantes grasses, arbres, vignes. Cela fait que
la région la plus méridionale de l'Afrique du Sud a
des ressources agricoles très nombreuses. Une population rurale
assez dense est établie dans cette région. Les céréales
(blé, maïs, mil),
les arbres fruitiers qui donnent une très grande abondance des fruits
magnifiques, le tabac, y prospèrent. L'élevage est également
pratiqué, et à celui des bêtes à cornes et du
mouton s'ajoute de l'autruche.
La
zone des plateaux intérieurs : pluies faibles, température
assez fraîche et air sec.
La végétation
du Karroo est clairsemée, la brousse croît par touffes sur
le sol léger couvert de pierrailles. La forme principale de
cette végétation est le bush, buissons d'arbustes
épineux. Aux points d'eau, qui sont de véritables oasis,
la végétation arborescente paraît. Cette région
est naturellement assez peu fertile; mais un grand travail de mise en valeur
y a été accompli. On pratique au Karroo le dryfarming,
la culture de région sèche, qui consiste à travailler
la terre de façon à emmagasiner les pluies
de deux années pour les faire servir à une seule récolte.
Mais le Karroo reste surtout favorable à l'élevage.
Dans le Veld, on peut distinguer plusieurs
zones : le Veld coupé, au Nord, d'aspect presque tropical, où
la végétation arborescente est assez riche; au centre, le
Veld buissonneux, le bush, steppe couverte de
pâturages semés de mimosas, d'acacias et d'euphorbes; au Sud,
le haut Veld, région sèche d'où la végétation
arborescente a disparu.
Grâce à l'altitude, le climat
du bassin de l'Orange (Provinces du Nord-Est de
l'Afrique du Sud)) est des plus agréables : surtout dans le bush
et le haut Veld; la température est assez variable (Bloemfontein
+ 7°C et +22°C), les pluies modérées 500 à
600 mm. Vers le Nord, le climat est plus tropical, l'été
est plus chaud et plus humide (Pretoria +15°C et + 23°C) . Le Veld
est avant tout une grande région d'élevage. Partout, dans
le Free State comme dans les provinces du Nord-Est, on trouve des pâturages
où paissent d'immenses troupeaux.
Les
zones désertiques des plateaux du Sud-Ouest.
Enfin, l'Afrique du Sud possède
des déserts qui sont dans le prolongement
méridional de la Namibie et de son désert
du Namib (régions du Bushmanland et surtout du Namaqualand).Ce
sont des régions forcément peu peuplées, où
l'agriculture est difficile à cause de la sécheresse excessive,
et où ont été relégués les Bushmen.
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Raphaël
Porteilla, L'Afrique
du Sud : Le long chemin vers la démocratie, Infolio,
2010.
2884749365
Ce
petit livre invite à mieux connaître l’actualité politique
de l’Afrique du Sud. Après une longue histoire heurtée et
dramatique, colonisation puis apartheid, ce pays s’est ouvert depuis 1994
à la démocratie. A travers l’analyse de la vie politique
mais aussi d’une évolution socio-économique contrastée
sur laquelle le poids historique pèse encore, l’ouvrage fait comprendre
comment le long chemin vers la démocratie à vu se succéder
le temps de la transition, le temps de l’espoir, le temps des incertitudes,
enfin celui des ruptures, qui ouvre peut-être une nouvelle ère
de démocratie et de justice sociales.
(couv.)
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 J.-M.
Coetzee, Paysage
sud-africain, Verdoer, 2008.
9782864325178
Voici
un voyageur anglais - William Burchell - qui, à l'orée du
XIXe siècle, parcourt les immensités brûlantes de la
colonie du Cap, à l'extrémité de l'Afrique.
C'est un peintre amateur; il cherche un paysage pittoresque qu'il puisse
décrire et dépeindre à ses lecteurs. Sait-il que ce
qu'il cherche est en réalité un panorama composé pour
un oeil éduqué par les maîtres du paysage classique
tels que le Lorrain ou Gainsborough?
Sait-il que l'idée du sublime, qu'il a emportée avec lui
en quête d'autres beautés, est peut-être impropre à
restituer les sentiments qui naissent de la lumière, de l'aridité,
des solitudes de l'autre hémisphère? Coetzee pose la question
: À quel risque s'expose l'imagination de celui qui accepte non
seulement de quitter ses paysages familiers, mais de s'en défaire?
(couv.). |
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